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Coraline de Neil Gaiman

Je voulais continuer ma découverte de Neil Gaiman alors quand Kik a organisé une LC Sur Coraline, je me suis laissée tenter ! Je me suis battue pour le lire car la bibliothèque le réservait pour un concours des collèges. En voici la 4ème de couverture :

Coraline vient d’emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n’ont pas le temps de s’occuper d’elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant…

Dans la droite ligne d’Alice au pays des merveilles, ce roman magnifique séduira tous les publics.

Neil Gaiman est un maître incontesté de la nouvelle vague fantastique. Auteur d’une série culte de comics, The Sandman, il est aussi scénariste et romancier.

La plupart du temps quand je lis plusieurs fois un auteur, je ne mets pas forcément d’extrait, sauf ce qui est étrange et extraordinaire avec Neil Gaiman, c’est que je trouve qu’il change de style d’un livre à un autre :

Coraline alla à la fenêtre et regarda tomber la pluie. Quand il pleuvait un peu, on pouvait encore sortir mais quand il pleuvait comme ça, pas question de mettre le nez dehors. Ca se précipitait depuis le ciel en projetant des éclaboussures là où ça tombait. C’était du sérieux, comme si la pluie avait une mission à remplir et que cette mission consistait à transformer le jardin en une vaste soupe boueuse.

Les cassettes vidéo, Coraline les avait déjà toutes regardées. Ses jouets ne l’amusaient plus non plus ; quant à ses livres, elle les connaissait par cœur.

Je l’avoue je l’ai lu très vite, je l’ai trouvé très facile à lire et malheureusement, je n’ai pas retrouvé la magie qui m’avait emporté avec L’Etrange Vie de Nobody Owens. En effet, j’espérais qu’en reprenant un roman jeunesse, je retrouverai le même style et le même genre d’univers qui m’avait fait rêvé mais Coraline est, pour moi, encore plus « enfance » que Nobody. En fait, je le verrai plus comme une histoire qu’on raconte à ses enfants même si je conçois que certains passages peuvent effrayer. Je n’ai pas réussi à m’attacher à Coraline (que je n’arrêtais pas de lire Cornaline, la géologue et passionnée de minéraux que je suis prenant le dessus ! hihi), par contre, j’ai beaucoup aimé le chat ! ^_^

Bref, pour moi, cette lecture n’est pas un coup de cœur mais c’est un livre que je conseille aux plus jeunes !

Et voici mes compagnons de lectures :

Kik ; Mini-lit ; Flo_Boss ; Tchae ; Platinegirl ; Marii ; pomm ; Tsuki ; Gr3nouille2010 ; Anassete ; Lynnae ; Habitant of Sto ; Marmotte ; Luna ; Felina (en VO) ; Ellcrys ; Zazou8888 (en VO) ; Bykiss ; Liyah ; Jelydragon

♥♥♥♥♥

American Gods de Neil Gaiman

 

En voici la 4ème de couverture :

A peine sorti de prison, Ombre rencontre Voyageur, un personnage intrigant. Dieu antique, comme le suggèrent les indices énigmatiques qu’il sème à longueur de temps, fou furieux ou bien simple arnaqueur ? En quoi consiste le travail qu’il propose à Ombre ? En acceptant d’entrer à son service, ce dernier plonge au cœur d’un conflit qui le dépasse, opposant héros mythologiques de l’ancien monde et nouvelles idoles profanes de l’Amérique. Mais comment savoir qui tire véritablement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l’aube des temps ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce soit le mystérieux M. Monde…

Je continue ma découverte de l’écriture de Neil Gaiman avec un 3ème roman au style encore différent des 2 autres ! Est-ce que j’ai aimé ? Difficile à dire en fait ! Je l’ai lu plus facilement que Neverwhere mais j’ai eu plus de mal que L’Etrange vie de Nobody Owens.

