On continue la série, voici le 5ème tome et sa 4ème de couverture :

Simple soldat, Jamère souffre de son obésité qui lui vaut moqueries et dédain. Le mépris tourne à la méfiance lorsqu’il est accusé de meurtre. Mais il est aussi un Opulent du peuple ocellion, qui vit une partie du temps avec Olikéa, à la fois amante, nourricière et qui lui enseigne la magie. Tiraillé entre ses deux existences, le jeune homme s’efforce de survivre aux terribles dangers qui parsèment sa route chaotique…

Si vous avez lu mes précédents articles et si vous avez déjà lu un livre de Robin Hobb, vous connaissez son style mais voici tout de même un extrait :

Gauchement, honteusement, je la courtisais. Son ravissement devant les petits présents que je lui offrais n’avait aucune commune mesure avec leur valeur ; elle chérissait les bonbons multicolores au caramel, les bracelets de cuivre, les bâtons de cannelle et les perles de verre que je lui apportais, mai j’avais le sentiment de l’acheter avec de la bimbeloterie.

Le jour, je regrettais qu’elle me voue un tel amour ; je savais qu’à long terme notre relation ne déboucherait que sur des larmes ; jamais elle ne pourrait devenir mon épouse dans mon monde. Un soir, elle m’emmena jusqu’à une sorte de hamac qu’elle avait tendu entre deux arbres, placé bas et très vaste, et, avant que je comprisse ce qui m’arrivait, elle me montra qu’il pouvait faciliter une toute nouvelle position pour nos ébats ; ensuite, alors que je m’y reposais, elle me rejoignit et moula ses formes contre les miennes. La nuit était douce, sans un souffle de vent, et le corps d’Olikéa tiède contre le mien ; un mouvement de sentimentalisme m’agita soudain, et je songeais qu’elle méritait mieux que ces jeux sexuels sans lendemain.

Je pris mon courage à deux mains et lui exposai ma pensée : je me conduisais en goujat, je me servais d’elle, je la laissai s’attacher à moi, alors que je ne pouvais rien lui offrir en retour ; je m’efforçai de lui présenter mes excuses pour l’avoir laissée se prendre d’affection pour moi. Assurément, un autre, plus honorable, eût refusé ses avances.

Mais mes explications ne rencontrèrent qu’incompréhension. Je levai les yeux vers le noir lacis des branches sur le fond du firmament constellé et cherchai des mots que je ne connaissais pas dans sa langue.

Jamère est divisé, il se perd… Comment choisir ? Son côté gernien, ses racines, lui tiennent à cœur mais ses compatriotes le rejettent pour son apparence, pire, on l’imagine capable des choses les plus atroces ! Son côté ocellion, qu’il voudrait rejeter car il est lié à la magie, qu’il considère comme une malédiction mais les Ocellions l’admirent, une femme, Olikéa, se donne à lui, s’occupe de lui. Comment choisir ? Son peuple qui le rejette ou le peuple ennemi qui l’accepte !

Trahir les Gerniens c’est trahir les siens, sa famille, Jamère pense surtout à Spic, Epinie, Amzil qui l’aiment malgré son aspect, malgré les accusations portées contre lui et pourtant il serait si simple de suivre les Ocellions…

Comment choisir ?… Et si ce n’était pas Jamère qui choisissait mais la Magie qui choisissait pour lui…

En tous les cas, on comprend Jamère, on aimerait l’aider mais on ne peut que le suivre et se demander où la Magie le mènera…

♥♥♥♥

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