Archives de janvier, 2011

Le Procès de la Momie de Christian Jacq

J’ai toujours aimé cet auteur alors quand j’ai vu la couverture, j’ai tout de suite pris le livre pour lire la 4ème de couverture :

1821. L’explorateur Giovanni Belzoni quitte les bords du Nil pour ceux de la Tamise. Il emporte avec lui une momie singulière, si bien conservée qu’elle en paraît vivante. A Londres, Belzoni organise le débandelettage de sa trouvaille devant le fleuron de la bonne société. L’étonnant spectacle fait scandale : trois notables manquent de respect à l’antique dépouille. Mais on n’insulte pas impunément la terre des pharaons : tous trois sont retrouvés morts le lendemain… et la momie a disparu.

Chargé de résoudre les assassinats, l’inspecteur Higgins, de Scotland Yard, soupçonne fort cette affaire d’être liée à l’agitation révolutionnaire qui secoue les bas-fonds londoniens. Crime après crime, celui dont on a troublé le repos lave dans le sang l’affront qu’on lui a fait…

Christian Jacq écrit sur l’Egypte mais là, le roman se passe principalement en Angleterre et parle de momies et de tout ce qui a trait à l’égyptologie. Ce point de vue différent me plaisait bien alors j’ai craqué et je l’ai acheté.

Je connais l’auteur mais je ne sais pas si vous le connaissez alors voici la description du livre :

Christian Jacq, né à Paris en 1947, découvre l’Egypte à l’âge de treize ans à travers ses lectures, et se rend pour la première fois au pays des pharaons quatre ans plus tard, lors de son voyage de noces. Après des études de philosophie et de lettres classiques, il s’oriente vers l’archéologie et l’égyptologie, et obtient un doctorat d’études égyptologiques à la Sorbonne avec pour sujet de thèse : « Le voyage dans l’autre monde selon l’Egypte ancienne ». Mais plus que tout, Christian Jacq veut écrire et publie une vingtaine d’essais, dont L’Egypte des grands pharaons, à la librairie académique Perrin en 1981, couronné par l’Académie française. Il est aussi producteur délégué à France-Culture, et travaille notamment pour « Les Chemins de la connaissance ». En 1987, le succès arrive avec un roman, Champollion l’Egyptien. L’Egypte et l’écriture prennent désormais toute leur place dans sa vie. Le Juge d’Egypte, Ramsès, La Pierre de Lumière (XO Editions)… tous ses romans suscitent la passion des lecteurs, en France et à l’étranger. Christian Jacq est aujourd’hui traduit dans plus de trente langues.

Et j’aime beaucoup son style donc voici un extrait pour vous le faire découvrir :

Nouvelle surprise, une seconde enveloppe de lin maintenue par un fil au niveau des chevilles et de la poitrine !

Belzoni utilisa des ciseaux, puis enroula le linceul, presque transparent.

–          Un instant, intervint l’austère Francis Carmick, politicien de renom. Je me porte acquéreur de ce tissu.

La voix doucereuse contrastait avec la rugosité du personnage à l’allure impérieuse, vêtu d’une redingote de grand prix.

« Les affaires marchent », pensa Belzoni, surpris de découvrir des bandelettes dans un parfait état de conservation. On aurait juré qu’elles sortaient de l’atelier des tisserandes, placé sous la protection des « deux Sœurs », Isis et Nephtys, chargées de préparer la résurrection de leur Frère, Osiris.

Belzoni se racla la gorge, le docteur Bolson demeura imperturbable. Ensemble, ils s’attaquèrent aux bandelettes recouvrant le visage.

–          Je prends ! clama le célèbre acteur Peter Bergeray, spécialiste de Shakespeare.

Relevant sa cape rouge sur l’épaule, il laissa apparaître son costume d’Hamlet, l’épée au côté, et reçut des mains de l’archéologue les magnifiques bandelettes, longues et larges.

–          Etre ou ne pas être, ce n’est plus le problème des momies, ricana le vieux lord.

L’assistance poussa un cri de stupéfaction.

Un homme relativement jeune, au beau visage grave et serein, les yeux ouverts. Ses cheveux noirs étaient intacts.

