Archives de septembre, 2011

La Vieille Anglaise et le continent de Jeanne-A Debats

Encore une découverte due à BlackWolf et pourtant ceux qui me connaissent, savent que j’ai un peu de mal avec la SF…

J’avoue que la couverture a fini de me convaincre (superbe couverture que l’on doit à Christophe Sivet) et que la 4ème de couverture m’a intriguée :

Certaines personnes sont si profondément attachées à la Vie sous toutes ses formes, tous ses aspects, qu’elles consacrent leur existence à sa préservation, quitte à sacrifier celle des autres…

Ann Kelvin, elle, lui consacrera sa mort.

J’ai donc recherché cette nouvelle pendant un petit moment et je suis allée aux Etonnants Voyageurs de Saint-Malo dans l’espoir de rencontrer l’auteur mais les mains vides…

Devant le stand d’Atalante, je discute de la couverture de Plaguers que je ne trouve pas belle quand une personne intervient dans la conversation… Cette personne se trouve être l’auteur elle-même ! ^_^ C’est elle qui m’a indiqué où trouver La Vieille Anglaise et le continent et c’est au pas de course que j’y suis allée pour pouvoir avoir une petite dédicace ! Ce fut vraiment une chouette rencontre !!

Et voici la description donnée par Griffe d’Encre :

45 ans
2 enfants
2 pères pour aller avec
2 chiens
2 chats

Pour le bien-être général, un seul de ces items est susceptible de changer.

Présentation atypique mais qui lui correspond bien !

Allez un extrait :

Elle passa les colonnes d’Hercule. Le courant qu’elle recherchait était tout près. Elle le sentait et le goûtait de tout son corps. Les flots alentour étaient encore tièdes, mais la température n’était pas statique : il y avait des nappes fraîches, gelées même, comme des bulles d’Antarctique. Soudain, il fut devant elle, et l’image d’une autoroute large et sereine s’ouvrant vers le sud s’imposa à son esprit. Elle activa la balise et s’insinua dans les eaux glacées. Dans le ciel, les étoiles s’allumaient une à une. Elle roula sur le côté pour tenter d’apercevoir la lumière clignotante du satellite en orbite géostationnaire. Son dernier lien avec l’humanité apparut et elle sentit la balise se connecter. Aussitôt, un écran virtuel s’illumina derrière ses paupières. Il y eut un échange de données quasi instantané, et le trafic maritime sur l’ensemble de l’Atlantique Nord s’afficha sous son crâne. Elle cilla, l’image s’évanouit, remplacée par une vue globale de la planète. Un groupement de navires suspects croisait autour des Orcades.

Elle souffla, puis eut envie de tenter quelque chose et plongea brusquement dans les vagues noires et brillantes. Le ciel s’éteignit tandis qu’elle filait vers le fond puis remontait d’un coup. Le grand cachalot surgit de la mer, dressé sur sa caudale, son corps énorme à demi hors de l’eau. Lorsqu’il retomba, un geyser d’écume presque lumineuse fit scintiller de nouvelles et fugitives étoiles.

Pour commencer, je n’ai pas eu l’impression de lire de la SF et pourtant comme la transmnèse (procédé qui permet de transférer un esprit, une âme dans un clone) n’existe pas, cette nouvelle fait bel et bien partie de la SF… Et pourtant, j’ai aimé, oui, j’ai aimé ! J’ai été emportée par l’écriture de Jeanne-A Debats, les passages entre Ann qui découvre la transmnèse et Ann le cachalot ne m’ont pas dérangé mais j’ai beaucoup plus d’affection pour sa forme aquatique ! Ann est quelqu’un de dur, d’autoritaire qui malgré la maladie ne faiblit pas mentalement, je l’ai trouvé intéressante mais pas attachante, par contre Ann-cachalot est maladroite, découvre les fonds marins et ses congénères, est parfois partagée entre sa mission et ses envies. Bien sûr, il n’y a pas qu’elle comme personnage mais c’est surtout d’elle qu’on se rappelle.

