Archives de février, 2012

La Délicatesse de David Foenkinos

A lire tous les compliments que revelation fait sur ce livre, j’étais intriguée ! Alors quand je l’ai vu, je l’ai acheté tout de suite. Puis quand une Lecture Commune s’est organisée, je me suis inscrite (merci beL).

Voici la 4ème de couverture :

« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus, ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, c’est parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse…

–          Je vais prendre un jus… Un jus d’abricot, répondit Nathalie.

Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »

L’auteur :

David Foenkinos est l’auteur de neuf romans dont Le potentiel érotique de ma femme, Nos séparations et Les souvenirs. La délicatesse, paru en 2009, a obtenu dix prix littéraires et est traduit dans plus de vingt langues. David Foenkinos en a réalisé l’adaptation cinématographique avec son frère, Stéphane Foenkinos, en 2011.

Un extrait serait superflu vu que la 4ème en est un ! Le style est simple et fluide, ce roman se lit très facilement. C’est un vrai plaisir ! J’ai été entraînée par l’histoire, touchée par les personnages (j’ai envie de dire personnes, tellement ils m’ont touchée). J’ai trouvé ce livre tellement émouvant que j’ai du mal à faire un avis « critique » ! La tristesse de Nathalie, la maladresse de Markus, l’histoire magique de François et Nathalie, l’histoire peu banale de Markus et Nathalie, la curiosité mal placée et parfois malsaine des collègues, tout cela sonne tellement vrai, tellement juste…

Et pourtant il me manque un petit quelque chose pour que ce soit un coup de cœur… Peut-être la fin qui m’a laissée sur ma faim ?

En tous les cas, un très joli roman qui m’a donné envie de voir le film (en lisant j’avais déjà le visage des acteurs en tête à cause de la couverture) mais aussi de découvrir d’autres romans de cet auteur !

Une lecture que je vous conseille pour passer un joli moment !

Et voici mes compagnes de lecture :

club beLecteur : C., E., Jo, Ju, et V, stellabloggeuse, ASK ! , Nath, Dex, Felina, ptitelfe, Kytheria, Petitepom

♥♥♥♥

Le troisième pôle de Guillaume Lebeau

Je remercie Livraddict et les éditions Marabout pour ce partenariat dont voici la 4ème de couverture :

1912, au Cap Nord. Une secte dévolue à Gaïa, déesse-mère, s’apprête à sacrifier un enfant dérobé aux siens. Mais tout ne se passe pas comme prévu.

Sur l’île de Spitzberg, presque cent ans plus tard, Smila Sibir, paléoclimatologue, cherche à rallier la base Jean Corbel pour rejoindre son père, qui effectue des recherches classées secrètes. Dans ses bagages, des documents confidentiels.

Lorsque la base, attaquée par des hommes surentraînés, explose sous ses yeux, causant la mort de son père et la laissant dans le coma, Smila ignore qu’elle vient d’entrer au cœur d’une guerre souterraine. Une guerre menée par des puissances qui  ne visent rien de moins que d’instaurer un nouvel ordre mondial. Et qui n’entendent laisser aucun  obstacle sur leur route, une route qui mène jusqu’au troisième pôle…

Le Troisième Pôle est la première enquête de Smila Sibir.

La présentation de l’auteur :

Guillaume Lebeau, scénariste, documentariste et spécialiste de littérature policière scandinave, est déjà l’auteur de plusieurs thrillers. On lui doit également une biographie de Stieg Larsson et un documentaire sur Fred Vargas.

Et un extrait :

La saison était mauvaise. Les flots déferlaient contre les côtes déchiquetées de l’île de Magerøya, se brisant en d’énormes explosions laiteuses contre les vaillantes falaises qui défendaient symboliquement la limite septentrionale de l’Europe.

