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A la veillée en Bretagne, dis Grand-Père de Gérard Nédellec

Couverture A la veillée en Bretagne, dis Grand-Père

Encore un livre que j’ai emprunté à mon grand-père ! ^_^ J’ai toujours été intéressée par les contes et légendes donc il ne pouvait que me plaire. Voici la 4ème de couverture :

Le soleil se baisse dans notre jardin, les oisillons chantent parmi les hautes branches des cassis. A l’ombre du prunier ma grand-mère épluche des petits-pois. Maman finit de ramasser le linge sec qui pend nonchalamment au fil :
– Qu’est-ce que vous avez tous les deux à fixer le ciel ? lance-t-elle.
– J’amuse le petit, répond grand-père !
Et les beaux contes se déroulent, souvent coupés de silence. C’est certainement en ces instants que j’ai senti s’éveiller en moi l’amour profond des vieilles traditions provinciales.

Un extrait :

Heureusement, on ne trouve plus de loups quand on se promène en forêt. Mais il existe une autre sorte de loup, certainement plus dangereux. Il prend différents noms : Gwilhou Gozh (le vieux Guillaume), Paol Gornek (Paul cornu) ou tonton Paol Kinard, Herpin dans le vannetais, grand Biquiou dans le pays Gallo, ou encore Bigette, Grippi, Jérôme, le Harpi, le Compète… Oui, les surnoms ne manquent pas pour désigner celui que vous aurez peut-être reconnu : le diable.

–          Mais grand-père, le diable n’existe pas !

–          Comment peux-tu être si affirmatif ?

–          Eh bien, on ne le voit jamais !

–          Tu crois cela ? Il est peut-être près de nous… là !

L’assistance recula instinctivement.

–          Ah ! vous n’êtes plus aussi sûrs de vous !

–          Tu nous ferais peur !

–          Ah ! Je vous ferais peur ! Eh bien, voici trois histoires de diable et je vous assure que ceux qui les ont vécues avaient de bonnes raisons d’avoir peur ! Mais je ne vous en  dis pas plus. Ecoutez plutôt.

J’ai fait exprès de ne pas choisir une des histoires. En fait, les histoires sont classées par thème et chaque thème est présenté par une petite conversation entre le grand-père et sa famille et j’ai bien aimé celle-ci. Je ne savais pas que le diable avait autant de surnoms…

Je n’ai pas beaucoup de choses à dire sur ce livre. Sa lecture est facile et peut se faire très rapidement, les histoires sont courtes et très sympathiques. C’était tout à fait le genre de lecture dont j’avais besoin. Je lisais une ou deux histoires avant de m’endormir, j’ai donc pris tout mon temps pour le lire.

On a vraiment l’impression de s’installer au coin du feu avec son grand-père qui raconte des souvenirs et des histoires : certaines pour « faire peur », d’autres pour faire rire mais toujours écrites de façon simple. Il y a parfois des clins d’œil ou des expressions bretonnes et je ne sais pas si ce livre pourrait donc plaire à tous ou pas. Mais en tous les cas, ce fut une jolie découverte pour moi et si je les trouve, il est possible que je continue avec les autres livres de la série.

♥♥♥♥

Bagnes et Bagnards de Bretagne de Eric Rondel

Au départ, c’est ma mère qui avait emprunté ce livre mais elle n’a pas accroché du tout et comme j’ai des principes idiots, je me suis dit que j’allais le lire pour qu’il n’ait pas été emprunté pour rien ! En plus, l’histoire des bagnes en Bretagne peut être intéressante et la 4ème de couverture est plutôt accrocheuse :

Regardez ! Une bande hétéroclite de personnages en guenilles marche bruyamment sur la route qui conduit de Rennes à Brest. Ces braillards font résonner leurs fers et chantent à tue-tête des chansons grivoises qui offusquent les belles dames venues s’encanailler parmi la foule des paysans sur leur passage : c’est la fameuse chaîne des bagnards que conduisent des argousins vers les bagnes de Brest, Lorient ou Belle-Île-en-Mer.
Il y a parmi eux tous ces criminels et ces assassins dont le nom fait frémir à la veillée de Paimpol à Vannes et de Saint-Malo à Audierne, ceux que l’on a privé de guillotine, mais aussi ce pauvre gars condamné aux travaux forcés pour avoir volé un morceau de pain ou celui-là une cuillère en étain… ou encore ce militaire qui a déserté…

Les bagnards, quand ils ne sont pas ligotés sur un banc ou enfermés dans des cachots, traînant péniblement leur boulet, vont travailler dans les ports ou participer au creusement du canal de Nantes à Brest.

Parfois le canon tonne. C’est pour annoncer qu’un forçat s’est évadé du bagne. Il y a de l’argent à gagner et des bandes de paysans, transformés pour l’occasion en chasseurs de primes, courent sus au galérien. Si on le retrouve, il subira la bastonnade et prendra trois ans de mieux…

De nombreux portraits de bagnards, célèbres ou non, émaillent cet ouvrage, depuis l’épopée de Vidocq de Quimper à Nantes, jusqu’au curé Delacollonge qui découpa une fille en morceau, en passant par le mystificateur Pontis de Saint-Hélène.

Et voici celui à qui on doit ce livre (présentation par la maison d’édition) :

Eric Rondel est né en 1961 à Languédias (22) une des communes de l’ouest qui fournit un des plus beaux granits de Bretagne entre Dinan et Broons, fils et petit fils de boulanger, Eric Rondel est l’auteur de nombreux ouvrages historiques, légendaires et romancés.
Amoureux de sa région et de son histoire, il a créé le personnage décapant de Victor Tarin pour pouvoir en parler différemment à travers des romans policiers qui la mettent en valeur. Dès la sortie de la première aventure de Victor Tarin en 1998, le personnage a trouvé son public.

