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Z Le roman de Zelda de Thérèse Anne Fowler

Couverture Z Le roman de Zelda

J’ai tout de suite été attirée par ce livre. Pourtant, je ne connais pas Fitzgerald mais il paraît que derrière chaque grand homme, il y a une femme et je voulais connaître celle-ci. Voici la 4ème de couverture :

Elle a 17 ans, c’est une belle du Sud, petite dernière d’une famille bourgeoise de Montgomery, exubérante et fantasque. Quand elle le rencontre lors d’un bal, il a 21 ans, porte l’uniforme et veut vivre de sa plume. Bravant les conventions, elle part l’épouser à New York, quelques jours après la sortie de son premier roman, L’Envers du paradis. Le livre est un immense succès, et les deux amoureux deviennent instantanément célèbres, propulsés dans un tourbillon de fêtes effrénées entre Long Island, Paris et la Riviera française. Elle, c’est Zelda ; lui, c’est Scott : ils viennent d’entrer dans la légende.
Mais l’insouciance de la vie mondaine, les dépenses folles et les flots de champagne détruisent l’harmonie du couple. Tandis que Scott sombre dans l’alcoolisme, la délaisse et l’accuse de tous les maux, Zelda lutte corps et âme pour exister. Écriture, peinture, danse, elle cherchera éperdument son identité jusqu’à en perdre la raison, et disparaîtra de façon tragique dans l’incendie de son dernier asile. Toute sa vie, elle sera restée dans l’ombre de l’homme qu’elle a aimé à la folie. Ce roman lui rend enfin sa voix.

 Un extrait pour le style et découvrir le caractère de Zelda :

Correctement vêtue – enfin, plus ou moins –, je grimpai la rue en direction des nouveaux bureaux de la Croix-Rouge situés au milieu des boutiques au sud de Dexter Street. Bien que la pluie diminuât progressivement, il n’y avait pas encore grand monde sur les trottoirs – peu de témoins de mon apparence échevelée, ce qui aurait satisfait Mama. Elle s’inquiète pour des choses très étranges, pensai-je. Comme toutes les femmes. Il y avait tant de règles auxquelles nous, les filles, nous devions nous conformer, tant d’accents mis  sur les convenances. Dos droits. Mains gantées. Lèvres nues – et jamais effleurées –, jupes bien repassées. Humilité du discours. Yeux baissés. Pensées chastes. Beaucoup de sottises, à mon goût. Si les garçons m’appréciaient, c’était bien parce que je lançais des boulettes de papier, parce que je racontais des blagues salaces et parce que je les laissais m’embrasser s’ils sentaient bon et que j’en avais envie. Mes principes étaient fondés sur le bon sens, et non sur les arguments des moutons de Panurge. Désolée, Mama, tu es bien mieux que la plupart des autres.

Si je ne savais pas que ces personnes ont vraiment existé, j’aurai eu un doute. Bien sûr leur histoire est romancée car il est impossible de tout savoir mais c’est tout de même impressionnant. Je ne connaissais pas du tout leurs vies, ni l’époque où ils ont vécu. C’était donc pour moi une réelle découverte.

Je me suis attachée à Zelda même si c’est impossible de s’identifier à elle vu sa personnalité et j’ai fini par détester Scott. J’espérais pouvoir lui pardonner avant la dernière page mais ça n’a pas été le cas. Bien sûr, c’était un artiste, un écrivain qui avait du talent mais qui avait besoin d’être rassuré… Cependant son attitude envers Zelda n’est pas acceptable !

Mon impression est sûrement due au point de vue de l’auteur qui s’est mise du côté de Zelda et peut-être que si je lisais un autre roman sur leur vie commune mais vu du côté de Scott, je changerai d’avis mais j’ai un doute.

Scott a cru en beaucoup de monde, a essayé d’aider de jeunes écrivains mais il n’a jamais cru en sa femme, pensant que si elle pouvait écrire, c’était grâce à lui et pas car elle avait un talent propre. Il a étouffé sa créativité, il l’a rabaissé… Pour lui, Zelda devait seulement l’aimer et lui servir de faire-valoir.

Je comprends que Zelda n’ait pas tenu le choc et j’ai le cœur serré de savoir qu’elle a été mal soignée… Mais comment croire une folle quand son mari est connu et reconnu ?

