Archives de la catégorie ‘Nouvelles’

13 à table ! de Collectif

Couverture 13 à table !

J’ai pris ce livre car il est au profit de Restos du Cœur et le plus, c’est qu’il pouvait me permettre de découvrir la plume de certains auteurs. Voici la 4ème couverture :

13 des plus grands auteurs français actuels pour 13 nouvelles autour d’un thème commun : un repas. Intrigues policières, réunions de famille qui dérapent, retrouvailles inattendues… Du noir, de la tendresse, de l’humour, de l’absurde, à chacun sa recette.

13 repas à déguster sans modération, alors à table !

Nous commençons par Olympe et Tatan de Françoise Bourdin auteur que j’aime bien. J’avoue que cette nouvelle m’a fait penser à certains repas de famille et que j’ai beaucoup aimé la chute !

La suivante est Maligne de Maxime Chattam. Je crois que je ne l’ai jamais lu mais il m’attend dans ma PAL. Malheureusement, cette nouvelle ne m’a pas convaincue et c’est celle que j’ai le moins aimé…

La 3ème nouvelle est Nulle, nullissime en cuisine d’Alexandra Lapierre que je ne connais absolument pas. J’ai aimé son ton, son style et la fin. J’essayerai de découvrir ses autres écrits.

Nous continuons avec Un petit morceau de pain d’Agnès Ledig, encore une découverte et une belle découverte ! J’ai été très touchée par cette nouvelle. Là, encore, j’ai bien envie de relire cette auteur !

 La suivante est Mange ton dessert d’abord de Gilles Legardinier. Je l’ai découvert récemment et je n’ai pas été entièrement séduite… Là, j’aime bien son titre mais je reste dubitative face à ma lecture. En tant que « nouvelle », je n’ai pas aimé mais si je la prend comme une histoire, un souvenir, là, on peut dire que j’ai aimé.

La 6ème nouvelle est encore une découverte : Une initiative de Pierre Lemaître. Là, je suis perplexe… J’ai aimé l’idée mais pas tout à fait convaincue par la façon de la traiter et j’ai été déçue par la fin.

Nous continuons avec Marc Lévy qu’on n’a plus besoin de présenter et sa nouvelle Dissemblance. Un thème un peu plus dur et difficile mais j’ai beaucoup aimé lire cette nouvelle même si elle détonne par rapport aux autres.

Nous poursuivons avec un autre incontournable : Guillaume Musso et sa nouvelle Fantôme. Là encore, j’ai aimé, j’ai été prise dans l’histoire presque déçue que ce ne soit qu’une nouvelle…

Nous repassons à une découverte pour moi : Jules et Jim de Jean-Marie Périer. Le titre me fait bien sûr penser au film et j’ai été séduite par cette nouvelle même si je me doutais un peu de la tournure qu’elle allait prendre.

L’auteur de la suivante m’a touchée par Elle s’appelait Sarah, j’avais donc hâte de lire Le Parfait de Tatiana de Rosnay. J’ai apprécié cette lecture, je ne sais pas comment Monique fait pour supporter Mamie et j’ai aimé la fin même si elle est un peu « cynique »…

Pour la nouvelle qui suit, je ne connais que le nom de son auteur : Eric-Emmanuel Schmitt. La part de Reine est la nouvelle qui m’a le plus touchée. Elle est triste mais elle fait réfléchir sur la nature humaine, la part d’humanité chez les animaux, la générosité, etc, … Elle m’a donné envie de lire cet auteur.

Les deux dernières nouvelles sont d’auteurs qui ne me sont pas inconnus. Franck Thilliez avec Gabrielle : une belle nouvelle sur la nature mais aussi sur la « folie », une nouvelle touchante… Et enfin Bernard Weber Langouste Blues qui permet de finir sur une note un peu plus drôle.

Je ne vais pas vous en dire plus sur ces nouvelles mais cet ouvrage a parfaitement rempli son rôle en me faisant découvrir de belles plumes et l’avantage des nouvelles, c’est que c’est rapide à lire ! Un livre que je vous conseille !

