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Les Feux de l’automne d’Irène Némirovsky

Donc pour trouver un livre dont le titre contenait la saison automne, je m’y suis prise à l’avance et suis allée sur le site de la fnac… J’ai trouvé quelques titres… Donc lors d’une séance de « shopping », je suis allée fouiller les rayons pour trouver un de ces livres et j’ai beaucoup aimé la couverture de celui-ci !

Donc je lis la 4ème de couverture :

Qu’est-ce qui peut attirer la belle et sage Thérèse vers Bernard, ce rebelle un peu voyou, qui s’engage à dix-huit ans dès que la guerre éclate ? A son retour, en 1918, avide de vivre cette jeunesse qui lui a échappé, il prend goût à l’argent facile. De cette passion ne peuvent naître que déceptions et souffrances.

Mais ils s’aiment et, lorsque Bernard, prisonnier pendant la Seconde Guerre, est libéré, Thérèse est là, qui l’attend.

Parue en 1948, six ans après la disparition d’Irène Némirovsky – couronnée à titre posthume par le prix Renaudot 2004 pour Suite Française -, cette fresque romanesque, habitée par le climat fiévreux et délétère de l’entre-deux-guerres, est tout autant une peinture cruelle de la bourgeoisie conventionnelle et hypocrite que le portrait plus intime d’êtres en quête d’une impossible liberté.

Allez, c’est décidé, je le prends !

Pour vous dire toute la vérité, je l’ai lu en temps et en heure, je l’ai fini avant l’arrivée de l’automne mais je n’ai jamais pris le temps de faire cet article…

Je ne connaissais pas du tout l’auteur : Irène Némirovsky… Et vous ? Au cas où, je vous mets le petit texte donné dans le livre :

Irène Némirovsky est née en 1903 à Kiev. La révolution d’Octobre pousse sa famille à s’exiler en France. En 1926, elle publie son premier roman, Le Malentendu. Son deuxième livre, David Golder, la rend célèbre. D’autres suivront. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate. Le 13 juillet 1942, Irène Némirovsky est arrêtée par la gendarmerie française, internée au camp de Pithiviers puis déportée à Auschwitz, où elle meurt le 17 août 1942.

Je l’ai lu assez facilement et pourtant j’ai été déçue… Sûrement qu’à me faire trop d’idée sur le contenu du livre, je ne peux être que déçue quand il ne correspond pas à ce que j’espérais ! En fait, je croyais que le livre parlerait surtout de Thérèse… Puis vu comment ça commençait, je me suis dit que ça décrirait la guerre du côté des femmes : celles qui attendent leur mari, leur fils, la débrouille pour se nourrir, survivre…

Mais non, en fin de compte, c’est un mélange d’un peu de tout, pas vraiment de personnage principal, pas vraiment de point de vue précis….

Mais un livre agréable à lire tout de même !

Voici un extrait du début du livre :

On descendait plus bas encore, jusqu’au terre-plein de l’Arc de Triomphe, jusqu’à l’avenue du Bois de Boulogne, jusqu’à l’hôtel de Boni de Castellane, dont les rideaux de soie lilas flottaient aux balcons dans la brise légère. Enfin, enfin, dans une poussière glorieuse les équipages apparaissaient, revenant des courses.

Les familles étaient assises sur leur petite chaise de fer. Elles contemplaient les princes étrangers, les millionnaires, les grandes courtisanes. Mme Humbert croquait fébrilement des chapeaux sur un carnet qu’elle sortait de son sac. Les enfants regardaient, admiraient. Les grandes personnes se sentaient placides, satisfaites, sans envie, mais pleines de fierté : « Pour les deux sous de nos chaises et le prix du métro, nous voyons tout ça, pensaient les Parisiens, nous en jouissons. Nous sommes non seulement spectateurs de la pièce, mais aussi acteurs (de la plus humble figuration), avec nos filles joliment parées, leurs frais chapeaux, notre bagout notre gaîté légendaire. Nous aurions pu naître ailleurs, après tout, songeaient les Parisiens, dans ces pays où de voir seulement les Champs-Elysées sur carte postale tous les cœurs bien nés battent plus forts ! »