L’histoire est prenante même si elle n’est pas très optimiste sur l’avenir et surtout sur l’avenir écologique. La partie scientifique est très poussée et paraît réaliste (c’est peut-être pour cela que je n’ai pas eu l’impression de lire de la SF ^_^) et la partie sur l’océan est très poétique, elle donne envie de nager parmi ces cétacés, on visualise très bien les fonds marins, on ressent même parfois la froideur de l’eau et le plaisir et la sérénité des cachalots et on a envie de découvrir le continent (mais chut, je n’en dis pas plus).

En tous les cas, une œuvre que je ne regrette pas d’avoir découverte (merci Blacky) qui me laisse peut-être un goût de trop peu (71 pages, c’est vite lu) et je me laisserai peut-être tenter par d’autres écrits de Jeanne-A Debats (même si je l’avoue Plaguers m’attire beaucoup moins…).

♥♥♥♥

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Elamia d’Erik Wietzel

Grâce à un article de BlackWolf sur Les dragons de la cité rouge, j’ai eu envie de découvrir Erik Wietzel alors quand j’ai vu que Livraddict organisait un partenariat avec Bragelonne pour l’intégrale d’Elamia, j’ai tenté ma chance et j’ai été choisie !

J’avoue que j’ai un peu paniqué quand j’ai vu la taille du livre, non seulement, c’est un beau pavé de plus de 950 pages mais en plus, la police est assez petite et il y a peu de marges, ce qui présage une lecture assez dense et complexe.

Mais voici la 4ème de couverture qui m’a convaincue de demander ce partenariat :

Les morts vont envahir le monde d’Elamia. Une armée de conquête lancée depuis l’au-delà par Golan Tark, le plus puissant sorcier de l’Histoire. La guerre sera terrible et désespérée, et les vivants sont condamnés. Qui pourrait unifier la résistance : Adrian, l’empereur légendaire, qui chevauchait naguère à travers le chaos et le feu ? Jocquinius, le vieux mage dont l’ordre religieux s’accroche au pouvoir ? Hélas, le premier a disparu dans la défaite brutale qui provoqua la chute de son règne et le second n’aimerait rien tant que se retirer des affaires du monde.

Alors, d’où viendra le salut ? Peut-être de cet homme sans mémoire, errant dans les ruines. Son destin l’entraînera dans une quête fabuleuse jusqu’aux confins de monde où rôdent des démons sournois, où conspirent des prêtresses aux mystérieux pouvoirs, et où l’attendent des dragons au cœur des montagnes…

Un petit mot sur l’auteur : Erik Wietzel a travaillé dans la presse magazine et la publicité après des études d’arts plastiques et de journalisme. Passionné de musique, il a aussi composé les bandes originales de documentaires diffusés sur les chaînes nationales. Il est l’un des plus beaux talents de la Fantasy et du thriller. On lui doit notamment Les Dragons de la cité rouge et Ne cherche pas à savoir. Il est membre de la Ligue de l’Imaginaire.

J’ai eu la chance de le rencontrer au festival les Etonnants Voyageurs à Saint-Malo, malheureusement, je n’ai pas pu discuter beaucoup avec lui mais j’ai vraiment apprécié son intervention à la conférence sur les dragons !

Un extrait ? Pas facile de choisir parmi toutes ces pages…

Tourmenté, il se retourna cent fois, remettant la décision de son départ – de son suicide – à la prochaine minute. Lorsqu’il ferma enfin les paupières, la femme triste lui apparut, plus belle que jamais, si émouvante. Quelque chose se modifia : ce n’était pas un songe, ni même une pensée. La femme était en train de prendre contact avec lui.

Elle l’appelait.

Et cet appel exprimait une telle urgence que le cœur de Kordac se serra.

Elle a besoin de moi !

Elle le lui dit, avec tout son amour, en un long mouvement de ses lèvres pâles. Il pleura en silence. Une femme aveugle l’attendait quelque part et sa détresse était si intense qu’elle l’appelait au secours, abattant les obstacles et les distances pour parvenir jusqu’à lui. Il voulut lui répondre et se concentra de toutes ses forces pour l’atteindre mais il ne possédait pas le pouvoir de cette femme pour s’affranchir des distances. Il réessaya, en vain. Comment avait-elle réussi ce prodige ?

Mais déjà elle se coiffait de sa capuche d’hermine et s’éloignait ; sa silhouette devint celle d’un songe. Ce n’était pas le déchirement d’un adieu car Kordac comprenait qu’il la reverrait. Bientôt.