♥♥♥♥

Publicités

Déchirures de Sire Cédric

Couverture Déchirures

Après avoir lu quelques romans de Sire Cédric, j’avais envie de découvrir ses « écrits de jeunesse », j’ai donc acheté Déchirures et Dreamworlds ne sachant pas trop à quoi m’attendre. Je savais juste que c’était des nouvelles et que c’était différent de ce que j’avais déjà lu. J’ai commencé par Déchirure dont voici la 4ème de couverture :

Imaginez que vous rencontriez un démon dans un bar très particulier… ou d’étranges créatures hybrides sur une autoroute déserte…

Savez-vous que certains fantômes jouent de la harpe avec des rayons de lune ? Que des créatures infernales sévissent au sein d’un groupe de black métal ?

Voici neuf histoires à glacer le sang, où se croisent démons, sœurs jumelles ennemies et fantômes romantiques. Dans cet univers sanglant, poésie et horreur s’unissent – le temps d’une valse mortelle.

J’aime beaucoup le style de Sire Cédric et je m’y suis habituée, j’ai donc été quelque peu surprise car le style de ses nouvelles est différent. Voici un extrait pour que vous vous fassiez votre propre avis :

Mais le prieuré le plus proche se trouvait de l’autre côté de la forêt, et nul tonsuré ne vint jamais l’inquiéter. En fin de compte, dans ces temps un peu sauvages, O était une des plus chanceuses créatures de la triste Création. Elle se contentait d’exister, sans prêter attention à la course des saisons, ou au contraire en ayant une conscience aigüe des oracles du vent et de la sève chantant dans l’écorce des arbres imperturbables.

Les nuits, elle errait dans les chemins désertés, sans que ses pieds ne dérangent le tapis de brume, et elle escaladait un pic rocheux inaccessible à bien des hommes, où même les aigles ne nichaient pas, et elle s’asseyait sur la roche pour observer le disque rond de la lune, le cercle qui écrivait son nom dans les cieux. Elle seule voyait le fils d’argent qui tombaient de la lune sur le monde de mortalité, et les coinçant entre ses doigts elle jouait des mélodies qui faisaient hurler d’amour les loups et fendaient le cœur des hommes dans leur sommeil. Et en ces instants elle chantait, mais les rares à avoir jamais entendu ce chant sont morts avec un sourire sur le visage, ou bien leurs cheveux ont blanchi la nuit achevée, et ceux-là n’ont jamais retrouvé totalement leur esprit.

Certaines nouvelles m’ont touché plus que d’autres. J’ai choisi un extrait de Nenia car c’est la nouvelle que j’ai préféré, je l’ai trouvé plus poétique, plus magique. J’ai aussi aimé Hybrides qui a pour base des légendes indiennes. Mais je ne vais pas toutes vous les citer…

Si le style de Sire Cédric est différent dans ses nouvelles (mais aussi selon la nouvelle), il me plaît toujours autant. Je ne vais pas cacher qu’il y a parfois un peu trop de débauche de sang, de gore, de trash (je pense à la nouvelle Deathstars notamment) et que si on lit les nouvelles d’une traite, on peut avoir une impression de répétitions. En effet, plusieurs d’entre elles sont liées, les mêmes thèmes sont souvent abordés. Cependant, cela ne m’a pas dérangé car cela m’a juste donné l’impression que le format nouvelle était un peu étriqué pour l’auteur et qu’il avait besoin de plus de longueur pour totalement s’exprimer. Et les thèmes sont des thèmes qui lui tiennent à cœur car on les retrouve parfois dans ces romans.

