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La nuit de l’Amandier de Françoise Bourdon

Voici le 2ème livre des 6 prêtés ! Comme toujours je suis en retard dans mes « critiques » car j’en ai lu 5 sur 6 et que je les ai rendu ! Enfin bref, pas grave ! Pour commencer, voici la 4ème de couverture :

Au cœur des champs d’amandiers, ces arbres millénaires, Françoise Bourdon signe une ode éternelle à la Provence.

Haute Provence, 1890. Anna, jeune amandière, se croyait promise à Martin, héritier d’un riche producteur aptésien de fruits confits. Mais, sans explication, celui-ci épouse une fille de notables. Seule sa passion pour les amandiers donne désormais un sens à la vie d’Anna. Lorsqu’elle rencontre Armand, pâtissier amoureux des traditions provençales, la jeune femme réalise un vieux rêve et fabrique le meilleur des nougats. Elle croit avoir retrouvé le bonheur. Mais la guerre et une lettre de Martin bouleversent sa vie de femme, de mère, d’épouse…

Des Ardennes à la Provence, Françoise Bourdon a su puiser le meilleur pour écrire ses romans marqués de sa plume sensible. La Forge au Loup, La Cour aux paons, Les tisserands de la Licorne, Le Vent de l’aube et Les Chemins de garance ont passionné des lecteurs toujours plus nombreux.

J’aime beaucoup les romans régionaux même si je connais mal cette région et que je n’y connais rien aux amandiers, cette 4ème de couverture m’a beaucoup intéressé et je me suis lancé tête baissée dans cette lecture.

Je vous mets un petit extrait ! J’ai aimé le style de l’auteur et ces parties sur les amandes et les amandiers sont très prenantes :

Ils étaient huit autour de la table, avec leurs voisins Blache, fort occupés à dégover, et l’ambiance était joyeuse. Il s’agissait de débarrasser les amandes de leur péricarpe, à la lueur des lampes à pétrole qui éclairaient bien mieux que les traditionnelles caleus, les lampes à huile.

Seul grand-père Anselme se tenait à l’écart près de la cheminée dans laquelle un bon feu ronflait. Il aurait fait beau voir qu’il participât à ce qui demeurait pour lui « un travail de femme ». Aimé Donat, pour sa part, ne refusait pas de « donner la main », sans oublier de verser à ses hôtes du semoustat1 dans les gobelets en verre coloré qui venaient de son épouse. Chaque fois qu’elle contemplait leurs reflets, Anna se disait qu’Allegra était un peu parmi eux.

Les mains s’affairaient, habiles, à ôter au couteau la gove, l’écale verte entourant les coquilles des amandes. Les plus âgés racontaient des histoires du temps passé, quand il y avait encore des loups sur les pentes du Ventoux. Anna travaillait vite et bien, sans regarder ses doigts, de même que Brune ou Augusta Blache. Les enfants et les hommes étaient plus malhabiles. Le travail avançait bien quand même, et le tas de calagues, les coques vertes entourant les amandes, grossissait.

Même si on ne connait pas le vocabulaire, on n’est pas perdu ! On se laisse facilement entraîner par l’histoire d’Anna, ses joies, ses peines, on est conquit par sa force de caractère, sa beauté, son intelligence !

En tous les cas, un roman que je vous recommande chaudement !!

♥♥♥♥

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