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Au bonheur du matin de Marie-Paule Armand

Voici un livre que j’ai beaucoup aimé !! J’aime bien les romans dits « régionaux » mais généralement je reste dans ma région ! Mais là, je suis tombée « amoureuse » de la couverture !

4ème de couverture :

Orpheline à six ans, Rosalinde a très tôt, deviné toute l’étendue de la méchanceté humaine, de la bonté aussi. Elle vit dans le pays de Pévèle, à Orchies, où se fabrique la chicorée Leroux. Mais, en 1914, la ville est incendiée par les Allemands. Rosalinde trouve alors refuge chez son grand-père.

Elevée sans tendresse par celui-ci, elle devient « apiéceuse » – couturière à domicile -, comptant sur son mariage avec un ami d’enfance pour combler tous ses rêves. Mais son cœur va en décider autrement. Le regard de ce jeune homme croisé le jour de ses noces, jamais elle ne l’oubliera. Dès cet instant, Rosalinde sait que cet homme l’attendra toujours et qu’elle lui appartiendra…

« Une belle histoire romantique aux accents du terroir » Le Nord

« … Marie-Paule Armand captive par son roman nostalgique et poignant. » Ouest France

Un petit aperçu de l’auteur que je ne connaissais pas du tout :

Marie-Paule Armand habite une petite ville du Nord. Auteur incontournable de ce département, sa renommée s’étend aussi à la France entière. Après des études universitaires à la faculté de Lille, elle fut enseignante en mathématiques à l’école publique pendant dix ans avant de s’engager dans la voie de l’écriture. Son premier roman, La poussières des corons (prix Claude-Farrère), écrit à la mémoire de son grand-père, mineur, paraît en 1985. De livre en livre, son succès se confirme (avec, entre autres, Le vent de la haine, 1987 ; Le pain rouge, 1989 ; Nouvelles du Nord, 1998 ; L’enfance perdue, 1999 et Un bouquet de dentelle, 2001). Son dernier roman, Le cri du héron, est paru en 2004 aux Presse de la Cité.

Le roman se passe pendant la guerre, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de livre sur cette période. On suit avec plaisir cette petite fille, Rosalinde, dans ses « aventures », on sourit avec elle, on pleure avec elle ! Sans connaître cette guerre, on peut facilement comprendre ce que ressentaient les personnages tant le style nous emporte ! Je vous en met un extrait :

Après avoir réquisitionné le bétail et le blé chez les agriculteurs, ils obligèrent ceux qui possédaient une bicyclette à la porter à la Kommandantur. Théo, qui en possédait une, confia à voix basse à mon grand-père qu’il l’avait démontée et qu’il en avait enterré les différentes pièces dans son jardin.

– Je ne sais pas comment je la retrouverais, conclut-il. Peut-être sera-t-elle rouillée et hors d’usage. Mais, en tout cas, ils ne l’auront pas.

Ils visitèrent les maisons et prirent du linge, des ustensiles de cuisine, parfois même des meubles. Un jour, je rentrai de l’école et trouvais Césarine à la fois effondrée et furieuse :

– Ils m’ont pris mes draps ! Mes beaux draps brodés ! Et on n’a même pas le droit de protester !

Chez mon grand-père aussi, ils avaient emporté plusieurs choses, dont la grande glace qui ornait le dessus de la cheminée, dans sa chambre. Je courus jusqu’à la petite table de nuit, l’ouvris. Mes deux jouets n’avaient pas bougés. Je pris ma poupée, la palpai avec des doigts rendus fébriles par l’anxiété. Je poussai un soupir de soulagement : sous le tissu, ma pièce d’argent était toujours là.

Un roman que j’ai dévoré et que je recommande chaudement ! J’en lirais sûrement d’autres de cet auteur !

♥♥♥♥♥

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