En résumé, je ne regrette pas d’avoir lu ce recueil et je suis contente d’avoir Dreamworld pour poursuivre cette découverte. Ces nouvelles montrent le potentiel de l’auteur et l’étendue de son imagination. Il puise dans différents «mythes et légendes » (légende indienne, vampirisme, démonologie, etc…) et aborde différentes notions (gémellité, haine, croyance, etc…). Bref, je vous conseille cette lecture même si je rajouterai « âme sensible s’abstenir » ! ^_^

♥♥♥♥

Le poids du papillon de Erri De Luca

Couverture Le poids du papillon

Je remercie Livraddict et les éditions Folio pour ce partenariat. J’ai été intriguée par le titre et la 4ème de couverture :

Quelque part dans les Alpes italiennes, un chamois domine sa harde depuis des années. D’une taille et d’une puissance exceptionnelles, l’animal pressent pourtant que sa dernière saison en tant que roi est arrivée. En face de lui, un braconnier revenu vivre en haute montagne, ses espoirs en la Révolution déçus, sait lui aussi que le temps joue contre lui. Sa dernière ambition de chasseur sera d’abattre le seul animal qui lui ait toujours échappé. Et puis, face à ces deux forces, il y a la délicatesse tragique d’une paire d’ailes, cette « plume ajoutée au poids des ans ».

Quelques mots sur l’auteur :

Erri De Luca est né à Naples en 1950 et vit aujourd’hui près de Rome. Venu à la littérature « par accident » avec Pas ici, pas maintenant, son premier roman mûri à la fin des années quatre-vingt, il est depuis considéré comme l’un des écrivains les plus importants de sa génération, et ses livres sont traduits dans de nombreux pays.

En 2002, il a reçu le prix Femina étranger pour Montedidio.

Un petit extrait :

Sa mère avait été abattue par un chasseur. Dans ses narines de petit animal se grava l’odeur de l’homme et de la poudre à fusil.

Orphelin avec sa sœur, sans troupeau voisin, il apprit seul. Adulte, il faisait une taille de plus que les mâles de son espèce. Sa sœur fut emportée par un aigle un jour d’hiver et de nuages. Elle s’aperçut qu’il planait au-dessus d’eux, isolés sur une pâture au sud, là où subsistait un peu d’herbe jaunie. Sa sœur voyait l’aigle même sans son ombre à terre, sous un ciel bouché.

C’était sans issue pour l’un des deux. Sa sœur se mit à courir, donnant l’avantage à l’aigle, et elle fut attrapée.

Resté seul, il grandit sans frein ni compagnie. Quand il fut prêt, il partit à la rencontre de la première harde, défia le mâle dominant et fut vainqueur. Il devint roi en un jour et en duel.

C’est en fait la première page de ce court récit. Je ne vais pas vous cacher que j’ai été déçue, je m’attendais à plus de poésie… J’ai surtout apprécié les passages décrivant le point de vue et les pensées du chamois, j’ai moins aimé ceux concernant l’homme. Bien sûr, on ne peut pas s’empêcher de faire le parallèle entre ces deux êtres. Mais pour moi, la poésie n’était que dans la nature donc seulement dans la moitié du récit… De plus, je m’attendais à cette fin, pas poussée à ce point mais je savais, comme si c’était la seule fin possible.

Peut-être que c’est parce que je n’aime pas la chasse que je n’ai pas été touchée ? En fait, je pensais avoir plus le cœur serré que ça. Le seul moment où j’ai ressenti cela, c’est l’épisode où le braconnier tire sur un bouquetin et qu’en fait, c’est une mère avec un petit et qu’après cela, il décide de ne plus chasser de bouquetin…

Ce court récit est suivi d’un autre texte d’une dizaine de pages Visite à un arbre. On retrouve le même style, la même poésie mais là encore il m’a manqué un petit quelque chose…

Un joli livre qui ne m’a pas touchée mais qui mérite d’être lu, il vous parlera peut-être plus qu’à moi.

LA

Folio

♥♥♥♥♥

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig

Si je me souviens bien, j’ai acheté ce livre pour un Challenge ABC, challenge que je n’ai jamais réussi à finir ! hihi Donc je l’ai surtout choisi pour l’initiale de l’auteur !

