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Le mythe de Cthulhu de H.P. Lovecraft

Donc me voici avec Le mythe de Cthulhu (titre que je ne sais toujours pas prononcer… ^^) entre les mains, ce livre m’a été fortement conseillé. Il paraît que c’est presque impensable que la grande lectrice que je suis, amatrice de fantastique en plus, n’ait jamais lu un Lovecraft… Alors voici la 4ème de couverture :

Partout dans le monde renaissent des rituels hideux, typique d’un culte blasphématoire que l’on croyait disparu à jamais : le culte de Cthulhu. Les peuplades primitives se révoltent pour adorer d’odieuses idoles à l’effigie de la monstrueuse créature céphalopode, endormie depuis des millions d’années  dans sa demeure sous-marine de R’lyeh. Les temps seraient-ils venus ? A travers les Etats-Unis, quelques hommes courageux, comme le professeur Angell, de Providence, l’inspecteur Legrasse et le premier lieutenant Johansen, vont tenter  de s’opposer au réveil de Cthulhu. Mais que peut le courage contre une abomination venue d’outre-espace, dont la simple vue suffit à vous faire perdre la raison ?

Pour un petit mot sur l’auteur, vous pouvez relire mon article sur La quête onirique de Kadath l’inconnue ! ^^

Et même si vous avez déjà vu un peu le style avec l’autre article, je vous mets tout de même un extrait :

J’ai dit que je m’éveillai brusquement, en proie à la terreur. Pendant quelques instants, je ne sus si je dormais ou si je veillais, car mes oreilles résonnaient encore du son des pipeaux ; mais voyant se dessiner sur le sol, sous les rayons glacés de la lune, les contours d’une fenêtre gothique, j’estimai que je devais être éveillé dans ma chambre de Kilderry ; puis une horloge éloignée sonna 2 heures et je n’eus plus aucun doute. Le son lointain des pipeaux continuait à me parvenir, jouant des airs sauvages et mystérieux, évocateurs de danses de faunes sur le lointain Ménale. Enervé, incapable de dormir, je me levai d’un bond et me mis à arpenter la pièce. C’est par hasard que j’allai à la fenêtre du nord, d’où je voyais le village endormi et la plaine au bord de la tourbière. Je n’avais nulle envie de porter plus loin mes regards, car je désirais surtout retrouver le sommeil ; mais le son des pipeaux ne cessait de me tourmenter et il me fallait faire ou voir quelque chose. Comment aurai-je pu soupçonner ce dont j’allais être témoin ?

Dans l’immense plaine baignée par le clair de lune, je contemplais un spectacle que nul mortel, l’ayant vu, ne pourrait oublier. Au son des flûtes de roseau, dont l’écho me parvenait à travers la plaine, un groupe de silhouettes fantastiques tournoyait follement, perdu dans une danse effrénée. Je pensais aux habitants de la Sicile antique qui dansaient près du Cyané, sous la lune de juin en l’honneur de Déméter.

On est bien dans un livre de Lovecraft ! L’ambiance noire, les noms compliqués mais tout de même plus facile à lire que La quête onirique de Kadath l’inconnue. Par contre, une déception, je m’attendais à un roman mais c’est plus un recueil de nouvelles. Ce n’est pas que je n’aime pas les nouvelles, au contraire, mais quand on s’attend à lire quelque chose et qu’on lit autre chose, ça fait bizarre.

Désolée, cet article est assez succinct mais ça fait un moment que j’ai lu ce livre et même si je ne l’ai pas oublié, d’autres lectures ont effacé le ressenti que j’ai eu au cours de cette lecture. Je peux juste vous dire que j’ai eu du mal à le lire car encore une fois, cet univers sombre n’est pas pour moi mais que je comprends pourquoi il peut « fasciner ». Et une dernière chose, si vous voulez lire un livre de Lovecraft, je vous conseille plutôt celui-ci que l’autre ! ^^

♥♥♥♥♥

La quête onirique de Kadath l’inconnue de H.P. Lovecraft

Avant de commencer cet article, je dois faire une petite précision pour ceux qui ne me connaissent pas. Je suis parfois un peu excessive et je suis très têtue. Donc quand un ami me conseille un livre et/ou un auteur, je fonce. On m’a donc conseillé, il y a quelques temps, Le mythe de Cthulhu de H.P. Lovecraft. Je l’ai donc acheté mais tant qu’à faire, j’ai aussi acheté deux autres livres de Lovecraft. J’ai lu ce livre (je sais toujours pas d’article dessus mais j’y rejette prochainement un coup d’œil et promis, vous aurez aussi un article ! ^^) et ça a été plutôt difficile mais après une période de latence, je me suis quand même décidée à essayer ce 2ème livre qui lui est classé en Fantasy, un de mes domaines de prédilection

Ceci étant dit, je peux maintenant commencer mon article et comme toujours on débute par la 4ème de couverture :

Par trois fois, Randolph Carter rêva de la cité merveilleuse. Jadis, elle avait eu pour lui une importance capitale ; il le savait, sans pouvoir dire en quel cycle du temps ni en quelle incarnation il l’avait connue, voire si c’était en rêve ou à l’état de veille.

