Livraddict et les éditions Folio ont proposé en partenariat ce livre et étant passionnée par les contrées sauvages, je me suis proposée et j’ai eu le plaisir de le recevoir. Voici la 4ème de couverture :

La Sibérie : un immense nulle part, plus grand que les États-Unis et à peu près inconnu. Une terre dévastée que peuplent, entre usines en ruine et déchets nucléaires, des popes illuminés, des chamans égarés, des rescapés du Goulag – autant de fantômes s’acharnant à vivre malgré tout. Le célèbre écrivain-voyageur mêle le passé au présent, les paysages aux rencontres, pour nous offrir le portrait poignant d’une terre aux allures de prison.

Je ne connaissais pas l’auteur et si vous êtes dans le même cas que moi, je vous mets les quelques mots de la maison d’éditions :

Colin Thubron est né à Londres en 1939. Après des études à Eton, il travaille brièvement pour l’éditeur Hutchinson puis pour la télévision en tant que réalisateur de documentaires. Depuis 1967, il partage son travail d’écriture entre récits de voyages et romans. Ecrivain et journaliste, il est membre de la Royal Society of Literature depuis 1969 et collabore régulièrement au Times, et au Times Literary Supplement. Certains de ses ouvrages ont été récompensés par le prix Hawthornden et le Thomas Cook Travel Book Award. Les Russes, Derrière la Grande Muraille et L’Ombre de la route de la Soie furent salués à leur parution comme des chefs-d’œuvre dans le monde entier. En Sibérie a été couronné par le prix Nicolas-Bouvier en 2010.

Dès les premières pages, j’ai été agréablement surprise par la poésie du style, je partage avec vous un extrait du début :

Des étendues glacées à jamais traversées par un homme enchaîné. Dans les lointains, peut-être, un troupeau de rennes ; un chasseur qui inscrit son ombre sur la neige. Mais c’est tout. La Sibérie : elle occupe le douzième des terres émergées du globe – voilà la seule certitude qu’elle laisse dans l’esprit. Une austère beauté, une peur indélébile.

Le vide devient obsédant. Il y a quelques années, cinq villes seulement étaient ouvertes aux étrangers – sous bonne surveillance ! –, éparpillées le long du tracé du Transsibérien, cependant que la Sibérie même se dissimulait dans la rumeur. Aujourd’hui encore, ses espaces neigeux ne cessent de nourrir fantasmes et appréhensions. Ici, des grues blanches dansent sur le permafrost ; là, une grande ville flotte, perdue, parmi les fragments de banquise à la dérive ; là-bas, des mammouths sommeillent sous les glaciers. Ailleurs, peut-on craindre, les terreurs du Goulag continuent secrètement, tandis que les silos de lancements de missiles sont à nouveau en construction.

Tels des vieillards à bout de souffle, les roues du train triment et cliquettent pitoyablement pour franchir les hauteurs de l’Oural. Ces montagnes semblent trop modestes pour former ne serait-ce qu’une frontière, sans parler d’une ligne de démarcation entre l’Europe et l’Asie – rien qu’un léger soulèvement de pentes noires de sapins.

J’avoue que j’ai été très lente à lire ce roman, pas parce qu’il ne me plaisait pas mais à cause de sa propre lenteur. J’ai trouvé que c’était un livre très contemplatif, presque philosophique à certains moments…

Autant j’ai énormément apprécié toutes les parties descriptives avec ces étendues désertes, ces villes étranges mais aussi ces personnes, on pourrait presque parler de personnages tellement ces figures sont atypiques ! Autant, j’ai été gênée par les références « politiques » car je n’y connais absolument rien et j’étais souvent perdue…

J’ai été touchée et émue par les passages évoquant les cultures et religions qui disparaissent peu à peu et par les camps de concentration, les goulags, etc… J’ai été très intéressée par les passages plus scientifiques et j’ai même fait des recherches sur Diring Youriakh !

Mais je ressors tout de même mitigée de ma lecture, tout simplement parce que ce n’était pas le genre de lecture dont j’avais besoin en ce moment (il me faudrait quelque chose de plus léger) mais aussi parce qu’il ne contenait pas tout à fait ce à quoi je m’attendais, j’espérais plus de paysages et je ne pensais pas qu’il y aurait autant d’ « humain ». En effet, si l’auteur nous fait découvrir la Sibérie, il cherche surtout à comprendre ses habitants, son passé et essaye de voir quel avenir, elle peut avoir.

Je garde cet ouvrage car je pense que je le relirai à un moment plus propice et je le conseille à tous ceux qui veulent se dépayser et mieux connaître cette contrée étrange qu’est la Sibérie !

♥♥♥♥♥

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Commentaires sur: "En Sibérie de Colin Thubron" (2)

  1. Je suis du même avis que toi sur ce livre, ce n’était pas le bon moment pour moi non plus pour le lire, je n’ai pu passer les 200 premières pages.

    • petitemarie29 a dit:

      Comme c’était pour un partenariat, je suis allée jusqu’au bout! Car en plus, ce livre est bien mais je suis contente de l’avoir fini et d’être passée à autre chose…

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