Mais j’ai tout de même lu la 4ème de couverture avant de l’acheter :

Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée… Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue  d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

Je ne connaissais pas du tout l’auteur alors j’ai lu l’introduction qui nous donne plein d’infos sur lui mais comme elle est un peu longue, j’ai essayé de vous la résumer ici :

Stefan Zweig est né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche. Il y fit ses études, et, à 23 ans, fut reçu docteur en philosophie. Il fit ses débuts avec de jolis poèmes où dominait l’influence de Hofmannsthal et de Rilke. Parmi ceux-ci, notons « Cordes d’argent »(1900) et « Les Guirlandes Précoces »(1907). Passionné de théâtre, il se mit bientôt à écrire des drames : « Thersite »(1907), « La Maison au bord de la mer »(1911). Mais Stefan Zweig jugeait que « la littérature n’est pas la vie », qu’elle n’est « qu’un moyen d’exaltation de la vie, un moyen d’en saisir le drame de façon plus claire et plus intelligible ».

En 1904, il alla à Paris, où il séjourna à plusieurs reprises et se lia d’amitié avec les écrivains de l’Abbaye. Infatigable voyageur, toujours en quête de nouvelles cultures : il vécut à Rome, à Florence, en Provence, en Espagne, en Afrique, il visita l’Angleterre, parcourut les Etats-Unis, le Canada, Cuba, le Mexique et passa même  un an aux Indes. Ce qui ne l’empêchait pas de poursuivre ses travaux littéraires, sans effort puisqu’il dit : « Malgré la meilleure volonté, je ne me rappelle pas avoir travaillé durant cette période. Mais cela est contredit par les faits, car j’ai écrit plusieurs livres, des pièces de théâtre qui ont été jouées sur presque toutes les scènes d’Allemagne et aussi à l’étranger… ».

Les multiples voyages de Zweig devaient forcément développer en lui l’amour des lettres étrangères et surtout des lettres françaises. Il le manifesta par des traductions remarquables de Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, de Verhaeren, de Suarès, de Romain Rolland.

Lorsque éclata la 1ère Guerre Mondiale, Zweig, ardent pacifiste, fut profondément marqué par cette guerre, elle lui inspira de violentes protestations (« Jérémie », 1916). Il explique d’ailleurs tout cela avec ferveur dans « Le Monde d’Hier ». Il quitta Vienne en 1919 et vint s’installer à Salzbourg, d’où il écrivit beaucoup de ses nouvelles les plus célèbres, telles « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme », « Amok », « La Confusion des Sentiments », « La Peur »… Puis suivit la série de ses écrits biographiques, où il acquit d’emblée une certaine autorité avec son « Fouché ».

Mais hélas, Hitler et ses nazis s’emparent du pouvoir en Allemagne et les violences contre les réfractaires s’y multiplient. Bientôt l’Autriche, déjà à demi nazifiée, sera envahie. Dès 1933, à Munich et dans d’autres villes, les livres du « juif » Zweig étaient brûlés en autodafé. Zweig voyait avec désespoir revenir les mêmes forces brutales et destructrices que lors de la 1ère Guerre Mondiale, sous la forme, pire encore, du nazisme. En 1934, il partit en Angleterre, à Bath puis il parcourt de nouveau l’Amérique du Nord, se rend au Brésil, fait de courts séjours en France, en Autriche… Et la guerre éclate. Le 15 août 1941, il s’embarque pour le Brésil et s’établit à Pétropolis où il espère encore trouver la paix de l’esprit. En vain, le 22 février 1942, Stefan Zweig rédige un message d’adieu et il se suicide.