Maléfice ! La prodigieuse cité du couchant ne cesse de se dérober, comme si quelque dieu jaloux en interdisant l’accès. Comment retrouver cette fuyante merveille ? Seuls les Grands Anciens, qui hantent la forteresse d’onyx de Kadath l’inconnue, peuvent aider l’insatiable arpenteur des songes dans sa quête. Dans le gouffre des rêves, commence alors l’aventure : créatures maudites, déserts glacés, cryptes diaboliques, mers déchaînées, montagnes aux mille pièges…

Bon pourquoi pas ! Et puis de toutes manières, maintenant, il est acheté donc je vais le lire ! Un petit mot sur l’auteur peut-être, pour plus de facilité, j’emprunterais ceux du livre :

H.P. Lovecraft (1890-1937) Reclus, malade, misanthrope et éminemment matérialiste, il transfigura sa haine de la modernité en une œuvre placée sous le signe de la Peur, dans laquelle l’Homme se voit confronté à un panthéon de dieux venus des immensités cosmiques pour asservir notre planète. Il est aujourd’hui considéré comme le plus grand écrivain fantastique américain du XXe siècle.

En fait, au lieu de lire la 4ème de couverture, j’aurai dû lire ces mots sur l’auteur, ça m’aurait peut-être dissuadé d’acheter ces livres… mais avant de vous en dire plus voici un extrait :

Carter suivait donc les basses allées phosphorescentes, entre les troncs titanesques. Il émettait des sons légers à l’imitation des Zoogs et tendait l’oreille de temps en temps dans l’espoir d’entendre leurs réponses. Il se souvenait qu’il existait un village de ces créatures au cœur des bois, là où un cercle de grandes pierres moussues disposées dans une ancienne clairière évoque la mémoire d’habitants plus vieux et plus terrifiants encore, et c’est vers ce lieu qu’il se hâtait. Il se guidait à la lueur des monstrueux champignons, qui semblent toujours plus volumineux à mesure que l’on s’approche du redoutable cercle où jadis les êtres antiques tenaient leurs danses et offraient leurs sacrifices. Enfin, la lumière accrue des champignons révéla une énorme et sinistre masse gris-vert qui s’élevait au travers de la canopée et se perdait dans le ciel. C’était le premier monolithe du vaste anneau de pierres. Alors Carter sut qu’il était proche du village zoog, et, imitant de nouveau leur voix, il attendit. La sensation que de nombreux regards l’examinaient récompensa bientôt sa patience. C’étaient bien les Zoogs, car on voit leurs yeux étranges bien avant de discerner leurs petites silhouettes noires et fuyantes.

Enfin, ils sortirent en masse de leurs terriers invisibles et de leurs arbres criblés de trous, jusqu’à remplir de leur grouillement toute la zone plongée dans la pénombre. Certains, indisciplinés, frôlèrent Carter. C’était très désagréable. L’un d’eux alla même jusqu’à lui pincer l’oreille de sa patte répugnante. Mais les anciens réprimèrent bientôt ces esprits désordonnés. Le Conseil des Sages, reconnaissant le visiteur, lui offrit une gourde de sève fermentée tirée d’un arbre hanté et différent de tous les autres, car né d’une graine qu’un habitant de la lune avait laissé tomber. Quand Carter eut bu la sève avec toute la cérémonie voulue, c’est un bien étrange colloque qui s’engagea. Les Zoogs ne savaient hélas pas où se dresse le pic de Kadath, et ils ignoraient également si le désert glacé s’étend dans notre monde du rêve ou dans un autre. Il courait des rumeurs sur les Grands Anciens, venant de tous les points cardinaux. Tout ce que l’on pouvait en dire, c’est que l’on avait plus de chances de les voir sur les hauts sommets des montagnes que dans les vallées ; car c’est sur ces pics qu’ils dansent pour se souvenir, quand la lune est haute dans le ciel et les nuages bas sur la terre.

Je ne sais pas trop pourquoi j’ai choisi cet extrait à part qu’il était presque au début… Ce n’est pas un des passages les plus caractéristiques et il ne vous montre pas forcément ce qui m’a gêné le plus dans ce livre. Une des choses qui m’a embêté et je pense qu’il en sera de même pour tous les romans de Lovecraft, ce sont les noms compliqués ! Là, il n’y a que Zoog et Kadath mais je pourrais aussi citer Céléphaïs, Ooth-Nargai, Kunarès, Oriab, Dylath-Leen, Skai, Nir, Oukranos, Thran (ceux-là sont tous sur une seule page, si, si, la 47 si vous voulez vérifier !), Dhole, Pnoth, Ngranek et pour finir je citerai Nyartalotheps ! Des noms que pour la plupart je ne sais même pas comment prononcer…

Autre caractéristique, mais là, encore vu l’auteur, qui doit être commune à tous ses livres, la noirceur ! C’est sombre ! Et pas seulement parce que le héros se balade dans des grottes et des cavernes et de nuit… Non, c’est un univers parsemé de bêtes grouillantes, rampantes, de monstres, de créatures qui sont le mal incarné qu’on ne peut parfois même pas voir… Beaucoup trop noir pour moi ! Je ne lis pas pour faire des cauchemars !!

Et pour finir, mais cette fois, c’est juste dû à ce livre (enfin je pense), Carter est un « rêveur » et apparemment très doué, ce qui lui permet d’aller dans des endroits où personne ne peut aller, de faire des choses que peu de rêveurs peuvent faire… Et comme le dit le titre, c’est une quête onirique… Alors est-ce que tout est un rêve ? Est-ce qu’il y a des périodes éveillées ? Est-ce que ces monstres n’existent que du côté onirique ?? Bref, moi, j’ai été perdue… Et s’il y a une chose que je n’aime pas, c’est finir un livre et avoir l’impression de n’avoir rien compris !!

Ma « notation » va donc être sévère mais ce n’est pas pour cela que je vous déconseille ce livre, en fait, ce genre de romans n’est vraiment pas fait pour moi… Et pourtant, un 3ème m’attend et comme je vous l’ai dit, je suis têtue donc je le lirai, bon, pas tout de suite, il me faut un peu de temps pour me remettre de celui-là d’abord ! ^^

♥♥♥♥

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