♥♥♥♥♥

Les Quatre Saisons d’Ys : Ys en Automne de Martial Caroff

Voici un article que je rapatrie d’un de mes blogs. Je n’ai pas vraiment réussi à le construire mais je le laisse tel quel ! Je ne sais pas si je m’en tiendrais à la 1ère saison ou si je ferais d’autres articles pour les suivantes ! Si vous avez des questions n’hésitez pas, je serais peut-être plus à l’aise à y répondre qu’à faire cet article !

Les personnages principaux :

Quentin Le Louarn…

Son environnement que ce soit sa maison, son bureau, sa copine le décrit aussi bien qu’une simple description. C’est un thésard en paléontologie qui va se retrouve mêlé à l’enquête car le 1er cadavre était l’une de ses connaissances, que son esprit de déduction va aider les flics et qu’il est un des seuls à supporter Bruno Krafft !

Extrait du livre :

Puis il releva son long torse maigre en baillant et jeta un regard circulaire dans sa petite chambre engorgée où les polars s’élançaient en colonnes branlantes vers l’infâme plafond flavescent, où des ouvrages historiques et philosophiques jonchaient le dallage caramel, où béaient des placards sans porte dans lesquels l’intégrale de Buck Danny accompagnait les 543 premiers numéros du Journal de Mickey… Une telle quantité de bouquins, classeurs et papiers divers couvraient les murs que l’on ne distinguait plus le motif de la tapisserie, ce qui valait d’ailleurs mieux. Divers objets innommables s’empilaient sur la grande table en Formica qui faisait généralement office de bureau, mais savait aussi se transformer parfois en lit d’amour… pressé. Au total, ce n’était pas un franc désordre, mais plutôt une manière de rangement personnalisé.

Satisfait de son coup d’œil, il se leva d’un bond, se coula dans son jean bimensuel et couvrit sa maigre poitrine de tousseux du sweat hebdomadaire, décoré d’un Obélix débonnaire. Il traversa au pas de course un salon qu’ancrait une gigantesque cheminée antédiluvienne, un salon aussi engorgé de bouquins que l’était la chambre et où trônait, au centre d’une étagère réservée, un Rabelais illustré du XVIIIè siècle qu’il avait payé un prix fou lors d’une vente spécialisée à Quimper. Il se prépara dans le coin cuisine un bol de café qu’une fois chaud il conduisit dans la salle à manger attenante pour y tremper ses deux tartines-beurre-demi-sel-plus-confiture-de-mûre-faite-par-maman. On a ses habitudes. Un petit coup d’eau fraîche sur le duvet facial mode Gainsbourg et le voilà parti.

Bruno Krafft…

Difficile à cerner ce personnage… Même en rassemblant petit élément par petit élément qui sont éparpillés dans le livre, il est difficile de s’en faire une image ! On croit l’avoir compris et un élément nous fait changer de vision… C’est un lorrain perdu en Bretagne donc difficile pour lui d’enquêter surtout sur des crimes qui ont l’air d’avoir un rapport avec d’anciennes légendes bretonnes ! Heureusement que son collègue Jacky Le Moine et Quentin sont là pour le guider.

Extrait du livre :

Ils descendirent en même temps. L’un fit claquer la portière, l’autre la referma délicatement. De taille moyenne tous les deux, ils étaient pourtant parfaitement dissemblables. Jacky était habillé, rasé, peigné avec soin : pompes cirées perméables, costard-cravate et raie à gauche sous un ciré ruisselant. Bruno, lui, était efflanqué comme un loup à la sortie de l’hiver et godillé comme l’as de pique. Depuis des grolles dégueulasses de docker, s’élançait un jean délavé et déchiré vers une pelure en cuir noir écaillé, au pinacle duquel brillait l’extrémité d’une gitane maïs, ceinte d’une courte barbe sombre. Et des yeux ardoisés, sous une tignasse en broussaille, brûlaient.

