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L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón

C’est une drôle d’histoire entre ce livre et moi… Je l’ai vu plusieurs fois en magasin mais je n’arrivais pas à me décider à lire la 4ème de couverture et pourtant presque à chaque fois, je m’arrêtais devant ce livre… Puis j’ai vu que BlackWolf l’avait chroniqué et là, encore j’ai eu beaucoup de mal à me décider à lire son article ! Au bout d’un moment, je le finis quand même et je décide d’acheter ce livre !

Mais il est resté dans ma PAL un moment !! Heureusement qu’une LC, organisée par Felina m’a enfin motivée à le lire. Je l’ai lu assez facilement mais une fois, devant l’ordi pour le chroniquer, je fais encore un blocage. A croire qu’il y a un mélange d’attraction et de répulsion entre ce roman et moi !

Bon et si je rentrais dans le vif du sujet ?

Allez comme toujours, voici la 4ème de couverture :

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, par un matin brumeux 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du vent.

Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie.

Un petit mot sur l’auteur peut-être ? Je ne le connaissais pas du tout et donc le découvre avec ce livre (mais un 2ème roman m’attend dans ma PAL) :

Carlos Ruiz Zafón est un auteur espagnol. Sa carrière commence en 1993 avec Le Prince du Brouillard (prix de la jeunesse d’Edebé en 2000), suivi du Palais de Minuit, Les Lumières de Septembre (réunis dans le volume La Trilogie du Brouillard, à paraître en France fin 2011 et début 2012), et Marina. En 2001, il publie son premier roman pour adultes, L’ombre du vent, qui devient rapidement un phénomène littéraire international. Avec Le jeu de l’ange, il revient à l’univers du Cimetière des Livres Oubliés. Les livres de Carlos Ruiz Zafón ont été traduits dans plus de quarante langues et ont reçus de nombreux prix. Depuis 1993, il habite à Los Angeles où il écrit des scénarios de films.

Un extrait assez court pour vous faire une idée du style :

Cette année-là, l’automne couvrit Barcelone d’un manteau de feuilles mortes qui voltigeaient dans les rues telle une peau de serpent. Le souvenir de cette lointaine nuit d’anniversaire m’avait congelé les sens, ou peut-être la vie avait-elle décidé d’accorder une année sabbatique à mes peines de cœur pour me permettre de mûrir. Je fus moi-même surpris de ne presque plus penser à Clara Barceló, ni à Julián Carax, ni même à ce fantôme sans visage échappé des pages d’un livre. Le mois de novembre s’était passé sous le signe de l’abstinence : pas une seule fois je ne m’étais approché de la Plaza Real pour mendier une brève vision de Clara à sa fenêtre. Je dois avouer que je n’y avais guère eu de mérite. La librairie était sortie de sa léthargie, et mon père et moi n’arrivions plus à suffire à la tâche.

Comme bien souvent, je n’ai pas choisi cet extrait par hasard, je trouve que l’auteur a parfois une plume très poétique et j’aime assez car c’est un des rares moments calmes dans la vie de Daniel…

Il y a beaucoup à dire sur cette histoire mais comment ne pas trop vous en dévoiler ? Comment vous parler des personnages pour la plupart complexes et attachants tout en vous laissant la surprise et le plaisir de les découvrir ?

Pour commencer, j’avoue que je suis un peu déçue car même si le Cimetière des Livres Oubliés est un élément important voire même indispensable, il n’est pas très présent alors que je pensais qu’il serait plus au cœur de l’histoire… Il est plutôt l’élément déclencheur et le fil conducteur.

Niveau personnage, je ne vais pas tous vous les présenter. Ca va du flic cinglé et détestable (Fumero que j’ai détesté) à l’anarchiste amoureux et philosophe (Fermin, qui est génial) en passant par l’aveugle briseuse de cœurs (je n’ai pas réussi à l’apprécier), par le père inquiet et présent (que je trouve touchant), par les fantômes du passé, etc… Il y a bien sûr le personnage principal Daniel Sempere mais est-ce vraiment lui le personnage principal ou Julián Carax ? En fait, Daniel trouve un livre de Carax qui le passionne ! Par ce livre, il rencontrera Barcelo et sa nièce Clara (qui sera son 1er amour et comme vous l’aurez deviné avec l’extrait, son 1er chagrin d’amour) et de plus en plus intrigué par Carax, il va essayer de reconstituer son histoire. On le suit dans ses aventures, ses joies, ses peines, malheureusement, on comprend parfois les choses avant lui…

Et c’est là pour moi, le petit bémol de ce roman, on devine certaines choses avant qu’elles nous soient révélées et la fin est peut-être un peu facile. Mais c’est un roman très agréable à lire et qui nous entraîne.

Voici mes compagnons de lecture :

Niënor, Auudrey, Aurélie, Felina, Pomm, Soundandfury, Aaliz, Mélisende, O pâle étoile, Angelebb, Fafa31, Lexounet, Achille49, Zora, Livre4ever, Latite06, Favole, Delcyfaro, Jostein, Plumeline, Kincaid40, Lau1307, Tachas, Praline, Littlefrog, Gabyelle, Aidoku.

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