Et enfin, toujours pour avoir un aperçu du style, voici un extrait :

Pendant la nuit, il pouvait être onze heures, j’étais assis dans ma chambre en train de finir la lecture d’un livre, lorsque j’entendis tout à coup par la fenêtre ouverte, des cris et des appels inquiets dans le jardin, qui témoignaient d’une agitation certaine dans l’hôtel d’à côté. Plutôt par inquiétude que par curiosité, je descendis aussitôt, et en cinquante pas je m’y rendis, pour trouver les clients et le personnel dans un état de grand trouble et d’émotion. Mme Henriette, dont le mari, avec sa ponctualité coutumière, jouait aux dominos avec son ami de Namur, n’était pas rentrée de la promenade qu’elle faisait tous les soirs sur le front de mer, et l’on craignait un accident. Comme un taureau, cet homme corpulent, d’habitude si pesant, se précipitait continuellement vers le littoral, et quand sa voix altérée par l’émotion criait dans la nuit : « Henriette ! Henriette ! », ce son avait quelque chose d’aussi terrifiant et de primitif que le cri d’une bête gigantesque, frappée à mort. Les serveurs et les boys se démenaient, montant et descendant les escaliers ; on réveilla tous les clients et l’on téléphona à la gendarmerie. Mais au milieu de ce tumulte, le gros homme, son gilet déboutonné, titubait et marchait pesamment en sanglotant et en criant sans cesse dans la nuit, d’une manière tout à fait insensée, un seul nom : « Henriette ! Henriette ! » Sur ces entrefaites, les enfants s’étaient réveillées là-haut et en chemises de nuit elles appelaient leur mère par la fenêtre ; alors le père courut à elles pour les tranquilliser.

Bien sûr ce livre ne parle pas de n’importe quelle journée et encore moins de la journée de n’importe quelle femme ! Et cette femme, malgré la 4ème de couverture et mon extrait, n’est pas Henriette mais la vieille dame…

Elle va se sentir en confiance avec le narrateur et lui raconter une journée qui pèse lourd sur sa conscience et son cœur…

J’ai adoré ! Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander ce que j’aurai à la place de cette femme, tout en me disant que je n’aurai pas pu être à sa place n’ayant pas son sens de l’observation… Sens de l’observation qui amène parfois de longues descriptions qui ne m’ont pourtant pas dérangée car on comprend pourquoi cette femme s’attarde sur les moindres détails.

J’ai été un peu déçue de la fin mais tout simplement que comme cette femme, je crois aux promesses et que ça ne pouvait pas finir comme ça… Et pourtant c’est une fin tellement logique !

Une chose est sûre : j’ai envie de lire d’autres livres de Zweig !

♥♥♥♥

Désordre et sentiments d’Anna Gavalda

Ce n’est pas vraiment un livre, plutôt une petite histoire que j’ai eu en cadeau pour l’achat d’autres livres ! Mais si on a besoin d’un petit intermède entre deux lectures, c’est tout à fait ce qui convient !

Allez, 4ème de couverture :

« Je vous offre ce petit récit haut en couleur que j’ai écrit spécialement pour vous et pour ma sœur. Un vieux compte à régler, une fantaisie, un moment de complicité joyeuse que je dédie à toutes celles dont on a brisé le cœur un jour et qui en sourient aujourd’hui puisque la lecture, c’est bien connu, console de tous les chagrins… »

Un mot sur l’auteur :

Anna Gavalda est née en 1970.

En 1992, elle devient lauréate du prix du Livre Inter pour La plus belle lettre d’amour. Professeur de français en Seine-et-Marne, elle obtient en 2000, le Grand Prix RTL-Lire pour son premier recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part. Troisième roman de la romancière, 35 kilos d’espoir reste son unique tentative, à ce jour, dans la littérature jeunesse paru chez Bayard jeunesse en 2002.

L’Échappée belle, le cinquième roman d’Anna Gavalda aux éditions de Le Dilettante, paraît en 2009, un an et demi après la parution de La Consolante. Ce roman « léger, tendre, drôle », est présenté par l’éditeur d’Anna Gavalda comme « un hommage aux fratries heureuses, aux belles-sœurs pénibles, à Dario Moreno, aux petits vins de Loire et à la boulangerie Pidoune ». À l’origine, L’Échappée belle était une longue nouvelle offerte aux adhérents de France Loisirs fin 2001. Anna Gavalda a revu, corrigé et augmenté son texte pour en faire un court roman.