Toutes les références à la mythologie ne sont pas toujours faciles à suivre et je pense qu’il y en a certaines que je n’ai pas comprises vu qu’elles faisaient parti de mythologies que je ne connaissais pas. Je pense que sans certaines bases, on peut facilement être perdu ou noyé sous la quantité d’informations (mais peut-être que je me trompe).

J’ai trouvé le personnage d’Ombre assez intéressant ! Au départ, on a l’impression qu’on peut le mener assez facilement par le bout du nez mais il a plus de jugeote qu’on ne le pense au départ ! Et pourtant il a dû encaisser beaucoup de choses en peu de temps ! On peut malgré tout s’étonner que lui ne s’étonne plus de rien assez rapidement ! ^_^

Je n’ai pas aimé Voyageur mais je n’en dirais pas plus sur lui, je vous laisse le découvrir par vous-même.

Encore une fois, j’admire l’imagination de Neil Gaiman ! Faire de notre engouement pour les nouvelles technologies, une sorte de culte qui transforme donc ces technologies en divinités est une très bonne idée ! Faire que les « anciens » dieux disparaissent ou en tous les cas sont diminués car on croit de moins en moins en eux m’a fait pensé à un extrait de Peter Pan : « Chaque fois qu’un enfant dit: «Je ne crois pas aux fées», il y a quelque part une petite fée qui meurt. »

Enfin bref, un très bon livre mais qui ne m’a pas entièrement conquise ! J’ai sûrement besoin de plus de légèreté en ce moment ! En tous les cas, je poursuivrais ma découverte de Gaiman avec De bons présages (et peut-être d’autres) mais pas tout de suite ! ^_^

♥♥♥♥♥

P.S. : grâce à cette lecture, j’avance un peu dans mon baby-challenge !

Neverwhere de Neil Gaiman

Je continue ma découverte de Neil Gaiman par Neverwhere dont voici la 4ème de couverture :

Une rue de Londres, un soir comme un autre. La jeune fille gît devant lui sur le trottoir, face contre terre, l’épaule ensanglantée. Richard la prend dans ses bras, elle est d’une légèreté surprenante. Et quand elle le supplie de ne pas l’emmener à l’hôpital, il a le sentiment de ne plus être  maître de sa volonté. Dès le lendemain, elle disparaît et, pour Richard, tout dérape : sa fiancée le quitte, on ne le connaît plus au bureau, certains, même, ne le voient plus…

Le monde à l’envers, en quelque sorte. Car il semblerait que Londres ait un envers, la « ville d’En Bas », cité souterraine où vit un peuple d’une autre époque, invisible aux yeux du commun des mortels. Un peuple organisé, hiérarchisé, et à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant. Plus rien ne le retenant « là-haut », Richard rejoint les profondeurs.

Fable fantastique ou roman de fantasy contemporain, Neverwhere est inclassable, surprenant, original. Plein d’idées, de rebondissements, de clins d’œil référentiels et de personnages iconoclastes.

Pour l’auteur, vous pouvez aller faire un tour sur mon article sur L’Etrange Vie de Nobody Owens.

Un petit extrait pour le style car je le trouve différent que dans Nobody Owens :

C’était le début de la soirée et, de bleu roi, le ciel sans nuages se transmutait en un violet profond, avec une traînée d’orange flamboyant et de vert acide au-dessus de Paddington, dix kilomètres à l’ouest, à l’endroit où, du point de vue d’Old Bailey en tout cas, le soleil venait de se coucher…

Les ciels, songea Old Bailey avec une certaine satisfaction. Jamais deux fois le même. Ni le jour ni la nuit non plus. Old Bailey était un expert en ciels, à sa façon, et ceux de ce soir étaient très bien. Le vieil homme avait dressé sa tente pour la nuit sur un toit en face  de la cathédrale Saint-Paul, au centre de la City de Londres. Il aimait bien Saint Paul et l’édifice n’avait guère changé au cours des trois derniers siècles. On l’avait bâti en pierre blanche de Portland qui, avant même que la construction soit achevée, s’était mise à noircir à cause de la suie et de la crasse dans l’atmosphère enfumé de Londres. Désormais, depuis le nettoyage de Londres dans les années 70, la cathédrale était redevenue à peu près blanche ; mais c’était toujours Saint-Paul.