Pour résumer, j’ai beaucoup aimé cette lecture et malgré les bons moments que Zelda et Scott ont vécu ensemble, je ne peux pas m’empêcher de prendre Zelda en pitié… Bizarrement, j’ai tout de même envie de lire les écrits de Scott (je ne connais que Gatsby le Magnifique), peut-être pour voir si le sacrifice de Zelda était justifié…

Merci à Babelio et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat.

♥♥♥♥

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Le roman des aventuriers de François Cérésa

Quand j’ai vu ce livre dans les partenariats, j’ai tout de suite été intéressée ! J’aimais son titre, j’aimais sa couverture et j’ai aussi été séduite par la 4ème de couverture que voici :

L’aventure est un mot aux mille facettes. Où commence-t-elle, où finit-elle? Un homme d’aventures est un aventurier, une femme d’aventures une femme galante. Mais on peut aller à l’aventure, tenter l’aventure, avoir le mal d’aventures, dire la bonne aventure, se retrouver d’aventure…

D’Ulysse à Errol Flynn, d’Athos à Pierre Loutrel, de Tintin à Joseph Kessel, sans oublier Mary Read, Anne Bonny et Karen Blixen, ce Roman des aventuriers dresse le portrait piquant de ces héros d’hier et d’aujourd’hui qui ont décliné le mot « aventure » à toutes les sauces, à toutes les époques, sur toutes les mers et tous les continents.

A part Pierre Loutrel, je connaissais tous les noms cités et en plus je me suis déjà renseignée sur Mary Read et Anne Bonny et j’avais hâte d’en savoir plus !!

Il n’y a pas grand-chose sur l’auteur à part que c’est « un journaliste et écrivain qui a signé une vingtaine d’ouvrages et reçu de nombreux prix littéraires »…

Mais dès les premières pages lues, c’est la déception… A force de vouloir jouer avec les mots et les expressions, de vouloir faire de l’humour à tout prix, le style devient lourd et du coup, je n’ai pas réussi à m’intéresser aux histoires ! Je n’ai rien retenu de ces aventuriers ou le peu que j’ai retenu, j’aurai préféré ne pas le savoir (savoir qu’une personne est en fait un escroc, homme à femmes et alcoolique, pas terrible comme information…).

Si tous les aventuriers ont dû intéresser l’auteur, on arrive à savoir lesquels il préfère en fonction de la longueur des chapitres. Au final, je n’ai rien appris de plus sur Mary Read et Anne Bonny que ce que je savais déjà… J’ai été déçue car dans le chapitre Cow-boys et indiens, au final on ne parle que des cow-boys… Et parfois les énumérations de personnages côtoyant ces aventuriers m’ont noyée vu que j’étais loin de connaître tous ces noms (exemple : « […] Basil Rathbone, David Niven, Stewart Granger, Ronald Colman et Errol Flynn, tous rois de la bouffarde. », p. 176)

La seule chose que m’a apporté ce livre, c’est l’envie de mieux connaître les écrits de Joseph Kessel !

Je ne peux pas vous dire que j’ai été gênée par le style sans ajouter un extrait pour illustrer mes propos :

Avec Ulysse, on le remarque assez vite, ça plisse ou ça glisse. Il n’a rien d’Hercule et de ses deltoïdes en titane, ni d’Achille et de son nom de clown aux pieds légers. Mon talon, justement, c’est Ulysse. L’Illiade et l’Odyssée est le premier vrai livre que j’ai lu. C’était en Normandie, au mois de juillet, alors que la Manche semblait trop grande pour Poséidon et notre maison trop petite pour Zeus. Cette maison se hérissait sous la pluie des Contes et légendes mythologiques, ce qui est logique, car elle avait été baptisée Le hérisson par mon spartiate de grand-père. Ni salle de bain, ni toilettes. Les Thermopyles se trouvaient rue Pasteur. C’est comme ça que j’ai attrapé le virus de la mythologie. J’avais des dispositions.

Je mets tout de même un cœur sur cinq à ce roman car l’idée de départ était vraiment excellente : rassembler des histoires et informations sur des aventuriers réels ou imaginaires ! Et peut-être que le style ne rebutera pas les autres lecteurs comme il m’a rebuté moi, j’ai envie de laisser une chance à ce livre mais on va dire qu’il n’était vraiment pas fait pour moi ! Mais je tiens tout de même à remercier Livraddict et les éditions du Rocher pour m’avoir permis de découvrir ce roman !

♥♥♥♥

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