Trois de ses livres sont devenus des best-sellers : Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, Je l’aimais et Ensemble, c’est tout. Elle tient aussi une chronique dans le magazine Elle à propos des livres pour enfants et participe au jury pour le festival international de la bande dessinée d’Angoulême.

Et un petit, tout petit extrait :

Ma sœur et moi sommes de grandes romantiques. Peut-être cela vous aura-t-il échappé à ce point du récit car les circonstances, j’en ai bien peur, ne nous sont pas très favorables, mais ne vous y fiez pas. Oubliez cette terrible odeur de pisse, faites abstraction de la flaque de dégueulis saumâtre qui vous sépare de nous, détournez pudiquement le regard, ne vous focalisez pas, je vous prie, sur la barbe dure sous le fond de teint ni sur les poils pris dans la résille de notre autre compagnon d’infortune et croyez-moi sur parole : plus romantiques, plus délicates que nous deux, ça n’existe pas.

Petit récit très sympa et plutôt drôle ! On se demande au départ comment ces deux sœurs ont pu se mettre dans une telle situation ! Puis on apprécie ce lien entre toutes deux ! Je ne sais pas si vous pourrez trouver ce petit livre mais je vous le conseille avec plaisir !

♥♥♥♥

Pas de nouvelles bonnes nouvelles… de Marc Gerin

Qu’il est difficile d’écrire sur un livre court qu’on n’a pas aimé…

La 4ème de couverture correspond à peu près à la 1ère page du livre mais je vous la mets tout de même (cela allongera cet article ! hihihi) :

« Je me souviens parfaitement du début de notre histoire. J’étais à l’époque un homme comblé : une femme agréable à regarder et à entendre, deux ou trois enfants sans tares visibles, des maîtresses peu encombrantes, une réussite professionnelle incontestable, directeur de la communication d’une importante société de distribution de produits surgelés. Mais Dieu me paraissait incongru, je ne savais plus où se levait le soleil, la consistance du boudin devenait pâteuse, manque de gras sans doute, le sens du progrès m’échappait… Bref je percevais mal l’objet de ma vie. Je meublais cette vacuité auprès de trois amis : Louise, Emile et Claude. Louise était bibliothécaire… »

Une série d’histoires drôlement étonnantes et étonnamment drôles…

L’idée de départ n’est pas mauvaise ! Pour sortir d’une certaine monotonie, des amis décident de se lancer dans un concours de nouvelles, au départ entre eux puis avec d’autres participants. Et dans ce livre, ils nous mettent que la gagnante. Mais toutes les nouvelles ne sont pas bien écrites, loin de là !

Et contrairement à la dernière phrase de la 4ème de couverture si ces histoires sont pour la plupart « drôlement étonnantes », je ne les ai pas trouvé « étonnamment drôles »…

Allez on oublie et on passe au suivant !

P.S. : Je n’ai pas trouvé la couverture mais j’ai trouvé chouette ce tableau appelé Le Poisson Rouge (si je ne me trompe pas), je l’ai mis en référence à une de nouvelle qui parle d’un poisson rouge…

♥♥♥♥

 

Nouvelles Orientales de Marguerite Yourcenar

A part Yourcenar pour la lettre Y de mon défi ABC, je ne voyais pas quel autre écrivain choisir… Cette fois, c’est mon frère qui m’a dépanné (il a peu de livres mais il a ceux qu’il faut ! hihihi)

Voici la 4ème de couverture :

Orientales, toutes les créatures de Marguerite Yourcenar le sont à leur manière, subtilement. L’Hadrien des Mémoires se veut le plus grec des empereurs, comme Zénon, dans la quête de son Œuvre au Noir, paraît souvent instruit d’autres sagesses que celles de l’Occident. L’auteur elle-même, cheminant à travers Le Labyrinthe du Monde, poursuit une grande méditation sur le devenir des hommes qui rejoint la pensée bouddhiste.

