Lors d’un Masse Critique de Babelio, j’ai été séduite par ce livre racontant l’histoire de la seconde guerre mondiale vu du côté allemand dont voici la 4ème de couverture :

Wolfram Aïchele a neuf ans lorsque Hitler accède au pouvoir. Avec ses parents, des artistes opposants au régime, il connaît les restrictions de liberté et l’atmosphère de plus en plus pesante de l’Allemagne des années 1930. À dix-huit ans, il est enrôlé dans la Wehrmacht pour servir sur le front russe, puis envoyé en Normandie, où il est témoin du débarquement allié.
A travers un destin individuel, et avec son magistral talent de conteur, Giles Milton décrit la vie quotidienne sous le Troisième Reich et toute l’ambiguïté de la guerre. S’appuyant sur des documents de l’époque, des témoignages et des journaux intimes, Wolfram, un jeune rêveur face aux nazis bouscule les clichés sur la vie de la population allemande pendant cette période noire. Ce récit puissant parle de guerre et de survie ; c’est aussi une manière de rappeler que tous les civils, de quelque partie que ce soit, ont souffert des conséquences de la folie hitlérienne.

Je ne connaissais pas du tout l’auteur :

Giles Milton, historien et écrivain anglais, né en 1966, est spécialiste de l’histoire des voyages et des explorations. Il a publié plusieurs ouvrages, dont cinq traduits en français aux Editions Noir sur Blanc (notamment La Guerre de la noix muscade et Le Paradis perdu), et deux romans chez Buchet/Chastel (Le Nez d’Edward Trencom et Le Monde selon Arnold).

Et voici un extrait :

Beaucoup subirent, impuissants, ce désastre épouvantable contre lequel ils ne pouvaient rien. Les Aïchele et les Rodi restèrent très attachés à  leur pays durant les douze longues années du Troisième Reich, mais c’était à une Allemagne bien différente de celle que Hitler essayait de construire. Leur Allemagne était celle de Goethe et de Schumann, de Heine et de Bach.

Du jour au lendemain, les deux familles avaient compris que les nazis avaient jeté leur terrible toile sur leur patrie bien-aimée. Ils détestaient Hitler, ils détestaient ses conseillers, mais aussi, naturellement, ils voulaient préserver leur vie. Ils avaient de jeunes enfants à protéger ; ils avaient peur de la Gestapo. Ils ne voulaient pas finir leurs jours à Dachau.

Sous le Troisième Reich, la liberté avait été confisquée, et ils furent obligés de faire des compromis qui heurtaient leur sens moral, leurs idéaux et leurs croyances. « Heil Hitler » ne passait jamais facilement leurs lèvres.

« Meine Ruh’ ist hin, fait dire Goethe à Marguerite, mein Herzi st schwer. » « Le repos m’a fuie ! Hélas, la paix de mon cœur malade, je ne la trouve plus. » Les Aïchele et les Rodi auraient donné n’importe quoi pour ne pas participer à nazisme, et pourtant, ils furent contraints de vivre sous un régime dont la politique et les visées guerrières devaient mener aux heures les plus noires de l’histoire allemande.

 

C’est ainsi que Wolfram, à l’âge de dix-huit ans, ayant été fait soldat bien malgré lui, partit à la guerre dans la Wehrmacht, et vit la Russie, la Normandie, puis l’Angleterre et l’Amérique.

Cette histoire n’est pas celle d’un héros, de batailles glorieuses, ni de courageux actes de résistance. C’est celle d’un jeune artiste rêveur dont le plus cher désir était de se consacrer à la peinture et à la sculpture, mais qui se trouva entraîné dans un enfer qu’il n’avait pas voulu.

Cet extrait n’est pas vraiment représentatif mais je trouve qu’il résume bien cet ouvrage. J’admire le travail de l’auteur, il a fait beaucoup de recherches et compiler de nombreuses informations dont beaucoup viennent d’archives familiales, etc…

J’ai trouvé ce livre très intéressant vu que c’est un point de vue que je ne connaissais pas. Voir cette guerre du côté allemand est vraiment étrange car on comprend combien les familles ont subi le nazisme. Cette idéologie a grandi dans l’acceptation et la peur. Hitler était un très on orateur qui voulait une Grande Allemagne et une Allemagne forte, quel allemand n’aurait pas voulu la même chose ? Sauf qu’au fur et à mesure qu’ils découvraient les manières d’Hitler, ils ont eu peur et se sont rendus compte qu’il était trop tard pour faire marche arrière… Trop de pression du système, trop de surveillance par les SS et la Gestapo, celui qui ne rentrait pas dans les rangs était immédiatement puni. Obligation de s’inscrire au Parti, obligation de participer aux Jeunesses Hitlériennes, etc…

Le pire, c’est que trop nombreux sont les allemands qui ont découvert la vérité sur les atrocités du régime qu’à la fin de la guerre, peu se doutaient qu’on pouvait aller aussi loin dans l’horreur… Oui, on chassait les juifs du pays (ce que de nombreux allemands trouvaient déjà difficile vu que c’était leurs amis, voisins, commerçants, etc) mais presque personne n’avait connaissance de l’extermination.

On parle peu de ce qui s’est passé après la guerre mais on se doute, que la population, après avoir subi les restrictions de la guerre, a subi la haine de leurs ennemis, pour les français, anglais, américains, tout le peuple était coupable d’avoir laissé faire ça…

Pour résumer, un livre qui m’a beaucoup appris et intéressée mais qui malheureusement, n’est pas toujours assez romancé pour moi… J’ai eu parfois l’impression de lire une liste d’événements, de faits. J’aurai aimé que ce soit plus fluide mais c’est peut-être dû au côté historien de l’auteur. En tous les cas, un livre que je conseille fortement !

Merci encore à Babelio et aux éditions Noir sur Blanc pour ce partenariat !

♥♥♥♥

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Commentaires sur: "Wolfram, un jeune rêveur face aux nazis de Giles Milton" (2)

  1. Et hop le voilà ajouté à ma wishlist :p

    Il a l’air vraiment bien.

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