Articles tagués ‘Tête’

La tête de l’emploi de David Foenkinos

Couverture La tête de l'emploi

J’ai eu la surprise d’être contactée sur mon blog pour recevoir ce roman en partenariat. Ayant déjà plusieurs livres de cet auteur, j’ai tout de suite été partante. Voici sa 4ème de couverture :
A 50 ans, Bernard se voyait bien parti pour mener la même vie tranquille jusqu’à la fin de ses jours. Mais parfois l’existence réserve des surprises… De catastrophe en loi des séries, l’effet domino peut balayer en un clin d’œil le château de cartes de nos certitudes. Et le moins que l’on puisse dire est que cet homme ordinaire, sympathique au demeurant, n’était pas armé pour affronter ce qui l’attendait.
Buster Keaton post-moderne, il va devoir traverser ce roman drôle et mélancolique pour tenter de retrouver sa place dans un monde en crise.
Cette 4ème de couverture n’est pas percutante mais l’histoire d’un homme ordinaire peut être intéressante, une histoire comme on peut en croiser tous les jours peut nous saisir si elle est bien racontée et si l’auteur sait nous embarquer alors on y va… Un extrait pour avoir un aperçu du style :
Un jour, mes parents ont eu l’étrange idée de faire un enfant : moi.
Je ne suis pas certain de saisir leurs motivations. Il est d’ailleurs possible qu’ils ne les connaissent pas eux-mêmes. Peut-être ont-ils fait un enfant un peu pour faire comme tout le monde. Je ressens encore en moi les vibrations de mes premières années, où j’étais assis au milieu du salon comme une improbable boule humaine. Mes parents me touchaient du bout des doigts, et m’embrassaient du bout des lèvres. Il y avait comme une distance de sécurité entre nous, on aurait dit qu’ils avaient peur de m’aimer. Peur d’attraper une sorte de maladie dont on ne pourrait pas se défaire. Qui sait ? Ils pourraient être contaminés par la douceur, et propulsés dans l’envie de faire un autre enfant.
J’en rajoute sûrement un peu. C’est toujours le cas, non ? Je n’ai jamais rencontré quiconque qui soit capable de parler de ses parents de manière posée, honnête et juste. Ce que j’analyse comme de la distance est sûrement leur façon de m’aimer. Car ils m’aiment. Je ne possède pas le dictionnaire qui me permettrait de comprendre leur affection, mais je sens bien que cette affection existe. Ce n’est pas forcément concret. On se téléphone de temps à autre, on ne se dit pratiquement rien. On survole les sujets de manière indolore, et c’est justement dans ces conversations vide que je puise une forme de tendresse. On n’a pas toujours besoin de mots. Nous nous aimons comme les mollusques doivent s’aimer. Et je crois que cela me convient plutôt bien. J’ai probablement renoncé à l’ambition d’être aimé par mes parents comme je le souhaiterais. De toute façon, et quoi que nous fassions, nous ne serons jamais rassasiés en amour.
Je suis restée quelque peu déconcertée par le ton. Le personnage semble s’apitoyer sur son sort, il semble s’embourber dans sa propre histoire sans réussir à s’en sortir, sans donner l’impression de vraiment vouloir s’en sortir… Du coup, je n’ai pas réussi à m’attacher à ce Bernard, ce que je vais dire est dur mais pour moi, c’est un looser.
Je comprend qu’il ne sache pas comment réagir quand tout cela lui tombe dessus, il n’était pas préparé à ça (mais qui l’est dans le fond…) mais j’aurai aimé qu’il se batte plus ! A l’image de sa fille ! Elle, je l’ai appréciée, j’aurai aimé en savoir plus sur elle mais bon, ce roman est l’histoire de Bernard donc c’est lui le centre et les autres ne sont que des personnages qui gravitent autour de lui.Comme vous l’aurez sans doute compris, ce roman ne m’a pas conquise. Il est sympa mais sans plus, il est simple et rapide à lire, le style de l’auteur est agréable mais il manque un petit quelque chose… C’est difficile à définir, quelque chose de  pétillant et de touchant que j’avais ressenti dans mes précédentes lectures, notamment dans La Délicatesse
Du coup, quoi faire… Si vous avez envie d’une lecture facile sans prise de tête, allez-y, ce livre peut vous plaire. Mais si vous avez envie de découvrir l’auteur, je vous conseille de commencer par un autre.
♥♥♥♥♥
Publicités

La mort en tête de Sire Cédric

Couverture La mort en tête

Quand j’ai su que Sire Cédric sortait un nouveau livre, j’étais super contente et j’avais hâte de le lire. Mais quand Babelio m’a contactée pour une Masse Critique Spécial (donc un partenariat sur ce roman) alors là !!! ^_^ J’ai tenté ma chance et vous vous en doutez, j’ai été choisie. Voici la 4ème de couverture :

A Drancy, en Seine-Saint-Denis, dans une chambre d’enfant, une scène d’exorcisme tourne au drame… Mais tout a été consciencieusement filmé par un journalisme.

A Paris, au cours des jours qui suivent, la policière Eva Svärta se sent observée – impression désagréable ou mauvais pressentiment ? Elle sait que le danger rôde, même si les mois qui viennent de s’écouler ont été plus doux que d’habitude. Elle est amoureuse… et enceinte d’Alexandre Vauvert.

Très vite, entre Paris et Toulouse, le fameux duo d’enquêteurs est de nouveau sur la brèche.  Cette fois-ci, ils sont eux aussi les proies d’un tueur psychopathe…

Ca m’a fait vraiment plaisir de retrouver Eva et Vauvert mais je me demandais dans quelles aventures, Sire Cédric allait bien pouvoir les plonger cette fois. 

Autant vous le dire tout de suite, j’ai été déçue par cet opus. J’entends d’ici les cris d’indignation à la lecture de ces propos… Mais je n’y peux rien ! A chaque nouveau roman de l’auteur, je trouvais une originalité et généralement chaque nouveau roman était meilleur que le précédent. vous vous doutez donc de mes attentes avec cette lecture !!

Le rythme est palpitant et on se retrouve embarquer avec les héros que ce soit dans la poursuite du psychopathe ou dans leur fuite. Cependant si on s’arrête quelques minutes pour réfléchir, on se dit qu’une chose : pas très vraisemblable tout cela !

Autre déception ou en tous les cas surprise, les personnages.  On commence à bien connaître Eva et Vauvert. On s’est attaché à eux, à leurs fêlures, à leur tempérament et à leur fichu caractère. Comment vont-ils réagir à ces nouvelles situations ? Dont la plus troublante à mon avis est la grossesse d’Eva. Si la réaction de vauvert correspond à ce à quoi je m’attendais vu ce que l’on sait de lui, celle d’Eva… Vous en dire plus serait vous gâcher l’histoire donc chut…

En résumé, un roman haletant et palpitant mais si on prend un peu de recul, pas très cohérent… J’allais dire « pas très réaliste » mais sur ce point, c’est d’une certaine façon normal vu que l’auteur mêle souvent du fantastique à la réalité. Je continuerai tout de même à suivre les futures sorties de Sire Cédric !

Merci à Babelio et aux éditions Le pré aux clercs pour ce partenariat.

♥♥♥♥♥

 

 

Nuage de Tags