J’aime beaucoup le style de l’auteur, il y a souvent beaucoup de poésie. Neil Gaiman a su inventé un « Londres d’en-bas » très complet et sombre et il a créé des personnages riches en couleurs même s’ils ne m’ont pas tous plu… J’ai beaucoup aimé Porte et Chasseur mais je n’ai que moyennement accroché au « héros », Richard, et je n’ai pas du tout aimé le Marquis de Carabas. Les méchants sont convaincants. Donc normalement, ce roman avait tout pour me plaire mais je n’ai pas accroché ! Je me suis battue pour le lire car j’en avais entendu beaucoup de bien et je l’ai fini mais avec difficulté. Parfois, je me disais « ça y est, je rentre dans l’histoire » puis au bout de quelques page, je décrochais sans savoir pourquoi…

J’ai envie de dire pas que ce n’était tout simplement pas le bon moment pour ce livre et moi et qui sait, sûrement qu’à un autre moment, il m’aurait plu !

Alors même si mon avis est plus que mitigé, je vous le conseille car l’univers crée par Gaiman est vraiment impressionnant et j’espère que ce livre vous emportera plus que moi !

♥♥♥♥♥

L’Etrange Vie de Nobody Owens de Neil Gaiman

J’ai découvert ce livre sur le blog de BlackWolf, il m’a intrigué donc quand je l’ai vu à la bibliothèque, je n’ai pas pu m’empêcher de l’emprunter ! En voici la 4ème de couverture :

Nobody Owens est un petit garçon parfaitement normal. Ou plutôt, il serait parfaitement normal s’il n’avait pas grandi dans un cimetière, élevé par un couple de fantômes, protégé par Silas, un être étrange ni vivant ni mort, et ami intime d’une sorcière brûlée vive autrefois. Mais quelqu’un va attirer Nobody au-delà de l’enceinte protectrice du cimetière : le meurtrier qui cherche à l’éliminer depuis qu’il est bébé. Si tu savais, Nobody, comme le monde des vivants est dangereux…

L’Étrange Vie de Nobody Owens est un roman enchanteur, noir, magique, tendre et profond. La grâce absolue de Neil Gaiman, de retour après son livre-culte, Coraline.

Un mot sur l’auteur, que je découvre avec ce livre :

Neil Gaiman est un auteur britannique de romans et de scénarios de bande dessinée vivant aux Etats-Unis.

Il lui a fallu près de dix ans pour concrétiser son désir de devenir scénariste de bande dessinée. Durant son enfance, il voue une grande passion pour les comics et l’heroic-fantasy et est particulièrement fan d’auteurs comme Tolkien ou Delany. On lui déconseille cette voie alors il devient journaliste. A cette époque, il écrit aussi une biographie très remarquée de Duran-Duran.

Mais il n’arrive pas à se défaire de sa passion et en 1987, il scénarise alors sa 1ère BD : Violent Cases, en collaboration avec l’illustrateur Dave McKean. Puis, il signe chez l’un des plus grands éditeurs de bande dessinée américain, DC Comics, et connaît très vite le succès. Parmi ses albums, on peut citer L’Orchidée noire ou la série Sandman (qui lui permet de s’imposer dans fantastique anglo-saxon).

Mais Neil Gaiman est un auteur polyvalent : il écrit aussi des nouvelles (Smoke and Mirrors : Short Fictions and Illusions) et des romans (De bons présages co-écrit avec Terry Pratchett, Neverwhere, Stardust, etc, …) dont certains ont été adapté à la télévision ou/et au cinéma.

Et un extrait pour vous montrer le style :

– Soit. Si Mr et Mrs Owens sont ses parents, je serai son tuteur. Je resterai ici, et si je dois partir je trouverai quelqu’un pour me remplacer, apporter à manger à l’enfant et prendre soin de lui. Nous pourrions occuper la crypte de la chapelle.

