Articles tagués ‘Simmons’

Terreur de Dan Simmons

Voici un livre que j’ai découvert sur le blog de BlackWolf et j’avoue qu’il me tentait alors quand je l’ai vu à la bibliothèque, je l’ai emprunté. La 4ème de couverture :

1845, Vétéran de l’exploration polaire, Sir John Franklin se déclare certain de percer le mystère du passage du Nord-Ouest. Mais l’équipée, mal préparée, tourne court ; le Grand Nord referme ses glaces sur Erebus et Terror, les deux navires de la Marine royale anglaise commandés par Sir John. Tenaillés par le froid et la faim, les cent vingt-neuf hommes de l’expédition se retrouvent pris au piège des ténèbres arctiques.

L’équipage est, en outre, en butte aux assauts d’une sorte d’ours polaire à l’aspect prodigieux, qui transforme la vie à bord en cauchemar éveillé. Quel lien unit cette « chose des glaces » à Lady Silence, jeune Inuit à la langue coupée et passagère clandestine du Terror ? Serait-il possible que l’étrange créature ait une influence sur les épouvantables conditions climatiques rencontrées par l’expédition? Le capitaine Crozier, promu commandant en chef dans des circonstances tragiques, parviendra-t-il à réprimer la mutinerie qui couve?

Il paraît qu’il était temps que je découvre cet auteur, voici une présentation en quelques mots au cas où vous non plus vous le connaitriez pas :

Dan Simmons a commencé par écrire des nouvelles et celle qui le fera connaître, Le Styx coule à l’envers, paraît en 1982. Son premier roman, Le Chant de Kali, est publié en 1985.
Il a reçu le Prix Hugo en 1990 pour son roman Hypérion qui forme avec La chute d’Hypérion le récit Les Cantos d’Hypérion.
Son livre, The Terror1, paru en 2007 aux États-Unis (publié sous le nom Terreur en 2008 en France) est un roman d’horreur retraçant l’expédition de Sir John Franklin avec deux bâtiments conçus pour l’exploration polaire, le HMS Erebus et le HMS Terror, disparus corps et biens dans le Grand Nord en 1845.
Les titres de ses livres Endymion et Hypérion sont inspirés du poète John Keats qu’il admire.

Et un petit extrait pour situer le style :

Crozier apprécie cette randonnée, en dépit du froid sournois qui lui donne l’impression que son visage, ses doigts, ses jambes et ses pieds sont en feu. Cela vaut mieux que s’ils étaient engourdis, et il le sait. Il apprécie cette randonnée en dépit du fait qu’il se sait traqué, bien que le sourd geignement et les soudains hurlements de la glace, sous ses pieds et tout autour de lui, ainsi que le gémissement continu du vent, l’empêchent de percevoir tout autre bruit.

Au bout de vingt minutes de marche – mais il ne marche pas tant qu’il grimpe, rampe et glisse, car il trouve quantité de crêtes sur son chemin –, les nuages s’écartent pour laisser apparaître une lune gibbeuse qui illumine le paysage fantasmagorique. L’astre nocturne est si brillant qu’il est nimbé d’un halo de cristaux de glace, ou plutôt de deux halos concentriques, dont le second est si grand qu’il recouvre un bon tiers du ciel à l’est. Il n’y a pas d’étoiles. Crozier baisse sa lampe pour économiser l’huile et poursuit sa route, utilisant une perche pour s’assurer que toutes les zones d’ombre devant lui ne dissimulent ni fissure ni crevasse. Il longe à présent le flanc est de l’iceberg, derrière lequel la lune a disparu, et s’apprête à pénétrer dans une zone de quatre ou cinq cent mètres plongée dans l’ombre. Jopson et Little ont insisté pour qu’il emporte un fusil, mais il leur a dit qu’il ne voulait pas se charger. En fait, il ne pense pas qu’un fusil le protégerait de l’ennemi qui les guette.

J’avoue que ce roman a tout pour me plaire ! Je suis fascinée par les régions polaires et les expéditions polaires ! Et petite anecdote : le sujet d’un de mes 1ers exposés était l’Erebus le volcan antarctique ! ^_^ J’aime aussi tout ce qui est fantastique donc la présence de cette mystérieuse créature et son lien avec cette esquimaude Lady Silence m’intriguent fortement.

Et pourtant… C’est toute la partie « réaliste » qui m’a réellement conquise : les conditions de vie, le froid, le manque de nourriture, les conflits entre membres d’équipage, … La « Bête » m’a presque paru de trop, la glace était un ennemi suffisamment puissant pour moi. Les Esquimaux m’intéressent mais leur mythologie m’est trop obscure et je me suis sentie perdue dans cette partie.

Ce roman est parti d’une histoire vraie et aujourd’hui encore on cherche toutes les causes de l’échec de l’expédition Franklin et de la disparition de tout l’équipage… Je n’ai pas pu m’empêcher de me mettre à la place des marins (faire un hivernage dans les Terres Australes et Antarctiques françaises fait partie de mes rêves…) et j’ai donc été emportée par l’histoire.

Donc bien sûr que je vous conseille ce roman mais préparez-vous à une lecture dense avec parfois des répétitions (récapitulatif des membres d’équipage blessés, tués) à lire sous la couette bien au chaud ! 😉

♥♥♥♥

Publicités

Nuage de Tags