Comment pourrais-je l’abandonner ?

L’humeur de Kordac bascula. Le désespoir morbide céda la place à un fol enthousiasme, malgré l’inquiétude.

Je la retrouverai. Je l’aimerai comme j’ai dû l’aimer autrefois. Comme je l’ai aimée ! Et je lui rendrai la vue.

C’était a priori une idée folle mais dans la nuit du désert, après tous ces événements inexpliqués et subits, elle ne lui parut pas si insensée. Il s’imagina prenant la femme dans ses bras, lui susurrant des mots tendres à l’oreille. Elle se blottirait contre lui, avide d’amour, et elle lui parlerait, elle lui raconterait tout, d’elle, de lui. Elle lui offrirait son nom, celui de sa naissance – pas ce « Kordac » qu’il s’était inventé dans la madina après une journée de dures épreuves.

Le passé de Kordac trouverait le chemin de sa mémoire comme un fleuve franchissant un barrage abattu, et briser le carcan de l’oubli serait la plus grande des libérations.

Kordac retrouvera-t-il la mémoire ? Retrouvera-t-il son amour ? Qui est-il vraiment ? Comme la plupart des personnages de ce roman, il est complexe avec de multiples facettes ce qui le rend intéressant !

On s’attache aussi à certains personnages, moi, plus particulièrement à Iriane et Julipen mais aussi à Paliarm qui a un rôle plus minime.

Au début, on suit plusieurs histoires qui au fur et à mesure se recoupent, les personnages se croisent, font un bout de chemin (plus ou moins long) ensemble et pour la plupart, ils essayent dans la mesure de leurs moyens de sauver Elamia.

Il n’y a pas que des hommes dans cette histoire, autrement, ce ne serait pas vraiment de la Fantasy, on croise aussi des Dragons, des démons (de plus ou moins grande importance), des ragnes, des revenants, et encore pleins d’autres créatures !

Sous la plume d’Erik Wietzel, nous découvrirons le désert, l’océan, l’enfer ou plutôt le royaume de Galameh, le paradis ou le royaume de Ganalone, … Bref tout un univers très bien décrit et passionnant !

Mais pour tout vous dire, je reste mitigée sur ce livre. J’ai aimé l’histoire, apprécié la plupart des personnages mais ça n’a pas été un coup de cœur… Peut-être à cause du format, j’ai trouvé la lecture de l’intégrale assez laborieuse, il y a en plus des répétitions, des rappels nécessaires quand on lit les tomes avec un temps d’attente entre chaque mais que je trouve un peu lourd quand on les lut à la suite ou l’intégrale.

De plus à la fin, il me reste des questions ce que je n’aime pas ! ^_^

Je remercie encore une fois Livraddict et Bragelonne pour ce partenariat et je m’excuse d’avoir mis si longtemps à lire ce roman et écrire cette chronique…

♥♥♥♥♥

Challenge « Je vide ma Bibliothèque »

Vu que mon Summer PAL Challenge 2.0 n’a pas vraiment fonctionné (mon rythme de lecture s’étant considérablement ralenti) et que donc ma PAL a peu diminué (je remercie les BD et certains petits livres qui m’ont permis de ne pas être complètement ridicule tout de même), j’ai décidé de participé à ce nouveau challenge !

« Je vide ma Bibliothèque » consiste à choisir 15 livres dans sa bibliothèque, à les lire et les chroniquer avant le 30 Avril 2012.

Voici les livres que j’ai choisi :

Le Liseur de Bernhard Schlink

Sorcière pour l’échafaud de Kim Harrison

Au royaume des femmes d’Irène Frain

Le Chant des sorcières, tome 1 de Mireille Calmel

Morsure Magique d’Ilona Andrews

L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

De fièvre et de sang de Sire Cédric

Comptines Assassines de Pierre Dubois

La Voleuse de livres de Markus Zusak

Graceling de Kristin Cashore

Les Hauts de Hurle-Vent d’Emily Brontë

La Vieille Anglaise et le continent de Jeanne-A Debats

Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra

La Communauté du Sud, tome 1 de Charlaine Harris

Raison et sentiments de Jane Austen

L’ordre dans lequel je les ai notés n’a rien à voir avec l’ordre de lecture, je verrais au fil de l’inspiration !!

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