Un vent glacial mugissait, pareil aux cris mêlés d’une sinistre meute de bêtes sauvages. Ce souffle froid balayait le sol recouvert d’une fine pellicule de neige, se heurtait à quelques cailloux aux formes grotesques et entraînant dans son sillage des nuées de flocons en de fantastiques maelströms aériens.

Face à l’imposant promontoire de cap Nord, dont le front et les flancs se projetaient loin dans la mer de Barents, les nuages couvraient les flots d’un épais manteau. D’immenses déchirures lumineuses labouraient le ciel nocturne. Un jour falot remplaçait les ténèbres du cœur de la nuit.

Jamais aurore boréale n’avait embrasé cet horizon avec autant de brutalité, consumant l’atmosphère et les regards en nuances de vert et de rouge mêlés. Ces couleurs électrisées serpentaient, s’entrelaçaient, fusionnaient avec l’océan et le vent.

A proximité d’un aplomb, qui plongeait dans les eaux argentées de la mer de Barents, virevoltaient les lueurs d’une mystérieuse assemblée.

Sur un plateau dénudé, des silhouettes aux allures fantomatiques encerclaient une sphère métallique. Vêtues de longs manteaux blancs, elles dissimulaient leurs visages sous des capuches ourlées de fourrure.

Ces ombres psalmodiaient des incantations dans une langue hermétique, aux accents aussi rugueux que le relief désertique des lieux. Un érudit aurait reconnu du vieux norrois, l’une des premières langues scandinaves.

Mais en ce bout du monde, l’écho du chant ne trouvait aucune traduction et composait une angoissante atmosphère.

 

Soudain, des vagues lumineuses envahirent l’horizon tel une draperie sous le vent.

La coloration verte s’intensifia, percée par endroits de longs fuseaux rouges et de particules violacées. Une sombre magie opérait…

La mélopée s’acheva avec une rafale, chargée d’embruns et de flocons. Elle fit vaciller la flamme des torches plantées dans le sol et remua encore plus sévèrement le ciel, y avivant l’incendie boréal.

J’ai choisi un extrait du prologue, j’avoue que j’aurai aimé que cette partie soit plus longue. J’aurai aimé en savoir plus sur cette « secte » et sur le culte de Gaïa mais ce n’était pas le sujet principal de ce livre.

En effet, en lisant ce roman, on entre dans un thriller écologique avec tous les points forts d’un thriller : intrigue, événements qui s’enchaînent rapidement, les bons et les méchants mais aussi avec une réflexion sur le dérèglement climatique, la fonte des glaciers, les émissions des gaz à effet de serre, etc…

C’est un livre très facile et rapide à lire vu qu’il se compose de courts chapitres et qu’il est divisé en plusieurs parties, je suppose que cela est dû à la formation de scénariste de l’auteur.

J’admire aussi le travail de Guillaume Lebeau car il a dû faire beaucoup de recherches et ce sur de nombreux sujets ce qui fait que ce roman fourmille d’informations qui peuvent peut-être parfois dérouter le lecteur.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture, certaines parties plus que d’autres vu ma passion pour la géologie et la paléoclimatologie et aussi pour tous les environnements froids (j’ai été servie avec la Russie, l’Antarctique, l’Arctique, l’Islande, etc…). Je me suis attachée à certains personnages comme Smila, sa mère ou Bogdan, j’ai été intriguée par d’autres comme Rán et Ethan.

Cependant,  j’ai été déçue par la fin ! Bien sûr, on se doutait qu’il y aurait au moins un 2ème tome vu que sur la couverture, on parle d’une « aventure de Smila Sibir » et qu’en 4ème de couverture, il est écrit « la première enquête » mais pourquoi finir ce tome ainsi ?? En fait, j’ai l’impression qu’il n’y a pas de fin et qu’il manque quelque chose…

Mais tant pis ! J’ai hâte de connaître la suite, de savoir comment va évoluer l’histoire, ce qui va arriver aux personnages, si on va retrouver certains d’entre eux, …

Un livre que je conseille à tous !

♥♥♥♥

 

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