Couverture L'inconnu me dévore
Après avoir lu Le Barde imaginé, je voulais continuer ma découverte de Xavier Grall. J’ai donc emprunté ce livre à mon frère. La 4ème de couverture ne m’a pas vraiment inspirée mais bon :
Je fus souvent dans ma famille un sujet d’étonnement. Ca continue. Quand, cet été, ma mère m’interrogeait sur mes projets de livres, je lui fis l’aveu que j’aimerai écrire un ouvrage mystique qui pourrait s’appeler « Lettre à mes filles sur l’amour de Dieu ». La surprise passée, il y eut dans ses yeux une larme de joie. Et ma hantise me poursuit. Le temps est venu de transmettre à mes filles un héritage secret. J’aimerai ouvrir mes portes. Raviver les lampes. Indiquer les points fixes sur l’obscurité de la mer. J’ai pris chez moi un vieux paroissien. J’y ai trouvé les prières que nous récitions naguère chaque soir, agenouillés autour de la table. Il en est d’admirables. Il m’a suffi de lire les premiers mots. Tout le reste est revenu sur mes lèvres. Toute cette tendresse dormait dans mon souvenir. A présent, il va falloir me mettre au travail, tisonner ce feu intérieur, avec un mélange de détresse et de joie. Je dirai tout. Je vais ouvrir le bief. Mes filles, pas trop de bruit. J’ai besoin de silence car l’inconnu me dévore…
Même après avoir fini ma lecture, je reste perplexe. Peut-être est-ce parce que je n’y connais rien à la religion et que j’ai du mal à comprendre tout ça ? Mais bizarrement même si le sujet principal m’est étranger, je n’ai eu aucun mal à lire ce livre. Quelque soit le sujet, la plume de Xavier Grall est étonnante. Je reste surprise par la force de ses mots, par la poésie de son texte. Un extrait :
Le cerveau se disloque comme un verglas. Pauvre Pantin. De l’air. Oh, le vent. Comme j’aime le vent. Vous ne pouvez pas savoir comme j’aime le vent. Quand se lèvera-t-il encore sur l’espoir des grèves ? Dieu nous a donné le vent afin que nous respirions un fragment de son souffle. Le vent. Si vous saviez tout ce que je vois dans le vent. Mon beau navire à la Pointe de Trévignon sous la misaine, et les oiseaux qui tombent et la mer qui se lève.
Le vent, la mer. J’ai tout eu. J’ai tout reçu. Qu’allais-je faire plus loin, chercher plus loin ? Le mal m’a chaviré. Sales draps.
Je retournerai aux miens. J’écrirai la bonté. J’écrirai la douceur, l’émoi des oiseaux, la détresse des bêtes que blesse la main des hommes. Je retrouverai mon cœur. La félicité peut-être.

Je me demande ce que ses filles ont pensé de cet héritage. Ont-elles compris le message ? Bien sûr, il parle de la religion mais aussi (pour ne pas dire mais surtout) de son amour pour son pays, sa Bretagne ! Il y dévoile aussi ses faiblesses et il n’est pas toujours facile à suivre dans ses délires…
En résumé, même si j’ai moins apprécié cette lecture que la précédente, je reste convaincue par le talent de Xavier Grall et je vais continuer ma découverte. La puissance de ses écrits que ce soit sa prose ou sa poésie me touche. Il est malheureusement difficile de trouver ses recueils de poèmes mais il me reste quelques rééditions chez Terre de Brume à lire !

♥♥♥♥

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Commentaires sur: "L’inconnu me dévore de Xavier Grall" (2)

  1. Bonjour,

    Je te conseille vivement le DVD « lettres à mes filles » d’Ariel Nathan pour répondre à ta question.

    Amicalement

    Alain

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