Couverture Le poids du papillon

Je remercie Livraddict et les éditions Folio pour ce partenariat. J’ai été intriguée par le titre et la 4ème de couverture :

Quelque part dans les Alpes italiennes, un chamois domine sa harde depuis des années. D’une taille et d’une puissance exceptionnelles, l’animal pressent pourtant que sa dernière saison en tant que roi est arrivée. En face de lui, un braconnier revenu vivre en haute montagne, ses espoirs en la Révolution déçus, sait lui aussi que le temps joue contre lui. Sa dernière ambition de chasseur sera d’abattre le seul animal qui lui ait toujours échappé. Et puis, face à ces deux forces, il y a la délicatesse tragique d’une paire d’ailes, cette « plume ajoutée au poids des ans ».

Quelques mots sur l’auteur :

Erri De Luca est né à Naples en 1950 et vit aujourd’hui près de Rome. Venu à la littérature « par accident » avec Pas ici, pas maintenant, son premier roman mûri à la fin des années quatre-vingt, il est depuis considéré comme l’un des écrivains les plus importants de sa génération, et ses livres sont traduits dans de nombreux pays.

En 2002, il a reçu le prix Femina étranger pour Montedidio.

Un petit extrait :

Sa mère avait été abattue par un chasseur. Dans ses narines de petit animal se grava l’odeur de l’homme et de la poudre à fusil.

Orphelin avec sa sœur, sans troupeau voisin, il apprit seul. Adulte, il faisait une taille de plus que les mâles de son espèce. Sa sœur fut emportée par un aigle un jour d’hiver et de nuages. Elle s’aperçut qu’il planait au-dessus d’eux, isolés sur une pâture au sud, là où subsistait un peu d’herbe jaunie. Sa sœur voyait l’aigle même sans son ombre à terre, sous un ciel bouché.

C’était sans issue pour l’un des deux. Sa sœur se mit à courir, donnant l’avantage à l’aigle, et elle fut attrapée.

Resté seul, il grandit sans frein ni compagnie. Quand il fut prêt, il partit à la rencontre de la première harde, défia le mâle dominant et fut vainqueur. Il devint roi en un jour et en duel.

C’est en fait la première page de ce court récit. Je ne vais pas vous cacher que j’ai été déçue, je m’attendais à plus de poésie… J’ai surtout apprécié les passages décrivant le point de vue et les pensées du chamois, j’ai moins aimé ceux concernant l’homme. Bien sûr, on ne peut pas s’empêcher de faire le parallèle entre ces deux êtres. Mais pour moi, la poésie n’était que dans la nature donc seulement dans la moitié du récit… De plus, je m’attendais à cette fin, pas poussée à ce point mais je savais, comme si c’était la seule fin possible.

Peut-être que c’est parce que je n’aime pas la chasse que je n’ai pas été touchée ? En fait, je pensais avoir plus le cœur serré que ça. Le seul moment où j’ai ressenti cela, c’est l’épisode où le braconnier tire sur un bouquetin et qu’en fait, c’est une mère avec un petit et qu’après cela, il décide de ne plus chasser de bouquetin…

Ce court récit est suivi d’un autre texte d’une dizaine de pages Visite à un arbre. On retrouve le même style, la même poésie mais là encore il m’a manqué un petit quelque chose…

Un joli livre qui ne m’a pas touchée mais qui mérite d’être lu, il vous parlera peut-être plus qu’à moi.

LA

Folio

♥♥♥♥♥

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