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Neverwhere de Neil Gaiman

Je continue ma découverte de Neil Gaiman par Neverwhere dont voici la 4ème de couverture :

Une rue de Londres, un soir comme un autre. La jeune fille gît devant lui sur le trottoir, face contre terre, l’épaule ensanglantée. Richard la prend dans ses bras, elle est d’une légèreté surprenante. Et quand elle le supplie de ne pas l’emmener à l’hôpital, il a le sentiment de ne plus être  maître de sa volonté. Dès le lendemain, elle disparaît et, pour Richard, tout dérape : sa fiancée le quitte, on ne le connaît plus au bureau, certains, même, ne le voient plus…

Le monde à l’envers, en quelque sorte. Car il semblerait que Londres ait un envers, la « ville d’En Bas », cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible aux yeux du commun des mortels. Un peuple organisé, hiérarchisé, et à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant. Plus rien ne le retenant « là-haut », Richard rejoint les profondeurs.

Fable fantastique ou roman de fantasy contemporain, Neverwhere est inclassable, surprenant, original. Plein d’idées, de rebondissements, de clins d’œil référentiels et de personnages iconoclastes.

Pour l’auteur, vous pouvez aller faire un tour sur mon article sur L’Etrange Vie de Nobody Owens.

Un petit extrait pour le style car je le trouve différent que dans Nobody Owens :

C’était le début de la soirée et, de bleu roi, le ciel sans nuages se transmutait en un violet profond, avec une traînée d’orange flamboyant et de vert acide au-dessus de Paddington, dix kilomètres à l’ouest, à l’endroit où, du point de vue d’Old Bailey en tout cas, le soleil venait de se coucher…

Les ciels, songea Old Bailey avec une certaine satisfaction. Jamais deux fois le même. Ni le jour ni la nuit non plus. Old Bailey était un expert en ciels, à sa façon, et ceux de ce soir étaient très bien. Le vieil homme avait dressé sa tente pour la nuit sur un toit en face  de la cathédrale Saint-Paul, au centre de la City de Londres. Il aimait bien Saint Paul et l’édifice n’avait guère changé au cours des trois derniers siècles. On l’avait bâti en pierre blanche de Portland qui, avant même que la construction soit achevée, s’était mise à noircir à cause de la suie et de la crasse dans l’atmosphère enfumé de Londres. Désormais, depuis le nettoyage de Londres dans les années 70, la cathédrale était redevenue à peu près blanche ; mais c’était toujours Saint-Paul.

J’aime beaucoup le style de l’auteur, il y a souvent beaucoup de poésie. Neil Gaiman a su inventé un « Londres d’en-bas » très complet et sombre et il a créé des personnages riches en couleurs même s’ils ne m’ont pas tous plu… J’ai beaucoup aimé Porte et Chasseur mais je n’ai que moyennement accroché au « héros », Richard, et je n’ai pas du tout aimé le Marquis de Carabas. Les méchants sont convaincants. Donc normalement, ce roman avait tout pour me plaire mais je n’ai pas accroché ! Je me suis battue pour le lire car j’en avais entendu beaucoup de bien et je l’ai fini mais avec difficulté. Parfois, je me disais « ça y est, je rentre dans l’histoire » puis au bout de quelques page, je décrochais sans savoir pourquoi…

J’ai envie de dire pas que ce n’était tout simplement pas le bon moment pour ce livre et moi et qui sait, sûrement qu’à un autre moment, il m’aurait plu !

Alors même si mon avis est plus que mitigé, je vous le conseille car l’univers crée par Gaiman est vraiment impressionnant et j’espère que ce livre vous emportera plus que moi !

♥♥♥♥♥

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