Articles tagués ‘Jacq’

Le Procès de la Momie de Christian Jacq

J’ai toujours aimé cet auteur alors quand j’ai vu la couverture, j’ai tout de suite pris le livre pour lire la 4ème de couverture :

1821. L’explorateur Giovanni Belzoni quitte les bords du Nil pour ceux de la Tamise. Il emporte avec lui une momie singulière, si bien conservée qu’elle en paraît vivante. A Londres, Belzoni organise le débandelettage de sa trouvaille devant le fleuron de la bonne société. L’étonnant spectacle fait scandale : trois notables manquent de respect à l’antique dépouille. Mais on n’insulte pas impunément la terre des pharaons : tous trois sont retrouvés morts le lendemain… et la momie a disparu.

Chargé de résoudre les assassinats, l’inspecteur Higgins, de Scotland Yard, soupçonne fort cette affaire d’être liée à l’agitation révolutionnaire qui secoue les bas-fonds londoniens. Crime après crime, celui dont on a troublé le repos lave dans le sang l’affront qu’on lui a fait…

Christian Jacq écrit sur l’Egypte mais là, le roman se passe principalement en Angleterre et parle de momies et de tout ce qui a trait à l’égyptologie. Ce point de vue différent me plaisait bien alors j’ai craqué et je l’ai acheté.

Je connais l’auteur mais je ne sais pas si vous le connaissez alors voici la description du livre :

Christian Jacq, né à Paris en 1947, découvre l’Egypte à l’âge de treize ans à travers ses lectures, et se rend pour la première fois au pays des pharaons quatre ans plus tard, lors de son voyage de noces. Après des études de philosophie et de lettres classiques, il s’oriente vers l’archéologie et l’égyptologie, et obtient un doctorat d’études égyptologiques à la Sorbonne avec pour sujet de thèse : « Le voyage dans l’autre monde selon l’Egypte ancienne ». Mais plus que tout, Christian Jacq veut écrire et publie une vingtaine d’essais, dont L’Egypte des grands pharaons, à la librairie académique Perrin en 1981, couronné par l’Académie française. Il est aussi producteur délégué à France-Culture, et travaille notamment pour « Les Chemins de la connaissance ». En 1987, le succès arrive avec un roman, Champollion l’Egyptien. L’Egypte et l’écriture prennent désormais toute leur place dans sa vie. Le Juge d’Egypte, Ramsès, La Pierre de Lumière (XO Editions)… tous ses romans suscitent la passion des lecteurs, en France et à l’étranger. Christian Jacq est aujourd’hui traduit dans plus de trente langues.

Et j’aime beaucoup son style donc voici un extrait pour vous le faire découvrir :

Nouvelle surprise, une seconde enveloppe de lin maintenue par un fil au niveau des chevilles et de la poitrine !

Belzoni utilisa des ciseaux, puis enroula le linceul, presque transparent.

–          Un instant, intervint l’austère Francis Carmick, politicien de renom. Je me porte acquéreur de ce tissu.

La voix doucereuse contrastait avec la rugosité du personnage à l’allure impérieuse, vêtu d’une redingote de grand prix.

« Les affaires marchent », pensa Belzoni, surpris de découvrir des bandelettes dans un parfait état de conservation. On aurait juré qu’elles sortaient de l’atelier des tisserandes, placé sous la protection des « deux Sœurs », Isis et Nephtys, chargées de préparer la résurrection de leur Frère, Osiris.

Belzoni se racla la gorge, le docteur Bolson demeura imperturbable. Ensemble, ils s’attaquèrent aux bandelettes recouvrant le visage.

–          Je prends ! clama le célèbre acteur Peter Bergeray, spécialiste de Shakespeare.

Relevant sa cape rouge sur l’épaule, il laissa apparaître son costume d’Hamlet, l’épée au côté, et reçut des mains de l’archéologue les magnifiques bandelettes, longues et larges.

–          Etre ou ne pas être, ce n’est plus le problème des momies, ricana le vieux lord.

L’assistance poussa un cri de stupéfaction.

Un homme relativement jeune, au beau visage grave et serein, les yeux ouverts. Ses cheveux noirs étaient intacts.

Jamais les momificateurs n’avaient réalisé un tel chef-d’œuvre.

–          Il est vivant ! s’exclama Paul Tasquinio.

Deux ladies défaillèrent, plusieurs spectateurs quittèrent la salle.

–          Pas d’affolement ! clama Belzoni dont l’autorité se révéla apaisante. Cette momie est exceptionnelle, j’en conviens, mais il s’agit d’un cadavre desséché. Personne n’a rien à craindre, nous continuons.

Je n’ai pas choisi cet extrait par hasard ! Ce débandelettage est le début de l’histoire, que ce soit d’un côté, ceux qui sont contre la momie, qui renient l’importance de l’égyptologie et le savoir des anciens égyptiens ; de l’autre, ceux qui la considèrent sacrée ou en tous les cas, qui admirent tout ce qui vient de l’Egypte. Et au milieu, bien sûr, la momie qui a son rôle à jouer !

Ceux qui ont profané la momie vont le regretter et c’est l’inspecteur Higgins, sorti de sa retraite (eh oui, il désapprouve ce qu’est devenu la police et espère former Scotland Yard et donner un nouveau souffle et surtout supprimer la corruption de la police), qui va devoir démêler tout cette histoire. Cette enquête navigue entre meurtres et disparition de la momie et un complot voulant renverser la monarchie et si en fin de compte ces événements étaient tous liés…

Un roman que j’ai beaucoup apprécié même si j’avais en partie deviné la fin. J’ai aimé le mélange des « genres » : policier et historique. J’ai aussi apprécié le fait qu’on ne sache pas trop le rôle de la momie et de sa « malédiction » au cours du roman. Les réponses à la fin du roman… ou pas…

♥♥♥♥

Publicités

Nuage de Tags