Sur le site internet consacré à l’auteur, et même pour ceux qui le connaissent un peu l’auront remarqué, on explique que Martial Caroff est un mélange de ses deux personnages. Je confirme ! et que ça soit physiquement ou psychologiquement ainsi que dans les centres d’intérêts et les notions de rangements !

Un passage que j’aime beaucoup :

Une fois dehors, la pluie les accueillit à gouttes redoublées.

– On fait quoi maintenant ? s’enquit Jacky.

– On va chez le Dédé, rue des Palais.

En voyant la moue que fit son ami, il ajouta :

– Ne me dis pas que trois gouttes de pluie te font peur, à toi, l’habitant de cette ville d’eau, à toi, dont chaque radicelle de la lignée trempe dans cette terre palustre, en permanence baignée par la mer et arrosée par les cieux ?

Il saisit tout à coup son collègue par les bras et, le secouant comme un prunier, il se mit à crier :

– Et là aussi, dans le sol, le sous-sol, sur ces pavés, dessous, partout, de l’eau partout. Pourtant (il lui prit une poignée de cheveux), pourtant, te débarrassera-t-elle du sang qui te poisse la tête depuis hier, Breton ?

Bruno tint de ses deux mains les pans de son blouson écartés et offrit son corps et son visage tourmenté à la pluie.

Puis il s’apaisa tout aussi soudainement qu’il s’était excité. S’approchant de Jacky, il lui murmura à l’oreille :

– Tu sais, il y a quelque chose de vraiment sale ici, quelque part, dans la tête de quelqu’un. Et pour nettoyer ça, même les eaux mêlées du ciel et de la mer ne suffiraient pas.

Puis :

– Allez, viens. Fais pas gaffe, je commence à débloquer.

Il ajouta en regardant les eaux gonflées du large :

– Pourvu que la digue n’en fasse pas autant…

4ème de couverture :

En ce jour d’automne 2001, il ne pleut pas sur la Ville d’Ys. Antoine de Nervèze, Professeur de littérature grecque à l’Institut de Recherche sur les Langues et les Civilisations Disparues (IRLCD), interprète la mort de Socrate sur la scène du Grand Amphi. Totalement pénétré de l’esprit du philosophe, il prononce ses dernières paroles avant de mourir comme lui, empoisonné.

Et ce n’est que le début : d’autres morts suivront, toutes aussi mystérieuses…

C’est alors que déboule le lieutenant Krafft dans sa bagnole noire, serrant dans son étau labial un cadavre de clope couleur bile qui, lamentablement, gît sur son menton… Le sombre policier résoudra-t-il l’énigme qui s’offre à lui ? Sans doute mais ce sera difficile. D’autant plus que les impulsions de l’assassin semblent trouver leur source dans les brumes du lointain passé de l’ancienne Ville d’Ys, à l’époque où Dahut, la princesse maudite, reçut du Ciel le prix de ses errements. L’irascible enquêteur sera épaulé par Quentin Le Louarn, un jeune paléontologue féru de littérature ancienne, qui se chargera de découvrir les motivations symboliques de la monstrueuse réincarnation. »

Premier volet d’une tétralogie intitulée Les Quatre Saisons d’Ys, ce premier volume est peuplé d’étonnants personnages aux extravagantes activités. Roman iconoclaste, il s’ouvre par une plongée dans un VIè siècle légendaire, se poursuit par une enquête policière enfumée, ponctuée de crimes déments, avant de se perdre, en pleine tempête, dans une hallucinante course poursuite autour des bassins mythiques de la Nouvelle Ys.

Jeune enseignant-chercheur à l’Université de Bretagne Occidentale, Martial Caroff est spécialisé dans l’étude des magmas. Ys en Automne est son premier roman.

♥♥♥♥♥

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