Couverture La sorcière de Locronan

Je ne sais plus si j’ai craqué pour ce livre à cause de la couverture ou du fait qu’il se passe en grande partie à Locronan… Voici la 4ème de couverture :

Au XVIIe siècle, l’âge d’or de la Bretagne. Grâce à Mahaut, qui l’a recueillie enfant, Maëlig connaît, à seize ans, l’art précieux de guérir par les plantes. Ensemble, elles soignent les bourgeois de Locronan, riche cité de tisserands. Mais les notables oublient bien vite leurs bienfaits, même Foulques Bertrand, dont Maëlig a sauvé l’épouse pendant la Grande Peste.

Bientôt, tout Locronan s’enflamme contre la jeune fille : avec sa tache de naissance en forme d’étoile, sa chevelure rousse, son don exceptionnel pour le violon, instrument maléfique par excellence, n’est-elle pas fille de Satan ? De là à évoquer la sorcellerie, il n’y a qu’un pas que Foulques Bertrand, dont la vie éternelle est à ce prix, franchit sans états d’âme, car seule Maëlig connaît son terrible secret…

Je connaissais Nathalie de Broc pour avoir déjà lu un de ses romans et j’ai eu l’occasion de la rencontrer lors de salons du livre :

Nathalie de Broc vit à Quimper. Elle est l’auteur de romans qui dépeignent la forte identité de la Bretagne : Le Patriarche du Bélon, La Dame des Forges, La Tresse de Jeanne. Elle a également publié La Rivière retrouvée et Loin de la rivière. Elle a été grand reporter pour France Inter pendant plusieurs années. Elle est aujourd’hui journaliste indépendante.

 Un extrait pour le style mais aussi car je l’ai beaucoup aimé :

J’aimais entendre les notes de mon violon traverser l’épaisseur de l’obscurité. Cela leur conférait une pureté que ne leur offrait pas le grand jour. Elles coulaient entre les arbres, à la manière d’un ruban, j’imaginais aussi qu’elles m’épargnaient la venue d’animaux rôdeurs. Je croyais tant de choses…

Quiconque m’eût croisée, le chant à la bouche, peut-être même le sourire aux lèvres, eût été incapable de se douter que mon cœur était brisé, car il m’arrivait de rire d’un rien, ou plutôt de ce qui fait rire un enfant. J’arpentais la forêt comme mon royaume, suivant un itinéraire que j’avais ponctué de signes reconnaissables, croix de branches mortes, bouquets de fougères, monticules de pierres, afin de ne pas me perdre. Ma jupe n’était plus que lambeaux que j’avais noués pour plus de commodité autour de mes mollets, j’allais pieds nus depuis qu’un de mes sabots avait été emporté par le courant du Blavet.

J’ai apprécié ma lecture et surtout l’héroïne Maëlig. Elle est belle et forte et pourtant depuis sa plus tendre enfance, elle subit les moqueries car elle est rousse. Elle traverse de nombreuses épreuves mais son charme fait que tout au long de sa vie, elle trouve des alliés.

La 4ème de couverture ne parle que de la dernière partie du livre. L’histoire commence à Quintin, petit bourg de tisserands et fileuses, où elle vit avec sa mère, Célie. Elle ignore qui est son père et espère bien le retrouver un jour. Si elles ont des amis, elles ont aussi malheureusement des « ennemis » : Maëlig est rousse, elle a une tache dans le cou et elle joue trop bien du violon… Elle est forcément l’instrument du diable. Célie préfère donc partir mais le voyage ne se passera pas comme prévu !

Maëlig trouve plusieurs protecteurs dont le dernier est Mahaut, une guérisseuse (qu’elle rencontre à Pleyben ! ^_^) mais je ne vous en dis pas plus.

J’ai suivi les pas de Maëlig que les chemins de Bretagne jusqu’à son arrivée à Locronan et ses visites à Quimper. J’ai aimé son don et son amour pour la musique, ses liens avec les personnes qui l’entourent, elle a le cœur sur la main. Elle a de nombreux dons dont celui de prescience dans certains domaines.

J’ai aussi apprécié les rôles des plantes et des guérisseurs. Bref, ce roman a beaucoup de points forts ! Je lirai d’autres livres de Nathalie de Broc (et la prochaine fois que je la rencontrerai, je pourrai en parler avec elle !).

♥♥♥♥

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Commentaires sur: "La sorcière de Locronan de Nathalie de Broc" (3)

  1. Merci pour cette découverte,je ne connaissais pas dutout,j’ai tout spécialement apprecié l’extrait.si l’auteur écrit sur la bretagne ses livres doivent être une invitation aux légendes et j’adore ça.j’aurai aimé trouver dans ta chronique plus d’infos sur ce livre à savoir si c’est jeunesse ou pas? si non tu m’as donné envie d’en savoir plus alors merciiiii

    • petitemarie29 a dit:

      Généralement quand le livre est classé en jeunesse, je le mets dans la catégorie. Celui-ci est en « littérature du terroir » la plupart du temps (en « régional » chez moi) mais je pense qu’il est assez facile à lire.
      Si tu te décides à le lire, j’espère qu’il te plaira !

  2. c’est nymou pas nymoi 😉

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