Jamais les momificateurs n’avaient réalisé un tel chef-d’œuvre.

–          Il est vivant ! s’exclama Paul Tasquinio.

Deux ladies défaillèrent, plusieurs spectateurs quittèrent la salle.

–          Pas d’affolement ! clama Belzoni dont l’autorité se révéla apaisante. Cette momie est exceptionnelle, j’en conviens, mais il s’agit d’un cadavre desséché. Personne n’a rien à craindre, nous continuons.

Je n’ai pas choisi cet extrait par hasard ! Ce débandelettage est le début de l’histoire, que ce soit d’un côté, ceux qui sont contre la momie, qui renient l’importance de l’égyptologie et le savoir des anciens égyptiens ; de l’autre, ceux qui la considèrent sacrée ou en tous les cas, qui admirent tout ce qui vient de l’Egypte. Et au milieu, bien sûr, la momie qui a son rôle à jouer !

Ceux qui ont profané la momie vont le regretter et c’est l’inspecteur Higgins, sorti de sa retraite (eh oui, il désapprouve ce qu’est devenu la police et espère former Scotland Yard et donner un nouveau souffle et surtout supprimer la corruption de la police), qui va devoir démêler tout cette histoire. Cette enquête navigue entre meurtres et disparition de la momie et un complot voulant renverser la monarchie et si en fin de compte ces événements étaient tous liés…

Un roman que j’ai beaucoup apprécié même si j’avais en partie deviné la fin. J’ai aimé le mélange des « genres » : policier et historique. J’ai aussi apprécié le fait qu’on ne sache pas trop le rôle de la momie et de sa « malédiction » au cours du roman. Les réponses à la fin du roman… ou pas…

♥♥♥♥

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Luuna de Crisse et Kéramidas

J’ai découvert le monde de la BD grâce à mon frère. Au départ, je piquais dans les siennes puis depuis quelques années, j’ai commencé à acheter mes propres BD. J’aime beaucoup les BD Soleil même si peu à peu je découvre d’autres maisons d’éditions.

Pourquoi faire un article sur la série Luuna et pas sur les autres séries que je lis ? Déjà parce que je ne pense pas forcément écrire sur les BD (c’est grâce à d’autres blogs que je lis que je me suis dit que je pouvais le faire aussi ! ^^) et je commence par Luuna car c’est la dernière bande dessinée que j’ai acheté et que j’aime ce personnage !

Allez, après cette introduction, il serait peut-être temps que je vous parle de la série en elle-même !

Donc j’ai acheté le dernier tome, le 6 : La Reine des Loups ! Je la lis dès le lendemain et j’ai été complètement perdue ! J’ai donc repris la série dès le début. Voici le résumé de la série :

Dans les légendes indiennes, la tribu mythique des Paumanoks était le lien entre le monde des dieux, celui de la nature et le monde des hommes.

Luuna, la fille du grand Sachem des Paumanoks, est victime de la malédiction d’Unkui, le génie maléfique de la nuit.

Il l’a affligé de deux totems. L’un bon, et l’autre non, car les nuits de pleine lune, Luuna fera le mal…

Seuls les sorciers des grandes tribus du sud, par-delà les déserts, pourront la guérir de ce sort.

Suivez la route de Luuna, et découvrez la magie des mythologies indiennes.

Arrivée au 5ème tome : Le Cercle des Miroirs, je me rends compte que je ne m’en souvenais pas trop et que la fin du tome est en fait, la fin d’un cycle. Il y a donc plus ou moins une coupure entre le 5 et le 6 mais grâce au 5ème tome, on comprend tout de même le 6 !

Que vous dire sur cette série sans trop vous en révéler…

On suit Luuna dans son aventure, elle ne peut pas avoir 2 totems et surtout, elle ne peut pas supporter d’être, tous les soirs de pleine lune, à la merci d’Unkui et de faire la mal…

Dans sa quête, elle est accompagnée d’esprits qui contrôlent les animaux, les Pipintus, un petit trio plutôt comique et de ses deux totems. Sur sa route, elle va croiser d’autres personnages, certains qui ont besoin d’aide (et que Luuna va aider bien sûr) et d’autres qui vont l’aider à trouver les sorciers qui peuvent la guérir.