Donc je partais plutôt confiante ! Cependant, j’ai vite déchanté : beaucoup de dates, de chiffres, de répétitions. Je m’explique. Il est normal qu’il y ait des dates mais entre celles des ouvertures, des différents changements, de transports, de fermetures des différents bagnes, j’ai été perdue et je vous l’avoue, je n’en ai retenu aucune ! Pour ce qui est des chiffres, on vous décrit le nombre de bagnards et même le nombre de chaque catégorie de bagnards, de la solde qu’ils touchaient, du nombre de prisonniers par chaînes, par transports, par banc et ceux pour chaque transport décrit, chaque bagne nommé, pour moi, c’était trop de détails qui m’ont noyée ! Et pour finir des répétitions, le narrateur explique la vie des bagnards par exemple et deux pages plus loin, c’est un bagnard qui le raconte : exactement les mêmes éléments sauf les « il » qui devenaient des « je »…

Et pourtant, non, je n’ai pas abandonné, je l’ai lu jusqu’au bout et heureusement car la dernière partie concerne surtout des histoires d’évasions, des anecdotes sur certains bagnards ! C’était plus de l’histoire romancée et c’était beaucoup plus agréable à lire !

En résumé, si jamais vous avez ce livre entre les mains, je vous conseille de lire les derniers « chapitres » à moins que vous soyez du genre à aimer les chiffres ou que vous voulez faire un exposé sur les bagnes alors là, ce livre est parfait !

♥♥♥♥

La drôle d’histoire du 20e siècle en Bretagne de 1900 à nos jours de Trinka

20 siècle en Bretagne

Voici un livre qu’on a offert à Noël à mon frère, après l’avoir lu, il l’avait laissé ici pour que je le lise. J’étais moyennement emballée… Mais je suis comme ça, on me prête un livre, je le lis ! Je n’ai même pas regardé la 4ème de couverture mais je vous la mets ici :

Apprendre en s’amusant !

Neuf ans après le succès de son premier ouvrage, Ce drôle de 20e siècle en Bretagne, l’auteur nous replonge dans l’histoire de la Bretagne des cinq départements. Il propose une version complètement renouvelée avec de nouvelles informations et de savoureux dessins humoristiques.

Dans ce volume, le lecteur voyagera de 1900 à 2008 en scrutant 135 événements politiques, économiques, sportifs, artistiques, culturels…

1902, l’interdiction du breton ; 1915, la vie au front ; 1941, Nantes soustraite à la Bretagne ; 1964, Tabarly gagne la Transatlantique ; 1980, Plogoff refuse la centrale nucléaire ; 1987, l’ouragan du siècle ; 2008, le conflit pour le maintien de l’hôpital de Carhaix…

Cette actualité est souvent croustillante ou insolite : 1907, création du pâté Hénaff ; 1921, une colonie de compatriotes en Aquitaine ; 1910, des vendanges à Sarzeau ; 1946, invention du kabig ; 1967, interdiction de l’autocollant BZH ; 2007, les gros mots de Sarkozy contre les bretons…

Un voyage passionnant, plein de souvenirs et d’humour, à la redécouverte des 20e et 21e siècles en Bretagne !

Je ne connaissais pas l’auteur et je ne vous donnerais pas la « bio » de tous les dessinateurs mais voici une petite « description » de l’auteur et la liste de ceux qui se sont amusés à illustrer ce livre :

Trinka est l’auteur notamment de Ce drôle de 19e siècle en Bretagne, La drôle d’histoire du Finistère, La drôle d’histoire du Morbihan, Balades en pays de Quimperlé

Cette Drôle d’histoire du 20e siècle en Bretagne est croquée par 14 talentueux dessinateurs bretons : Arno, Belom, Clam, Coicault, Gégé, Grand, Jiluk, Juteau, Martin, Morvan, Nono, Nouveau, Schvartz et Stephan.

J’ai été agréablement surprise par ce livre ! Il est très facile et très accessible ! Une petite histoire (en général) par année, chaque histoire sur une page ! Il se lit donc très vite et n’est pas du tout prise de tête ! On y apprend plein de choses (eh oui, même une bretonne comme moi y a appris plein de choses sur la Bretagne !!) et on passe vraiment un agréable moment avec ce livre !

Je vous aurais bien mis plusieurs extraits mais cet article serait trop long et trop rébarbatif donc je ne vous en mets qu’un ! Et si je suis bretonne, je suis aussi géologue, je vous mets donc l’année 1924, avec son « tremblement de terre » (j’avoue ne jamais en avoir entendu parler avant de lire ce livre) :

1924 : La terre tremble, Le choc du raz-de-marée

Le journal L’Ouest-Eclair titre « Raz-de-marée ou tempête ? ». Selon certaines sources, il y aurait eu un tremblement de terre le 9 février au fond de l’Atlantique provoquant un terrible raz de marée.

Ce cataclysme provoque des dégâts considérables. On ne compte plus les bateaux coulés, les digues arrachées par les flots.

A l’île aux Moines, le débarcadère a complètement disparu sous les eaux. Sur l’île de Noirmoutier, les flots atteignent le pied de l’église. A Concarneau, les cabines de bain ont été emportées par la mer… Un très grand nombre de bateaux sont en détresse et leur équipage menacé.

L’onde de choc de ce raz-de-marée a été telle qu’elle a été ressentie jusqu’au Maroc.

Ouest-Eclair daté du 10 Janvier 1924 écrit que « une dépêche de la Rochelle signale qu’une légère secousse de tremblement de terre a été ressentie à l’heure où s’est produit le raz de marée. Serait-ce l’explication du phénomène ? ».

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