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Les terres chaudes de Colette Vlérick

Couverture Les Terres chaudes

Je connais déjà cette auteur et j’apprécie ses écrits. Quand j’ai pu la rencontrer au festival du livre à Carhaix-Plouguer en 2012, j’ai été ravie. J’ai donc acheté ce livre sur ses conseils. J’ai été quelque peu perturbée par sa dédicace : « Pour découvrir les petits chemins de la presqu’île… ». En effet, pour moi, la Presqu’île, c’est celle de Crozon alors qu’ici il s’agit de celle de Plougastel-Daoulas. Voici la 4ème de couverture :

Les Le Gall, dont les ancêtres ont prospéré grâce à la culture du lin, continuent d’accroître leurs biens en exploitant des fraiseraies. Lorsqu’en 1903 un départ d’émigrants est organisé pour le Canada, Blanche, la fille aînée, décide de tout quitter. Elle veut reconstruire sa vie, loin des siens et du secret qui la lie à sa sœur : la vérité sur la mort de leur frère. Pour la jeune femme, infirme, l’exil sera rude dans les vastes plaines canadiennes. Eugénie, la cadette, épouse un voisin du village. Au nom des Le Gall, elle perpétue et développe la culture des fraises. Année après année, la vie réservera aux deux sœurs joies et coups durs. Longtemps elles se demanderont ce qui les réunira. La réussite ? Le chagrin ? Ou ce secret qui pèse sur elles depuis toujours ?

On suit très facilement l’histoire de cette famille. On s’attache à ces deux sœurs, plus particulièrement à Blanche. Je trouve que le terme d’infirme pour la décrire est un peu fort mais il est vrai que dans une famille de « paysans » la moindre blessure mal guérie a une conséquence.

Je comprend son envie de partir, de commencer une nouvelle vie et j’ai aimé voir comment elle s’adaptait même si elle garde la Bretagne et notamment Plougastel dans le cœur.

J’aime toujours autant le style de l’auteur. On visualise très bien tout ce qu’elle décrit :les costumes, les paysages, etc, … On voit qu’elle a fait beaucoup de recherches historiques mais aussi sur les techniques de culture des fraises.

La seule chose que me gênait, c’était la fin. Il me manquait quelque chose, je voulais connaître la suite ! Et en fouillant la bibliothèque de ma mère, j’ai découvert qu’il existait un tome 2 donc je connaîtrais bientôt la suite !! ^_^

♥♥♥♥

Le blé noir de Colette Vlérick

Je cherchais un V pour mon défi ABC…. Je suis tombée sur ce livre… Il y en avait plusieurs de cet auteur (d’ailleurs j’en ai acheté 2), ce sont des romans « régionaux ». J’ai pris celui là par hasard, voici la 4ème de couverture :

C’est au début de l’autre siècle, au creux d’une petite vallée de Bretagne, dans la pénombre d’un vieux moulin. Jean Salaün, le meunier, apprend à sa petite-fille le métier de ses ancêtres. Emerveillée, elle entend l’écoulement du grain, le chant des meules, des roues et des trémies, elle découvre les mystères de cette délicate mécanique qu’un peu d’eau suffit à mettre en mouvement.

Passent les guerres, les amours, les bouleversements techniques et sociaux. Sur le Kanol comme sur les autres rivières, les moulins se taisent peu à peu, mais la cascade de Marie continue la même chanson. Trois siècles que cela dure et à Vieux Moulin nul n’a perdu de vue l’essentiel : surveiller la farine de blé blanc ou noir, à la finesse et au parfum incomparables…

« (…) un portrait passionné de Finistère d’hier et d’aujourd’hui. » La Maison de la Presse

Je ne connaissais pas l’auteur, peut-être que vous non plus :

Colette Vlérick a déjà publié quatre romans : La fille du goémonier, récompensé par le prix Bretagne 1998, Le brodeur de Pont-L’Abbé, où elle fait revivre avec talent le grande tradition bretonne des brodeurs et La marée du soir, qui évoque la pêche à la sardine à Quiberon et à Belle-Ile dans les années trente. Dans son quatrième ouvrage, Le blé noir, elle retrace le quotidien de trois femmes qui vivent l’évolution de la meunerie dans le nord du Finistère. Qu’elle s’attache à faire revivre des métiers oubliés ou disparus, à décrire des coutumes et une époque aujourd’hui révolues, Colette Vlérick s’appuie toujours sur une documentation rigoureuse pour écrire avec succès des romans qui témoignent de son goût pour le détail. Traductrice de profession, Colette Vlérick découvre le Finistère dans les années 1970 et décide de s’y établir en 1996. Elle vit actuellement à Plouguerneau, au pays des abers.

J’ai beaucoup aimé le style et l’histoire, peut-être parce que je connais un peu le coin… J’aime cette histoire sur les moulins, sur des anciens métiers, cette saga familiale, cette capacité d’adaptation, cette solidarité…

Voici un extrait :

« – Tu n’entends donc rien ? répéta-t-il.

Elle rougit.

Le rouet à taquets du fer de meule faisait entendre un tac-tac trop rapide ; le moulin tournait trop vite, il fallait le ralentir.

Marie ne dit rien et remonta à toute vitesse à l’étage pour ajouter du grain dans la trémie par l’ouverture pratiquée dans le plancher puis redescendit quatre à quatre régler la tension de la cordelette de l’auget C’était pourtant simple, pensa-t-elle. La meule devait tourner à environ cent tours à la minute, cent vingt tours au maximum. Pour la freiner, il fallait l’alimenter en grain. Elle avait versé un sac de cinquante kilos dans la trémie, il lui restait à régler la quantité de grain qui descendait de la trémie entre les meules par le manchon de l’oeillard, l’ouverture centrale des meules. Elle détendit légèrement la cordelette de l’auget, qui s’abaissa, et le débit du grain en fut augmenté.

– Encore un peu, dit Jean Salaün.

Elle obéit et la roue à taquets, qui heurtait l’auget en tournant, reprit son rythme normal.

– N’oublie pas que tu dois travailler à l’oreille pour ne pas avoir d’ennuis, conclut-il. »

Seul bémol la trop grande profusion de détails parfois… Cela a du demandé énormément de recherches pour l’auteur mais cela noie un peu le lecteur, surtout quand on ne connait pas du tout le domaine expliqué… Mais je vous le conseille tout de même !

♥♥♥♥

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