Archives de la catégorie ‘Spiritualité’

Mange, prie, aime de Elizabeth Gilbert

Couverture Mange, prie, aime

J’ai acheté ce livre car j’ai adoré le film. D’ailleurs, c’est étrange car je m’en souviens peu juste une impression de bien-être et de ravissement. Je me suis donc dit que cette impression allait être décuplée à la lecture de ce roman.

Et puis, c’était le bon moment pour moi, de lire ce livre.

Je ne vais pas vous cacher que j’ai été déçue par la 1ère partie. Est-ce que je ne me reconnaissais pas dans l’Italie dans cette débauche de goinfrerie. La seule chose qui m’a plu, c’est cette envie d’apprendre une langue et quoi de mieux que l’immersion dans un pays pour l’apprendre vite. Cependant, je comprends que cette étape ait été nécessaire et même primordiale dans la reconstruction d’Elizabeth. Elle devait reprendre des forces, son corps devait devenir plus résistant pour pouvoir accomplir le reste.

Bizarrement, c’est la 2ème partie qui m’a le plus séduite. Pourtant, moi et la méditation… Je n’ai jamais été attirée par le yoga mais je me suis reconnue dans Liz qui se pose beaucoup de questions, qui se demande si elle fait bien les choses, qui se bat avec elle-même pour être en paix. Là, c’est son âme qui s’est apaisée même si ce n’était que le début du voyage en quelque sorte.

Et nous arrivons à la 3ème et dernière partie, Liz continue à fortifier son âme mais plus auprès d’un guru, yogi dans un ashram mais auprès d’un sorcier-guérisseur un peu fou mais tellement attachant. Je suis tombée amoureuse de ses rencontres de Mario à Judhi, de Wayan à Tutti, de Ketut Liyer à Nyoman (eh oui, même elle). Je ne connais pas Bali ni ses habitants mais dans les descriptions de Liz, je voyais leur sourire, leur sérénité, leur soleil intérieur, leur beauté. Cela m’a plus touchée que son histoire d’amour avec Felipe (même si quelle femme ne rêve pas de rencontrer un homme comme lui ??). Mais toutes ces rencontres lui ont permis de guérir son cœur et d’enfin être complète.

Ce livre m’a fait du bien ! Aurai-je pu faire ce que Liz a fait ? Non. En tous les cas, pas de la même façon. Et je ne connais pas grand monde qui le pourrait financièrement et même mentalement (partir seule pendant un an, c’est beaucoup).

Mais ce voyage, je le fais à ma façon et apparemment les parties 1 et 2 emmêlées. Je me réapproprie mon corps, je n’ai pas encore mon poids de forme mais finis de ces « kilos émotionnels » et je veux continuer sur cette voie. Pour la ère fois, je suis partie seule en vacances. Pas facile pour moi, je vais à l’encontre même de ma personnalité et je me fais violence. Mais j’ai décidé de me faire plus confiance, d’avancer seule vu que j’en suis capable et de croire en moi. Quant à mon cœur ?… Je crois que je ne suis pas encore vraiment prête pour la dernière étape. Je fais de chouettes rencontres amicales mais ma carapace n’est pas encore entièrement tombée. Quand elle le sera, j’espère rencontrer et reconnaître mon Felipe…

Vous comprenez maintenant pourquoi c’était le bon moment pour moi et ce livre. Je le laisse derrière moi en espérant qu’il fera autant de bien au prochain lecteur.

♥♥♥♥

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Erosions de Meriam Berké

Couverture Erosions

Lors d’une Masse Critique sur le site Babelio, j’ai repéré ce titre qui est plutôt adapté pour une géologue et j’ai été intriguée par la description :

Dans un monde antique imaginaire, quelque part entre le Croissant fertile et les confins chinois… Milan est devenu Forgeron et Voyageur, puis chef des Tafdust et meneur de caravane. Alors que le désert gagne, il doit voyager toujours plus loin pour les échanges indispensables à la survie du clan. Mais chemin faisant, il découvre peu à peu que le reste du monde n’est pas gouverné par les certitudes immuables et les traditions du clan. Son amour pour Azerole, la prêtresse sacrée, y survivra-t-il ?

Je remercie Babelio et les éditions du non-agir pour ce partenariat. Je ne connaissais pas cette maison d’édition et j’ai beaucoup aimé le format et la présentation du livre. Sa 4ème de couverture est des plus succinctes :

C’est un conte, un fantasme, un souvenir d’oasis et de déserts, un exorcisme.

C’est une histoire de fin de civilisation, c’est une histoire d’amour.

Ca s’est passé là-bas il y a très, très longtemps, ça se passe ici, aujourd’hui.

Du coup, je ne savais plus trop dans quoi je m’engageais…

La première chose qui m’a frappé quand j’ai commencé ma lecture, c’est la poésie et le mystère qui se dégageaient de ces mots.

On n’arrive pas à se situer ni dans l’espace ni dans le temps. D’ailleurs le « calendrier » est obscur : on commence au « Quinzième cycle, Première époque, quatorzième année »…

Au début, on ne sait pas trop ce qu’il se passe, on sait juste que c’est quelque chose d’important. Et apparemment, peu de personnes sont dans le secret… On prépare cinq filles qu’on nous décrit : Bouche-d’Or, Séjour-Heureux, Ecureuil, Ebène et Azerole. Elles vont partir en voyage ce qui n’est pas habituel mais pour où ?

