Couverture Derrière toute chose exquise

Je ne connaissais ni l’auteur, ni la maison d’édition mais la couverture et la 4ème de couverture m’ont intriguée alors je me suis laissée tenter par ce partenariat. Voici la 4ème :

Depuis près de vingt ans, Jonas Burkel photographie toujours la même femme ; seul le prénom change. Mais plus que les brunes longilignes au regard perdu, il semble que son vrai grand amour soit ses habitudes : ses disques de piano jazz, ses errances dans Paris… et ces corps féminins dociles et invariables.

La fille qu’il découvre dans un train de banlieue, accrochée à un roman d’Oscar Wilde, semble la candidate idéale pour prolonger la série : il oublie immédiatement son précédent modèle, imagine déjà sa nouvelle conquête devant son objectif, dans des rues sombres, sous la pluie, sous ses draps…

L’idée qu’une femme puisse refuser son petit jeu sentimental ne lui traverse même pas l’esprit. Mais comment pourrait-il deviner que, tout comme lui, la lectrice du train n’accepte aucune règle sinon celles qu’elle invente ? Et que tout ceux qui l’approchent doivent s’y plier ; jusqu’à y jouer leur vie.

J’ai eu la surprise de recevoir ce livre avec un marque-pages et une gentille dédicace personnalisée de l’auteur, une attention qui fait toujours plaisir !

Dès les premiers mots j’ai été happée par cette histoire mais surtout par le style de l’auteur !! Voici un extrait choisi au hasard :

Au moment où je m’interroge ainsi, ou quelques secondes avant ou quelques secondes après – mais que sont quelques secondes quand on partage quelques minutes l’éternité de la vie d’un ange ? – je la vois tourner la tête vers le côté gauche de la chambre noire. Son regard ne sort pas de la petite pièce, il ne vient pas jusqu’à moi, qui suis toujours sidéré d’émotion au milieu de l’entrée, mon plateau en mains. Non, ce regard plus beau que tous les regards que j’ai pu observer, photographier, admirer dans leurs mouvements pour se clore de plaisir, palpiter de peur, s’agiter de souvenirs, ou encore se masquer de larmes ou d’incompréhension, ce regard unique, supérieur, le seul qui m’intimiderait si je devais le cadrer dans mon viseur, continue d’explorer mes œuvres. Et ce qu’elle contemple à cet instant, ma lectrice du train de Meaux, ce sont justement d’autres regards, trente autres regards.

Tristes, émus, perdus, interrogateurs, désespérés ou suppliants ; inaccessibles, secrets, méfiants, farouches ou blessés. Des regards bleus de nuit ou d’orage, noirs comme la certitude ou comme le plus profond des doutes ; d’autres verts comme les ruisseaux, comme les forêts, comme le silence ; d’autres encore aux teintes de feuilles tombées, de roche ou de sable sombre, de lave éteinte. Sur les clichés noir et blanc, je sais retrouver chacune de leurs couleurs, par l’interprétation des multiples nuances grisées au travers desquelles ils s’expriment. Aucun ne ressemble à un autre ; et pourtant tous sont identiquement offerts à mon objectif et abandonnés à mon propre regard. Et tous avouent un puissant sentiment amoureux ; qui existait au moins au moment de la prise de vue.

Malheureusement, je ne sais pas si c’est la fatigue ou si c’est l’histoire mais au bout d’un moment, mon attention a été relâchée et je n’ai plus autant accroché, mon rythme de lecture s’est donc ralenti.

L’histoire est intéressante mais parfois un peu compliquée surtout qu’à la fin, on n’a pas le mot de la fin justement et chacun peut l’interpréter comme il le désire. Et je n’aime pas ça !! J’aime avoir les réponses à mes questions ! Même si je comprends ce genre de fin.

Le personnage principal est un homme : Jonas Burkel. Je n’ai pas réussi à m’attacher à lui mais j’aime son regard de photographe, sa façon d’observer. Je ne sais pas si on peut s’attacher à ce genre de personne, il est tellement détaché… Pour moi, il se sert des femmes, les voit comme des objets ou des œuvres, pourtant j’ose espérer qu’à chaque fois, il y croit et ce jusqu’à la prochaine…

Les autres personnages sont des femmes. Chacune si différente et pourtant si semblable… La seule qui m’a touchée est Kelly, peut-être parce que c’est la seule qui vraiment réussi à toucher Jonas, peut-être que c’est parce que c’est la seule qui est vraiment différente des autres, qui a choisi une autre voie, un autre moyen d’expression, une autre relation. J’ai regretté que ce personnage n’ait pas plus de place…

Après difficile de vous en dire plus sans vous dévoiler l’intrigue ce qui serait dommage. Mais pour résumer, j’ai aimé ma lecture mais sans plus. Le style de l’auteur a fait que j’ai lu ce roman jusqu’à la fin mais la « psychologie » du roman a fait qu’il ne m’a pas conquise. Mais je retiens le nom de l’auteur et je lirai ses autres romans avec plaisir !

♥♥♥♥♥

Merci à Livraddict et aux éditions Fin Mars, début Avril pour ce partenariat et merci à Sébastien Fritsch pour sa dédicace.

LA

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