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Nouvelles Orientales de Marguerite Yourcenar

A part Yourcenar pour la lettre Y de mon défi ABC, je ne voyais pas quel autre écrivain choisir… Cette fois, c’est mon frère qui m’a dépanné (il a peu de livres mais il a ceux qu’il faut ! hihihi)

Voici la 4ème de couverture :

Orientales, toutes les créatures de Marguerite Yourcenar le sont à leur manière, subtilement. L’Hadrien des Mémoires se veut le plus grec des empereurs, comme Zénon, dans la quête de son Œuvre au Noir, paraît souvent instruit d’autres sagesses que celles de l’Occident. L’auteur elle-même, cheminant à travers Le Labyrinthe du Monde, poursuit une grande méditation sur le devenir des hommes qui rejoint la pensée bouddhiste.

Avec ces Nouvelles, écrites au cours des dix années qui ont précédé la guerre, la tentation de l’Orient est clairement avouée dans le décor, dans le style, dans l’esprit des textes. De la Chine à la Grèce, des Balkans au Japon, ces contes accompagnent le voyageur comme autant de clés pour une seule musique, venue d’ailleurs. Les surprenants sortilèges du peintre Wang-Fô, « qui aimait l’image des choses et non les choses elles-mêmes », font écho à l’amertume du vieux Cornélius Berg, « touchant les objets qu’il ne peignait plus ». Marko Kralievitch, le Serbe sans peur qui sait tromper les Turcs et la mort aussi bien que les femmes, est frère du prince Genghi, sorti d’un roman japonais du XIe siècle, par l’égoïsme aveugle à la passion vraie, comme l’amour sublime de Vania l’Albanaise ou le deuil sacrilège de la veuve Aphrodissia répondent au sacrifice de la déesse Kâli, « nénuphar de la perfection », à qui ses malheurs apprendront enfin « l’inanité du désir… »

Légendes saisies en vol, fables ou apologues, ces Nouvelles Orientales forment un édifice à part dans l’œuvre de Marguerite Yourcenar, précieux comme une chapelle dans un vaste palais. Le réel s’y fait changeant, le rêve et le mythe y parlent un langage à chaque fois nouveau, et si le désir, la passion y brûlent souvent d’une ardeur brutale, presque inattendue, c’est peut-être qu’ils trouvent dans l’admirable économie de ces brefs récits le contraste idéal et nécessaire à leur soudain flamboiement.

Matthieu Galey

Je n’étais pas très enthousiaste mais bon ce sont des nouvelles et le livre n’est pas très épais ! Allez, je me lance ! Agréable surprise, la 1ère nouvelle : Comment Wang-Fô fut sauver m’embarque vraiment. J’ai un peu de mal avec les noms asiatiques mais l’histoire est très plaisante et je suis le peintre Wang-Fô et son assistant et discipline dans leurs pérégrinations avec plaisir !

J’espère que la suite s’avérera aussi entraînante !

La 2ème nouvelle : Le Sourire de Marko raconte l’histoire d’un « héros » qui résiste à tout même les pires tortures, mais que la danse d’une femme fait se trahir car il ne peut s’empêcher de lui sourire… La 3ème Le lait de la mort m’entraîne aussi même si sa morale n’est pas des plus « étique » (en gros le mensonge est récompensé). Mais elle montre que l’amour d’une mère pour son enfant peut faire des miracles !

J’ai trouvé la 4ème : Le dernier amour du prince Genghi plus triste pour ne pas dire pathétique : le véritable amour n’est jamais récompensé…

Première déception : la fin de la nouvelle L’homme qui a aimé les Néréides est ratée pour moi ! Le thème est pourtant pas mal : rencontrer, aimer et se faire aimer des Néréides rend fou !

Notre-Dame-des-Hirondelles montre le fanatisme de la religion : un moine qui veut éradiquer les anciennes croyances et exterminer les esprits « féeriques » (les Nymphes en particulier qu’il considère comme des démons tentateurs) et je ne m’attendais pas à cette fin…

La veuve Aphrodissia est tout aussi sympa malgré la fin tragique de l’histoire (à croire qu’il n’y a pas d’amour heureux !). Kâli décapitée est la seule nouvelle dont je connaissais la trame : la tête de la déesse Kâli si pure fut remise sur le corps d’une prostituée…

La 9ème et avant-dernière nouvelle : La fin de Marko Kraliévitch m’a moins plu… Peut-être parce que je ne l’ai pas vraiment comprise… La dernière : La tristesse de Cornélius Berg a été ma 2ème vraie déception, je n’ai pas du tout été touchée par l’histoire !

En tous les cas, un recueil de nouvelles qui nous fait voyager, surprenant et très agréable à lire !

♥♥♥♥♥

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