Rêve de Martial Caroff

Rêve Martial Caroff Intelligences tome 3

Etrange qu’après l’Antarctique qui me fascine, on passe à l’Australie où je rêve d’aller… Etrange oui et non, si on visualise le globe terrestre on comprend. En tous les cas, voici le 3ème tome d’Intelligences. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre mais la 4ème de couverture nous donne quelques indications :

Darwin, Australie, mai 2038.
Le célèbre archéologue Jacques Kieffer et son amie Carrie-Ann Lilly viennent de découvrir une peinture rupestre aborigène représentant, avec une grande précision anatomique, un être étonnant paré d’étranges ornements corporels. Cette créature a-t-elle réellement vécu sur le continent australien ? Quand a-t-elle disparu ? Pourquoi n’en a-t-on jamais trouvé de traces ?

Le couple, bientôt rejoint par deux collègues, va interroger à plusieurs reprises le jeune Gurraramawuy, qui semble savoir beaucoup de choses. L’homme propose dans un premier temps aux quatre Occidentaux une immersion dans le « Rêve », le fameux corpus spirituel des Aborigènes. À l’issue de cette initiation, le petit groupe est invité à pénétrer dans une extraordinaire arche de cristal, aux couleurs changeantes.
Mais c’est un monde en danger de mort qu’ils découvrent.
Débute alors une course contre la montre pour sauver ce qui peut l’être encore de la plus ancienne des civilisations terrestres.

Un extrait, pas pour le style, vous commencez à connaître l’auteur mais pour vous que vous sachiez où vous mettez les pieds (je devrais plutôt dire les yeux ou l’imagination, ou…) :

Gurraramawuy se tut. Cette fois, Jacques était KO. Tout s’embrouillait dans sa tête : les mythes se mêlaient à l’archéologie, le réel faisait la part du Rêve… Pour rompre un silence qui commençait à se faire pesant, il demanda à quelle époque Bayini était arrivée en terre d’Australie. L’Aborigène lui fit comprendre à travers de nouveaux exemples que le Rêve aborigène était un concept dans lequel le temps ne suivait pas le même théorème que dans le monde des humains.

« Les Ancêtres sont toujours là, dans la terre, sous la mer. Quand les Yolngu dansent, quand les Ngarinyin peignent les Wanjina, quand les Warlpiri parlent, ils transmettent les lois des Ancêtres. Ils créent, sous leur regard. Le Rêve est réseau, mais le temps n’en est pas la trame. Le temps est un trait. Un itinéraire courbe. Parfois circulaire. »

Gurraramawuy se leva. Il s’éloigne du couple en faisant traîner son bâton dans le sable, puis il revint vers eux après avoir effectué une immense boucle. De retour à son point de départ, il souleva le bâton juste avant que le cercle ne se referme.

Gurraramawuy offrit alors à Carrie-Ann et à son compagnon le plus grand sourire qu’un humain fût capable de produire…

Moi, aussi, je me suis retrouvée KO. Ce dernier tome est le moins facile des trois à lire je pense. Toute la mythologie et toute la spiritualité aborigènes ne sont pas évidentes à appréhender. Et les noms sont souvent compliqués… Je suis épatée par les recherches qu’a entreprises l’auteur pour nous faire partager tout cela. Je n’ai pas tout compris, je l’avoue et je pense que je relirai des passages mais ça m’a donné envie d’en savoir plus.

On retrouve les mêmes personnages (Kieffer, Carrie-Ann, Mirà, etc) mais s’y ajoute des Aborigènes et des Meriam et… je vous laisse découvrir les autres !

J’ai été étonnée : le « schéma » utilisé dans les deux premiers tomes a disparu. On avait des enquêtes parallèles qui se rejoignaient, et une petite partie sur la civilisation découverte. Ici, l’enquête scientifique se déroule sur la première moitié du roman et la 2ème, sur la civilisation. Et paradoxalement, moi qui me plaignais (surtout dans le 1er tome) de ne pas en savoir plus sur les résultats des découvertes (la civilisation, l’environnement, …), là, j’aurai aimé que la recherche dure plus longtemps… Le fait que les scientifiques aient été guidés et qu’ils n’aient pas trouvé par eux-mêmes change aussi.

Je ne peux malheureusement pas vous en dire plus car même si la 4ème de couverture en dit déjà beaucoup, parler encore de l’histoire vous en dévoilerait trop. Cependant, j’ajouterai que si ce roman change des deux premiers tomes, il nous embarque dans une drôle d’aventure et d’étranges découvertes et que le tout forme un ensemble très intéressant auquel j’aurai aimé participer (je me demande comment j’aurai réagi…).

 Une citation ? Non, deux !

« Il me déprime à se contenter de ça, en refusant d’imaginer ce qui pour moi est une évidence. »

« Yo manymak ! »

♥♥♥♥

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