Luuna est attachante, elle est normalement bénie des Dieux, vu que c’est une Paumanok et elle se retrouve avec un dilemme dû à ses deux totems, elle veut, elle doit faire le bien mais le mal prend peu à peu possession d’elle. Arrivera-t-elle à lutter ?

Seul petit bémol pour moi, la qualité du dessin n’est pas constante… Mais de temps en temps, comme dans le tome 2 : Le Crépuscule du Lynx, des changements de style sont plutôt agréables !

En tous les cas, une série de BD que je vous conseille ! Vivement le tome 7 ! ^^

♥♥♥♥

Les aventures de Tom Bombadil de J.R.R. Tolkien

Après avoir lu le Seigneur des Anneaux, puis Bilbo le Hobbit et aimant beaucoup le personnage de Tom Bombadil, je me suis laissée tentée par ce petit livre dont voici la 4ème de couverture :

Au milieu des années cinquante, un professeur d’Oxford à l’imagination inépuisable créait une épopée fabuleuse qui allait devenir l’objet d’un culte jaloux pour toute une génération de lycéens anglais avant de conquérir le monde entier. Aujourd’hui, les lecteurs du Seigneur des Anneaux se comptent par millions, mais ces adeptes des Hobbits et de leur pays des merveilles continuent à se comporter comme une secte secrète ou une maçonnerie d’initiés. Afin de faciliter l’accès des plus jeunes à son royaume fantastique, J.R.R. Tolkien publia Bilbo le Hobbit, sésame de l’œuvre, en 1937 et, plus tard, des récits comme Les aventures de Tom Bombadil, le joyeux drille, qui prolongent l’enchantement sur le rythme des comptines enfantines.

Je pense que vous avez tous entendu parler de l’auteur mais je vous mets tout de même le descriptif donné dans le livre :

Né en 1892 à Bloemfontein (Afrique du Sud), John Ronald Reuel Tolkien passe son enfance, après la mort de son père en 1896, au village de Sarehole près de Birmingham (Angleterre), ville dont sa famille est originaire.

Diplômé d’Oxford en 1919 (après avoir servi dans les Lancashire Fusiliers pendant la Première Guerre mondiale), il travaille au célèbre Dictionnaire d’Oxford, obtient ensuite un poste de maître assistant à Leeds, puis une chaire de langue ancienne (anglo-saxon) à Oxford de 1925 à 1945 – et de langue et littérature anglaises de 1945 à sa retraite en 1959.

Spécialiste de philologie faisant autorité dans le monde entier, J.R.R. Tolkien a écrit en 1936 Le Hobbit, considéré comme un classique de la littérature enfantine ; en 1938-1939 : un essai sur les contes de fées. Paru en 1949, Farmer Giles of Ham a séduit également adultes et enfants. J.R.R. Tolkien a travaillé quatorze ans au cycle intitulé Le seigneur des anneaux composé de : La communauté de l’anneau (1954), Les deux tours (1954), Le retour du roi (1955) – œuvre magistrale qui s’est imposée dans tous les pays.

Dans Les aventures de Tom Bombadil (1962), J.R.R. Tolkien déploie son talent pour les assonances ingénieuses. En 1968, il enregistre sur disque les Poèmes et Chansons de la Terre du Milieu, tiré des Aventures de Tom Bombadil et du Seigneur des anneaux. Le conte de Smith of Wootton Major a paru en 1967.

John Ronald Reuel Tolkien est mort en 1973.

Bizarrement, comme j’avais envie de lire ce livre, je ne l’ai même pas ouvert avant de l’acheter alors en le commençant, j’ai eu la surprise de découvrir que sur la page de gauche, il y avait la version originale et sur la droite, la traduction. Un petit extrait :

“Hey, Tom Bombadil ! Whither are you going ? ”

said fair Goldberry. “Bubbles you are blowing,

frightening the finny fish and the brown water-rat,

startling the dabchicks, and drowing your feather-hat !”

« Eh, Tom Bombadil ! Où vas-tu donc de ce pas ?