La suite nous est racontée par Milan de Tafdust et Azerole originaire de Haknir, narrateurs tour à tour ou presque. Nous ne savons toujours pas dans quelle région nous sommes (les noms des différentes maisons ne nous aident pas) mais nous commençons à découvrir les us et coutumes de ces habitants.

Ces maisons fonctionnent plus ou moins avec un système de castes très hiérarchisées et chaque caste a sa fonction. Les plus importants sont les Dames qui vivant sur les terrasses et qui s’occupent de la religion et les Sires qui sont les seuls à voyager et qui s’occupent du commerce. Mais il y a aussi les Laboureurs et les Obscurs (en gros les travailleurs et les esclaves). Cependant, on parle aussi des Forgerons, Tisserand, etc… Pas toujours facile de s’y retrouver : Milan par exemple devient un Sire et un Forgeron. Plus que ça même…

Si ce sont Azerole et Milan qui racontent cette histoire, c’est parce qu’ils sont les Tsichë et Taïtao de Tafdust mais aussi Terreciel et Eau, Génissaigle et Crocodile… Franchement, pas facile de s’y retrouver…

Ayant fini cette lecture, je ne peux pas vous dire que j’ai tout compris, ni même que j’y ai compris grand chose. J’ai tout de même été touché par cette histoire et surtout ce lien entre Milan et Azerole. Un livre presque mystique…

♥♥♥♥♥

Encore merci à Babelio et à sa Masse Critique et aux éditions du Non-Agir pour ce partenariat.

masse_critique 

Mon testament spirituel de Sœur Emmanuelle recueilli par Sofia Stril-Rever

La personne et la personnalité de sœur Emmanuelle m’a toujours intriguée et fascinée ! Elle était tellement vive, heureuse, atypique !

Ayant trouvé ce livre chez mes grands-parents, je l’ai emprunté en espérant comprendre ou au moins découvrir quelques facettes de cette personne et je l’avoue aussi essayer de trouver des réponses à quelques questions que je me pose depuis environ un an…

Voici la 4ème de couverture :

« L’existence sur terre est une succession de joies et de peines, ce qui signifie tantôt le bonheur, tantôt la tristesse.

Dans ce Testament spirituel, j’ai tenté de transmettre l’expérience merveilleuse de ce qui a été pour moi le plus important, le plus beau, le plus enthousiasmant dans ma vie : la rencontre du Dieu-amour. Je crois que Dieu est amour, que la vie humaine tout entière peut en recevoir à chaque instant une heureuse légèreté dans sa marche vers la lumière. »

Déjà cette 4ème de couverture nous montre la vision particulière que Sœur Emmanuelle avait de Dieu : Dieu-amour ! Si on a aimé du fond de son cœur, partagé cet amour, donné sans rien attendre en retour, aidé les autres parfois par un simple sourire, on a partagé l’amour de dieu et on mérite le paradis ! Pas besoin de prier pour communier avec Dieu, aimer suffit…

Voici un extrait pour vous montrer une autre vision qu’elle a de Dieu :

La bonté inépuisable de Dieu, je me la représente comme la bonté d’un cœur de mère. En Dieu notre père, j’aime méditer cette autre qualité plus maternelle de l’amour s’exprimant dans la tendresse délicate de la femme pour son enfant.

Qui a fait naître dans le cœur de la femme le sentiment maternel ?

C’est Dieu qui l’a inspiré.

Dieu est la source de l’amour maternel.

C’est en ce sens que j’aime tant Dieu au féminin, créateur de tout ce qui est maternel chez la femme.

Après le Dieu-amour dont on peut avoir entendu parler (« Dieu est amour » est une phrase qui revient quand même souvent), voici Dieu-femme ! Ce n’est plus Dieu le père mais Dieu la mère ! Etrange, non ? On pourrait presque se dire qu’elle croyait en la Déesse mère plus qu’en Dieu !

Je pense que c’est pour ça qu’on appréciait Sœur Emmanuelle ! Elle ne donnait pas une vision rigide de Dieu, elle ne nous condamnait pas si on n’y croyait pas. C’était quelqu’un de généreux et de vraiment sympathique ! Cela ressort de ce livre !

Au départ, j’étais un peu déçue… Sentant la mort approchée, elle parle surtout de l’éternité, de réincarnation et justement, d’une vision un peu rigide de Dieu. Et au lieu de répondre à mes questions, elle me faisait encore plus douter ! Puis au fur et à mesure, elle parle de sa vocation et cela confirme bien que ce n’était pas une sœur comme les autres ! Trop coquette et trop passionnée, si elle ne s’était pas fait sœur, elle se serait perdue dans ses passions et son amour des hommes car elle savait qu’elle n’aurait pas pu en aimer qu’un et qu’elle aurait été malheureuse ! En prenant, l’habit de sœur, elle a abandonné sa coquetterie et une bonne partie de ses passions, en offrant son amour à Dieu, elle a su se consacrer qu’à Lui et faire grandir cet amour pour aider le plus grand nombre !

Elle n’a pas réussi à me faire croire en Dieu, elle n’a pas répondu à mes questions mais avec ce livre, elle m’a permis de la connaître un peu plus et de confirmer l’impression que j’avais d’elle et de faire grandir le regret de ne pas l’avoir rencontrée… C’est une personne avec qui j’aurai aimé discuter !

Vous conseillez ce livre ? J’avoue que je ne le sais pas… Je pense que c’est un choix trop personnel pour vous influencer dans un sens ou dans l’autre !

♥♥♥♥

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