– Mais, se récria Josiah Worthington. Mais… Un enfant humain. Un enfant vivant. Enfin. Enfin, enfin ! C’est un cimetière, ici, pas une nursery, bon sang.

– Exactement, dit Silas en hochant la tête. Vous avez parfaitement raison, sir Josiah. Je n’aurai pu mieux dire moi-même. Et c’est pourquoi il est vital que l’enfant soit élevé en perturbant le moins possible la – pardonnez-moi l’expression – la vie du cimetière.

Sur ce, il alla rejoindre Mrs Owens d’un pas tranquille et baissa les yeux sur l’enfant endormi dans ses bras. Il haussa un sourcil.

– A-t-il un nom, Mrs Owens ?

– Sa mère ne m’en a rien dit.

– Fort bien. De toute manière son ancien nom ne lui sera plus très utile. Et il y a quelqu’un, au dehors, qui lui veut du mal. Si nous lui choisissions un nom, hmmm ?

Caius Pompeius s’avança pour dévisager l’enfant.

– On dirait un peu mon proconsul, Marcus. Nous pourrions l’appeler Marcus.

– Il ressemble plus à mon jardinier en chef, Stebbins, renchérit Josiah Worthington. Non que je suggère Stebbins comme nom. Ce pauvre diable buvait comme un trou.

– Il a quelque chose de mon neveu Harry, dit la mère Slaughter.

Et l’on put croire alors que tout le cimetière allait s’en mêler : chaque habitant proposait ses comparaisons entre l’enfant et un être depuis longtemps oublié, lorsque Mrs Owens prit la parole.

– Il ne ressemble à personne d’autre qu’à lui-même, dit-elle d’une voix ferme. Il ne ressemble à personne.

– Alors va pour Personne, dit Silas. Nobody. Nobody Owens.

Et là, comme en réaction à son nom, l’enfant ouvrit de grands yeux, bien éveillé. Il regarda autour de lui, s’imprégna des visages des morts, et de la brume, et de la lune. Puis il regarda Silas. Il ne cilla pas. Il avait l’air grave.

J’ai choisi ce passage car on y trouve Silas et qu’on voit son influence sur les autres mais aussi parce que c’est le moment où on donne son nom au « héros ».

Je n’aurai pas du attendre si longtemps pour vous faire part de mon ressenti… Surtout qu’en ce moment, je suis en train de lire un autre livre de cet auteur… Mon article risque donc d’être court !

J’ai beaucoup aimé cette lecture (autrement, je n’aurai pas emprunté d’autres livres de Gaiman), j’ai trouvé que c’était un joli conte fantastique ! Il est très facile à lire et les personnages sont intéressants et pour la plupart touchants.

Comment ne pas s’attacher à ce petit Nobody qui réchappe de peu à la mort, que sa mère décide de protéger par delà la mort en le confiant à Mrs Owens. Ce Nobody qui va devenir un petit garçon si particulier, en grande partie par son environnement et son entourage ! Pour lui, rien de plus normal que de vivre dans un cimetière, de discuter avec des fantômes qui sont sa famille. Les fantômes, perplexes par l’arrivée de ce petit vivant et qui en fin de compte l’acceptent tous et aiment sa présence !

Silas est un personnage très étrange et énigmatique, il décide d’être le parrain de Nobody, de le surveiller et surtout de le protéger et le garder en vie !

Un autre personnage qui m’a beaucoup plu, la sorcière… Mais chut, je ne vous en dis pas plus, à vous de le découvrir

Une jolie couverture, de belles illustrations, un univers qui nous emporte dans une atmosphère un peu à la Tim Burton et tout ça dans un petit livre plutôt ! Une lecture un peu trop rapide, j’aurai aimé rester plus longtemps dans cet imaginaire !

En fin de compte, il n’est pas si court mon article ! ^_^

♥♥♥♥

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