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L’Ami Retrouvé de Fred Uhlman

J’avoue avoir choisi ce livre car c’est le seul livre d’un auteur en U que j’ai trouvé. Je l’ai emprunté au CDI en fin d’année scolaire. La documentaliste m’a dit que c’était un livre souvent étudié au collège. Mais je ne connaissais pas du tout ! J’ai eu un peu peur qu’il soit, je ne sais pas trop comment dire… « enfantin » (ce n’est pas le terme mais on va faire avec !).

Voici la 4ème de couverture :

Lorsque je lus pour la première fois L’ami retrouvé de Fred Uhlman, j’écrivis à l’auteur que je considérais cette oeuvre comme un chef-d’œuvre mineur, qualificatif qui exige peut-être une brève explication. Il avait trait à la petite dimension du livre et à l’impression qu’en dépit de ce qu’il avait pour thème le plus affreuse tragédie de l’histoire humaine, il était écrit dans un ton mineur plein de nostalgie.

De par son format, L’ami retrouvé n’est ni un roman ni une nouvelle, mais un récit. Le volume et la qualité panoramique du roman lui font défaut, mais ce n’est pas non plus une nouvelle parce que celle-ci traite généralement d’un épisode, d’un fragment de vie, alors que le récit aspire à être quelque chose de plus complet : un roman en miniature. Fred Uhlman y réussit admirablement, peut-être parce que les peintres savent comment adapter la composition à la dimension de la toile.

Il réussit également à prêter à son récit une qualité musicale obsédante et lyrique à la fois. « Mes blessures, dit son héros, Hans Schwarz, ne sont pas cicatrisées, et chaque fois que l’Allemagne se rappelle à moi, c’est comme si on les frottait de sel. » Ses souvenirs sont cependant imprégnés de son désir « des collines bleuâtres de la Souabe, pleines de douceur et de sérénité, couvertes de vignobles et couronnées de châteaux ». Il est chassé d’Allemagne, ses parents sont acculés au suicide, et pourtant l’arrière-goût qui subsiste du récit est le bouquet du vin de la région dégusté dans les auberges aux sombres boiseries des rives du Neckar et du Rhin…

Arthur Koestler

Né à Stuttgart en 1901, Fred Uhlman est avant tout artiste peintre. Il réside en Grande-Bretagne où il a écrit L’ami retrouvé en 1960.

Dès le début de ma lecture, j’ai compris pourquoi on le donnait à lire à des collégiens : livre peu épais en caractères assez grands, style facile à lire et l’histoire bien sûr ! Cette recherche d’amitié, trouver quelqu’un qui nous comprenne, qu’on puisse admirer, avec qui on peut tout partager : idées, passions, secrets !

Ici, c’est un peu poussé à l’extrême, le personnage principal a une très haute idée de l’amitié, une soif d’absolue que j’ai un peu de mal à imaginer chez un « enfant » de cet âge…

Le contexte historique est aussi bien particulier (influence grandissante d’Hitler) même si elle n’est pas vraiment mise en avant ! Ulhman s’en sert juste comme toile de fond pour faire comprendre cette amitié particulière entre un enfant juif et un enfant allemand de la haute société !

En résumé, petit roman touchant, bien écrit dont on ne comprend le titre qu’à la dernière phrase !

♥♥♥♥♥

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