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La quête onirique de Kadath l’inconnue de H.P. Lovecraft

Avant de commencer cet article, je dois faire une petite précision pour ceux qui ne me connaissent pas. Je suis parfois un peu excessive et je suis très têtue. Donc quand un ami me conseille un livre et/ou un auteur, je fonce. On m’a donc conseillé, il y a quelques temps, Le mythe de Cthulhu de H.P. Lovecraft. Je l’ai donc acheté mais tant qu’à faire, j’ai aussi acheté deux autres livres de Lovecraft. J’ai lu ce livre (je sais toujours pas d’article dessus mais j’y rejette prochainement un coup d’œil et promis, vous aurez aussi un article ! ^^) et ça a été plutôt difficile mais après une période de latence, je me suis quand même décidée à essayer ce 2ème livre qui lui est classé en Fantasy, un de mes domaines de prédilection

Ceci étant dit, je peux maintenant commencer mon article et comme toujours on débute par la 4ème de couverture :

Par trois fois, Randolph Carter rêva de la cité merveilleuse. Jadis, elle avait eu pour lui une importance capitale ; il le savait, sans pouvoir dire en quel cycle du temps ni en quelle incarnation il l’avait connue, voire si c’était en rêve ou à l’état de veille.

Maléfice ! La prodigieuse cité du couchant ne cesse de se dérober, comme si quelque dieu jaloux en interdisant l’accès. Comment retrouver cette fuyante merveille ? Seuls les Grands Anciens, qui hantent la forteresse d’onyx de Kadath l’inconnue, peuvent aider l’insatiable arpenteur des songes dans sa quête. Dans le gouffre des rêves, commence alors l’aventure : créatures maudites, déserts glacés, cryptes diaboliques, mers déchaînées, montagnes aux mille pièges…

Bon pourquoi pas ! Et puis de toutes manières, maintenant, il est acheté donc je vais le lire ! Un petit mot sur l’auteur peut-être, pour plus de facilité, j’emprunterais ceux du livre :

H.P. Lovecraft (1890-1937) Reclus, malade, misanthrope et éminemment matérialiste, il transfigura sa haine de la modernité en une œuvre placée sous le signe de la Peur, dans laquelle l’Homme se voit confronté à un panthéon de dieux venus des immensités cosmiques pour asservir notre planète. Il est aujourd’hui considéré comme le plus grand écrivain fantastique américain du XXe siècle.

En fait, au lieu de lire la 4ème de couverture, j’aurai dû lire ces mots sur l’auteur, ça m’aurait peut-être dissuadé d’acheter ces livres… mais avant de vous en dire plus voici un extrait :

Carter suivait donc les basses allées phosphorescentes, entre les troncs titanesques. Il émettait des sons légers à l’imitation des Zoogs et tendait l’oreille de temps en temps dans l’espoir d’entendre leurs réponses. Il se souvenait qu’il existait un village de ces créatures au cœur des bois, là où un cercle de grandes pierres moussues disposées dans une ancienne clairière évoque la mémoire d’habitants plus vieux et plus terrifiants encore, et c’est vers ce lieu qu’il se hâtait. Il se guidait à la lueur des monstrueux champignons, qui semblent toujours plus volumineux à mesure que l’on s’approche du redoutable cercle où jadis les êtres antiques tenaient leurs danses et offraient leurs sacrifices. Enfin, la lumière accrue des champignons révéla une énorme et sinistre masse gris-vert qui s’élevait au travers de la canopée et se perdait dans le ciel. C’était le premier monolithe du vaste anneau de pierres. Alors Carter sut qu’il était proche du village zoog, et, imitant de nouveau leur voix, il attendit. La sensation que de nombreux regards l’examinaient récompensa bientôt sa patience. C’étaient bien les Zoogs, car on voit leurs yeux étranges bien avant de discerner leurs petites silhouettes noires et fuyantes.

Enfin, ils sortirent en masse de leurs terriers invisibles et de leurs arbres criblés de trous, jusqu’à remplir de leur grouillement toute la zone plongée dans la pénombre. Certains, indisciplinés, frôlèrent Carter. C’était très désagréable. L’un d’eux alla même jusqu’à lui pincer l’oreille de sa patte répugnante. Mais les anciens réprimèrent bientôt ces esprits désordonnés. Le Conseil des Sages, reconnaissant le visiteur, lui offrit une gourde de sève fermentée tirée d’un arbre hanté et différent de tous les autres, car né d’une graine qu’un habitant de la lune avait laissé tomber. Quand Carter eut bu la sève avec toute la cérémonie voulue, c’est un bien étrange colloque qui s’engagea. Les Zoogs ne savaient hélas pas où se dresse le pic de Kadath, et ils ignoraient également si le désert glacé s’étend dans notre monde du rêve ou dans un autre. Il courait des rumeurs sur les Grands Anciens, venant de tous les points cardinaux. Tout ce que l’on pouvait en dire, c’est que l’on avait plus de chances de les voir sur les hauts sommets des montagnes que dans les vallées ; car c’est sur ces pics qu’ils dansent pour se souvenir, quand la lune est haute dans le ciel et les nuages bas sur la terre.

Je ne sais pas trop pourquoi j’ai choisi cet extrait à part qu’il était presque au début… Ce n’est pas un des passages les plus caractéristiques et il ne vous montre pas forcément ce qui m’a gêné le plus dans ce livre. Une des choses qui m’a embêté et je pense qu’il en sera de même pour tous les romans de Lovecraft, ce sont les noms compliqués ! Là, il n’y a que Zoog et Kadath mais je pourrais aussi citer Céléphaïs, Ooth-Nargai, Kunarès, Oriab, Dylath-Leen, Skai, Nir, Oukranos, Thran (ceux-là sont tous sur une seule page, si, si, la 47 si vous voulez vérifier !), Dhole, Pnoth, Ngranek et pour finir je citerai Nyartalotheps ! Des noms que pour la plupart je ne sais même pas comment prononcer…

Autre caractéristique, mais là, encore vu l’auteur, qui doit être commune à tous ses livres, la noirceur ! C’est sombre ! Et pas seulement parce que le héros se balade dans des grottes et des cavernes et de nuit… Non, c’est un univers parsemé de bêtes grouillantes, rampantes, de monstres, de créatures qui sont le mal incarné qu’on ne peut parfois même pas voir… Beaucoup trop noir pour moi ! Je ne lis pas pour faire des cauchemars !!

Et pour finir, mais cette fois, c’est juste dû à ce livre (enfin je pense), Carter est un « rêveur » et apparemment très doué, ce qui lui permet d’aller dans des endroits où personne ne peut aller, de faire des choses que peu de rêveurs peuvent faire… Et comme le dit le titre, c’est une quête onirique… Alors est-ce que tout est un rêve ? Est-ce qu’il y a des périodes éveillées ? Est-ce que ces monstres n’existent que du côté onirique ?? Bref, moi, j’ai été perdue… Et s’il y a une chose que je n’aime pas, c’est finir un livre et avoir l’impression de n’avoir rien compris !!

Ma « notation » va donc être sévère mais ce n’est pas pour cela que je vous déconseille ce livre, en fait, ce genre de romans n’est vraiment pas fait pour moi… Et pourtant, un 3ème m’attend et comme je vous l’ai dit, je suis têtue donc je le lirai, bon, pas tout de suite, il me faut un peu de temps pour me remettre de celui-là d’abord ! ^^

♥♥♥♥

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