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Les Printemps de ce monde de Christian Signol

Printemps

Ceci était mon 4ème livre du Challenge Vivaldi… Mon article s’étant perdu dans les limbes du net, je l’ai recommencé mais il sera sûrement différent du 1er.
Pour commencer, je m’excuse auprès de Levraoueg de n’avoir pas tenu les délais pour mes articles… Eh oui, si j’ai lu les livres presque en temps et en heures, j’ai toujours publié mes articles en retard…
Vu la galère pour trouver mon livre hiver, cette fois j’ai puisé dans la bibliothèque de ma mère et mon choix c’est porté sur ce roman de Signol, en voici sa 4ème de couverture :

Eté 1939. Au Pradel, François et Aloïse Barthélémy, aidés de leur fils aîné, continuent à travailler la terre familiale. Depuis longtemps, les cadets se sont dispersés : Mathieu fait prospérer un domaine en Algérie avec femme et enfants. En Suisse, Lucie tremble pour son époux allemand et pour leur fils. Charles et sa fiancée Mathilde, tous deux instituteurs, ont été nommés à quelques centaines de kilomètres. Quant à Louise, la benjamine, elle rêve de devenir missionnaire en Afrique. Il est bien loin le temps heureux de leur enfance où ils accueillaient des « cherche-pains » pour leur faire partager le peu qu’ils avaient… Mais une même force continue de les porter chaque Noël vers cette terre du Pradel où on se ressource, dont on rêve lorsque la réalité est trop douloureuse et où l’on vient mourir.
La guerre arrive, qui va infléchir le cours de leur vie comme elle a infléchi celle de tous ces Français qui ont traversé le XXe siècle en aimant, en souffrant, et en suivant l’évolution de la société qui a glissé inexorablement des campagnes vers les villes, jetant bas le « vieux monde », celui qui, aujourd’hui, achève de s’enfoncer dans les marécages du temps.

Bon, moi, je connais l’auteur car ce n’est pas le 1er de ses romans que je lis et que ma mère en a énormément mais voici une rapide présentation fournie avec le roman :

L’œuvre de Christian Signol exprime une profonde réalité rurale. Il a connu d’emblée, avec Les Cailloux Bleus, paru en 1984, un succès qui n’a cessé de croître de roman en roman. Sa trilogie, La Rivière Espérance, a encore élargi son public et a fait l’objet d’une grande série télévisée en 1995. Christian Signol est également l’auteur de la sage languedocienne des Vignes de Sainte-Colombe (Prix des Maisons de la presse 1997 et Prix des lecteurs du Livre du Poche1998) : La Lumière des collines, La Promesse des sources, de Bonheurs d’enfance, des Chênes d’or et d’Une année de neige.

Comme toujours je vous mets un extrait pour vous donner un aperçu du style, souvent je le choisis au pif mais là, c’est un passage qui m’a marqué :

Heinz marchait devant Jan et Lucie sur l’étroite route à flanc de colline. Ils ne se donnaient ni le bras ni la main, et Lucie songeait que ce mètre qui les séparait devenait infranchissable, ce soir, et le demeurerait peut-être demain. Elle s’en voulait car elle avait besoin de Jan autant que son fils Heinz, mais elle avait tellement eu peur en Allemagne, le jour où Jan avait été arrêté, qu’elle ne pouvait pas se faire à l’idée de se rapprocher de ce pays maudit.
Ils marchèrent un long moment, silencieux, puis ils s’assirent sur un talus pour regarder tomber la nuit. La sonorité de l’eau portait loin dans les collines. Ils entendaient parler des pêcheurs qui rentraient vers les maisons basses. Lucie observait Jan qui venait de descendre au bas du talus pour jouer avec Heinz. Il avait toujours cet air juvénile que lui donnaient son visage mince, ses cheveux blonds, ses yeux clairs, et pourtant quelque chose avait changé en lui. Elle le savait obsédé par ce qui se passait dans son pays, et parfois c’était comme si elle n’existait plus.
Bientôt, elle ne distingua plus ses traits dans l’ombre qui descendait très vite, maintenant, et il lui sembla qu’une partie de sa vie s’éteignait elle aussi. Elle en eut si cruellement conscience qu’elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle effaça d’un geste brusque celle qui descendait sur sa joue droite, tandis que son fils et son mari remontaient vers elle en riant.