Lui disait Jolie Baie d’Or, en soufflant des bulles ainsi

Tu effraies l’alevin et le brun campagnol,

Les limandins tu apeures…, sans compter que tu mouilles

La plume de ton chapeau ! »

Heureusement que j’avais la traduction, car non seulement mon anglais est mauvais mais il y a aussi beaucoup d’anciens termes que je ne connaissais pas du tout. Mais la version originale apporte un gros plus, comme vous le remarquez dans le petit extrait que je vous ai mis, ce livre est en vers et malheureusement, la traduction perd les rimes mais aussi la musicalité du texte !

J’ai donc fait une lecture en parallèle, je lisais une phrase ou un paragraphe anglais (en fonction de la difficulté) puis la traduction pour comprendre ce que je lisais ! ^^ J’espérais aussi que ça enrichirait mon vocabulaire mais je ne pense pas avoir retenu grand-chose à part que Willow signifie Saule ! hihi Le livre est découpée en petites « comptines », ce qui facilite la lecture.

Une petite déception… Pour moi, ce livre était sur Tom Bombadil, mais en fait, sur la quinzaine de comptines, il y en a très peu sur Tom…

Mais un livre que je vous conseille tout de même si vous voulez découvrir un peu plus l’écriture de J.R.R. Tolkien !

♥♥♥♥♥

Vingt-quatre heures de la vie d’une femme de Stefan Zweig

Si je me souviens bien, j’ai acheté ce livre pour un Challenge ABC, challenge que je n’ai jamais réussi à finir ! hihi Donc je l’ai surtout choisi pour l’initiale de l’auteur !

Mais j’ai tout de même lu la 4ème de couverture avant de l’acheter :

Scandale dans une pension de famille « comme il faut », sur la Côte d’Azur du début du siècle : Mme Henriette, la femme d’un des clients, s’est enfuie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée… Seul le narrateur tente de comprendre cette « créature sans moralité », avec l’aide inattendue  d’une vieille dame anglaise très distinguée, qui lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez la fugitive. Ce récit d’une passion foudroyante, bref et aigu comme les affectionnait l’auteur d’Amok et du Joueur d’échecs, est une de ses plus incontestables réussites.

Je ne connaissais pas du tout l’auteur alors j’ai lu l’introduction qui nous donne plein d’infos sur lui mais comme elle est un peu longue, j’ai essayé de vous la résumer ici :

Stefan Zweig est né le 28 novembre 1881 à Vienne, en Autriche. Il y fit ses études, et, à 23 ans, fut reçu docteur en philosophie. Il fit ses débuts avec de jolis poèmes où dominait l’influence de Hofmannsthal et de Rilke. Parmi ceux-ci, notons « Cordes d’argent »(1900) et « Les Guirlandes Précoces »(1907). Passionné de théâtre, il se mit bientôt à écrire des drames : « Thersite »(1907), « La Maison au bord de la mer »(1911). Mais Stefan Zweig jugeait que « la littérature n’est pas la vie », qu’elle n’est « qu’un moyen d’exaltation de la vie, un moyen d’en saisir le drame de façon plus claire et plus intelligible ».

En 1904, il alla à Paris, où il séjourna à plusieurs reprises et se lia d’amitié avec les écrivains de l’Abbaye. Infatigable voyageur, toujours en quête de nouvelles cultures : il vécut à Rome, à Florence, en Provence, en Espagne, en Afrique, il visita l’Angleterre, parcourut les Etats-Unis, le Canada, Cuba, le Mexique et passa même  un an aux Indes. Ce qui ne l’empêchait pas de poursuivre ses travaux littéraires, sans effort puisqu’il dit : « Malgré la meilleure volonté, je ne me rappelle pas avoir travaillé durant cette période. Mais cela est contredit par les faits, car j’ai écrit plusieurs livres, des pièces de théâtre qui ont été jouées sur presque toutes les scènes d’Allemagne et aussi à l’étranger… ».

Les multiples voyages de Zweig devaient forcément développer en lui l’amour des lettres étrangères et surtout des lettres françaises. Il le manifesta par des traductions remarquables de Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, de Verhaeren, de Suarès, de Romain Rolland.