Avec ces Nouvelles, écrites au cours des dix années qui ont précédé la guerre, la tentation de l’Orient est clairement avouée dans le décor, dans le style, dans l’esprit des textes. De la Chine à la Grèce, des Balkans au Japon, ces contes accompagnent le voyageur comme autant de clés pour une seule musique, venue d’ailleurs. Les surprenants sortilèges du peintre Wang-Fô, « qui aimait l’image des choses et non les choses elles-mêmes », font écho à l’amertume du vieux Cornélius Berg, « touchant les objets qu’il ne peignait plus ». Marko Kralievitch, le Serbe sans peur qui sait tromper les Turcs et la mort aussi bien que les femmes, est frère du prince Genghi, sorti d’un roman japonais du XIe siècle, par l’égoïsme aveugle à la passion vraie, comme l’amour sublime de Vania l’Albanaise ou le deuil sacrilège de la veuve Aphrodissia répondent au sacrifice de la déesse Kâli, « nénuphar de la perfection », à qui ses malheurs apprendront enfin « l’inanité du désir… »

Légendes saisies en vol, fables ou apologues, ces Nouvelles Orientales forment un édifice à part dans l’œuvre de Marguerite Yourcenar, précieux comme une chapelle dans un vaste palais. Le réel s’y fait changeant, le rêve et le mythe y parlent un langage à chaque fois nouveau, et si le désir, la passion y brûlent souvent d’une ardeur brutale, presque inattendue, c’est peut-être qu’ils trouvent dans l’admirable économie de ces brefs récits le contraste idéal et nécessaire à leur soudain flamboiement.

Matthieu Galey

Je n’étais pas très enthousiaste mais bon ce sont des nouvelles et le livre n’est pas très épais ! Allez, je me lance ! Agréable surprise, la 1ère nouvelle : Comment Wang-Fô fut sauver m’embarque vraiment. J’ai un peu de mal avec les noms asiatiques mais l’histoire est très plaisante et je suis le peintre Wang-Fô et son assistant et discipline dans leurs pérégrinations avec plaisir !

J’espère que la suite s’avérera aussi entraînante !

La 2ème nouvelle : Le Sourire de Marko raconte l’histoire d’un « héros » qui résiste à tout même les pires tortures, mais que la danse d’une femme fait se trahir car il ne peut s’empêcher de lui sourire… La 3ème Le lait de la mort m’entraîne aussi même si sa morale n’est pas des plus « étique » (en gros le mensonge est récompensé). Mais elle montre que l’amour d’une mère pour son enfant peut faire des miracles !

J’ai trouvé la 4ème : Le dernier amour du prince Genghi plus triste pour ne pas dire pathétique : le véritable amour n’est jamais récompensé…

Première déception : la fin de la nouvelle L’homme qui a aimé les Néréides est ratée pour moi ! Le thème est pourtant pas mal : rencontrer, aimer et se faire aimer des Néréides rend fou !

Notre-Dame-des-Hirondelles montre le fanatisme de la religion : un moine qui veut éradiquer les anciennes croyances et exterminer les esprits « féeriques » (les Nymphes en particulier qu’il considère comme des démons tentateurs) et je ne m’attendais pas à cette fin…

La veuve Aphrodissia est tout aussi sympa malgré la fin tragique de l’histoire (à croire qu’il n’y a pas d’amour heureux !). Kâli décapitée est la seule nouvelle dont je connaissais la trame : la tête de la déesse Kâli si pure fut remise sur le corps d’une prostituée…

La 9ème et avant-dernière nouvelle : La fin de Marko Kraliévitch m’a moins plu… Peut-être parce que je ne l’ai pas vraiment comprise… La dernière : La tristesse de Cornélius Berg a été ma 2ème vraie déception, je n’ai pas du tout été touchée par l’histoire !

En tous les cas, un recueil de nouvelles qui nous fait voyager, surprenant et très agréable à lire !

♥♥♥♥♥

Nuage de Tags