J’ai aimé ce roman, la 2ème guerre mondiale est une période que j’aime découvrir… Cette saga familiale est vraiment intéressante mais je pense que lire le roman précédent (Les Noëls Blancs) est un plus. Il y a une quantité de personnages et lire le 1er roman aide sûrement à s’en faire une image, à mieux comprendre les liens entre chacun… De plus, la plupart des romans français montre le côté français de la guerre mais celui-ci donne aussi un petit aperçu (bon d’accord tout petit) du côté allemand avec Heinz. Par contre, je suis un peu déçue qu’un seul roman recouvre une période aussi longue, j’aurai parfois aimé qu’il insisté plus sur certains passages !
Mais je vous le conseille tout de même !

♥♥♥♥

vivaldi

Seule au monde de Robert Rosenblum

Voici, un livre que ma grand-mère a prêté à ma mère et avant de les rendre, je me suis dit « Pourquoi ne pas le lire ? » (comme si je n’avais pas assez de lecture en retard que je m’en ajoute encore ! hihihi)

Pour commencer, 4ème de couverture :

La vie a toujours souri à Kate Weyland…

De son mariage avec Jim, qu’elle aime follement, sont nés les adorables jumeaux Tom et Chloé. Tous quatre habitent une belle maison à Belhaven, coquette bourgade dans la grande banlieue de New-York. Le temps s’y écoule lentement, émaillé de mille petits tracas et d’autant de joies quotidiennes.

C’est par une belle journée d’automne que Kate se prépare à se rendre au lycée d’Ashedeane, où elle espère se voir proposer le poste de proviseur adjoint. Une véritable aubaine pour sa carrière. Décidément, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

De peur d’arriver en retard, cependant, elle demande à son mari d’accompagner lui-même leurs enfants à l’école.

Un léger accroc à la routine. Un accroc qui va bouleverser sa vie.

Car le Destin frappe parfois aveuglément…

Robert Rosemblum est l’auteur de plusieurs romans publiés sous divers pseudonymes, dont certains ont été adaptés pour le grand écran. Seule au monde est né de son profond intérêt pour le spiritisme.

Bon, je l’avoue, j’étais moyennement emballée mais bon, je n’ai rien à perdre alors je me lance… Puis on se laisse prendre dans l’histoire… Comment survivre à une telle tragédie ? Comment y réagir ? Là, l’héroïne veut se raccrocher au spiritisme, à l’espoir de pouvoir parler à ses proches, à l’espoir que là où ils sont ils vont bien…

On ne peut s’empêcher de la suivre dans ses questions, dans ses espoirs, dans ses déceptions !

Je me suis aussi laissée porter par le style de l’auteur, ses descriptions, il m’a donné envie de découvrir cette île de Nantucket, envie de voir si la cabane de Gabriel y est vraiment, envie de voir si ses personnages y vivent, etc, …

Extrait :

L’homme la dévisagea un instant avant de dire « Oui ? » d’un ton tranquille, presque familier, comme si elle était une vieille amie venue lui rendre visite. Il n’était pas particulièrement grand mais une aura de force l’enveloppait. Peut-être était-ce simplement sa façon de se tenir, une attitude qui exprimait non seulement une absence de peur mais une imperméabilité totale à ce sentiment. Cette force était également évidente dans les doigts puissants qui s’étaient refermés sur le chambranle. Ses cheveux, une tignasse sauvage qui retombait sur ses épaules, étaient d’un blond tirant sur le roux, nuancés par endroits de fils d’argent. Ses yeux avaient ce gris-vert de l’océan avant une tempête. Leur forme légèrement effilée ainsi que ses pommettes hautes lui donnaient un air félin et suggéraient une origine orientale. En revanche, ses lèvres étaient pleines, sa mâchoire carrée, son nez fort et un peu aquilin. Il paraissait avoir la cinquantaine, mais les rides qui creusaient sa peau pouvaient être dues aussi bien à la vie au grand air qu’à l’âge.

Ses vêtements étaient eux aussi inhabituels. Il portait un pantalon de daim beige rapiécé en plusieurs endroits, ainsi qu’une chemise de jean qui avait blanchi à force d’être lavée. Par-dessus, il avait passé une veste tissée de manière rustique qui semblait avoir été découpée dans un kilim. Les premiers boutons de sa chemise, ouverts, révélaient un torse tanné. Une paire de lunettes de lecture accrochée à son cou par un morceau de corde lui donnait une touche intellectuelle assez singulière.

– Vous êtes Gabriel ? demanda-t-elle enfin.

En silence, il acquiesça.

– Je suis Katharine Weyland.

Donc voilà un livre que j’ai envie de vous recommander alors qu’au prime abord, je ne l’aurai même pas lu moi-même !!!

♥♥♥♥♥

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