Lorsque éclata la 1ère Guerre Mondiale, Zweig, ardent pacifiste, fut profondément marqué par cette guerre, elle lui inspira de violentes protestations (« Jérémie », 1916). Il explique d’ailleurs tout cela avec ferveur dans « Le Monde d’Hier ». Il quitta Vienne en 1919 et vint s’installer à Salzbourg, d’où il écrivit beaucoup de ses nouvelles les plus célèbres, telles « Vingt-quatre heures de la vie d’une femme », « Amok », « La Confusion des Sentiments », « La Peur »… Puis suivit la série de ses écrits biographiques, où il acquit d’emblée une certaine autorité avec son « Fouché ».

Mais hélas, Hitler et ses nazis s’emparent du pouvoir en Allemagne et les violences contre les réfractaires s’y multiplient. Bientôt l’Autriche, déjà à demi nazifiée, sera envahie. Dès 1933, à Munich et dans d’autres villes, les livres du « juif » Zweig étaient brûlés en autodafé. Zweig voyait avec désespoir revenir les mêmes forces brutales et destructrices que lors de la 1ère Guerre Mondiale, sous la forme, pire encore, du nazisme. En 1934, il partit en Angleterre, à Bath puis il parcourt de nouveau l’Amérique du Nord, se rend au Brésil, fait de courts séjours en France, en Autriche… Et la guerre éclate. Le 15 août 1941, il s’embarque pour le Brésil et s’établit à Pétropolis où il espère encore trouver la paix de l’esprit. En vain, le 22 février 1942, Stefan Zweig rédige un message d’adieu et il se suicide.

Et enfin, toujours pour avoir un aperçu du style, voici un extrait :

Pendant la nuit, il pouvait être onze heures, j’étais assis dans ma chambre en train de finir la lecture d’un livre, lorsque j’entendis tout à coup par la fenêtre ouverte, des cris et des appels inquiets dans le jardin, qui témoignaient d’une agitation certaine dans l’hôtel d’à côté. Plutôt par inquiétude que par curiosité, je descendis aussitôt, et en cinquante pas je m’y rendis, pour trouver les clients et le personnel dans un état de grand trouble et d’émotion. Mme Henriette, dont le mari, avec sa ponctualité coutumière, jouait aux dominos avec son ami de Namur, n’était pas rentrée de la promenade qu’elle faisait tous les soirs sur le front de mer, et l’on craignait un accident. Comme un taureau, cet homme corpulent, d’habitude si pesant, se précipitait continuellement vers le littoral, et quand sa voix altérée par l’émotion criait dans la nuit : « Henriette ! Henriette ! », ce son avait quelque chose d’aussi terrifiant et de primitif que le cri d’une bête gigantesque, frappée à mort. Les serveurs et les boys se démenaient, montant et descendant les escaliers ; on réveilla tous les clients et l’on téléphona à la gendarmerie. Mais au milieu de ce tumulte, le gros homme, son gilet déboutonné, titubait et marchait pesamment en sanglotant et en criant sans cesse dans la nuit, d’une manière tout à fait insensée, un seul nom : « Henriette ! Henriette ! » Sur ces entrefaites, les enfants s’étaient réveillées là-haut et en chemises de nuit elles appelaient leur mère par la fenêtre ; alors le père courut à elles pour les tranquilliser.

Bien sûr ce livre ne parle pas de n’importe quelle journée et encore moins de la journée de n’importe quelle femme ! Et cette femme, malgré la 4ème de couverture et mon extrait, n’est pas Henriette mais la vieille dame…

Elle va se sentir en confiance avec le narrateur et lui raconter une journée qui pèse lourd sur sa conscience et son cœur…

J’ai adoré ! Je n’ai pas pu m’empêcher de me demander ce que j’aurai à la place de cette femme, tout en me disant que je n’aurai pas pu être à sa place n’ayant pas son sens de l’observation… Sens de l’observation qui amène parfois de longues descriptions qui ne m’ont pourtant pas dérangée car on comprend pourquoi cette femme s’attarde sur les moindres détails.

J’ai été un peu déçue de la fin mais tout simplement que comme cette femme, je crois aux promesses et que ça ne pouvait pas finir comme ça… Et pourtant c’est une fin tellement logique !

Une chose est sûre : j’ai envie de lire d’autres livres de Zweig !

♥♥♥♥

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